Terre Future

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samedi, août 2 2014

Les préparations naturelles ne sont plus considérées comme des pesticides

Un pas vient d’être franchi à l’Assemblée nationale pour faciliter le passage à une agriculture sans pesticides. Les préparations naturelles dites « peu préoccupantes » (PNPP), comme le purin d’ortie, de prêle mais aussi l’argile ou le vinaigre blanc, ne seront plus soumises aux mêmes règles que les substances chimiques de synthèse. Un régime simplifié pour l’utilisation et la commercialisation de ces préparations vient ainsi d’être reconnu par la Loi d’avenir agricole, examinée à l’Assemblée nationale le 9 juillet. « A l’heure où ce texte de loi veut promouvoir des systèmes moins consommateurs de pesticides, il eut été pour le moins incompréhensible que des méthodes alternatives simples et naturelles ne trouvent pas leur place », se réjouit Brigitte Allain, députée écologiste de Dordogne.

La liste des PNPP entrant dans la catégorie intitulée « biostimulants » doit encore être définie par voie réglementaire, autrement dit par le ministère de l’Agriculture. Les militants de l’Aspro-PNPP, association qui promeut ces préparations, assurent qu’elle veillera « à ce que les décisions qui seront prises permettent réellement la commercialisation et l’utilisation des PNPP ». Ces dernières années, des agriculteurs, des jardiniers, des élus et des consommateurs ont multiplié les actions civiques en épandant symboliquement sur les places publiques des préparations à base d’extraits végétaux (voir ici et ). Une caravane pour la défense de l’agroécologie paysanne a également sillonné les routes françaises en mai dernier, pour alerter les députés et sénateurs sur les lourdeurs réglementaires encadrant ces préparations. L’amendement concernant les PNPP a été adopté après le passage en deuxième lecture au Sénat le 18 juillet.

Source : http://www.bastamag.net/Les-preparations-naturelles-ne

mardi, mai 13 2014

Antibiotiques : les revers de la médaille

L’arrivée de la pénicilline et des sulfamides dans la thérapeutique fut une révolution : on ne mourait plus d’infection. Devant un tel succès, leur usage se répandit très largement. Puis apparurent les premiers échecs et l’on s’aperçut que des bactéries devenaient résistantes, par mutation ou par sélection naturelle. Les plus coriaces, minoritaires jusque-là, avaient le champ libre pour se multiplier à souhait.


L’industrie pharmaceutique développa de nouvelles molécules et perfectionna celles issues du groupe initial des béta lactamines, auquel appartiennent les pénicillines, permettant ainsi de contourner les défenses des bactéries et de gagner à nouveau la partie. Mais progressivement de nouvelles résistances sont apparues, et nous sommes aujourd’hui en présence de souches qui ont le champ libre pour se développer n’étant plus sensibles aux antibiotiques mis à notre disposition par l’industrie pharmaceutique.


L'usage souvent trop fréquent d’antibiotiques dans les pays riches et des doses mal adaptées ou insuffisantes dans les pays pauvres favorisent l’apparition de souches résistantes. Les affections liées à ces bactéries résistantes ne constituent pas encore la majorité des infections, heureusement, mais sont extrêmement graves et de plus en plus souvent mortelles.


La situation est devenue suffisamment préoccupante au niveau mondial pour que l’OMS se saisisse du problème et émette un rapport et des recommandations destinées à essayer d’éradiquer ces résistances :

  • éviter le recours systématique aux antibiotiques lors des épisodes fébriles car de nombreuses infections sont d’origine virale, (sans pour cela en exclure l’usage si nécessaire),

  • - adapter l’antibiotique à la souche bactérienne,

  • faire des traitements suffisamment longs,

  • dépister les porteurs de souches résistantes afin de les isoler de les traiter,

  • inciter les dirigeants à investir dans la recherche dans un domaine où l’industrie pharmaceutique semble marquer le pas (marché trop restreint pour l’instant pour justifier des investissements lourds ?).


Souhaitons que ces mesures aboutissent, mais elles seront sans doute insuffisantes si elles ne sont pas complétées par d’autres d’ordre plus général, comme celles qui consisteraient à éviter les univers concentrationnaires de l'élevage moderne.


En effet, les élevages en batterie sont de grands pourvoyeurs d’épidémies et favorisent donc l’usage immodéré des antibiotiques. Aux États-Unis, des chercheurs de l’université de Yale ont publié dans la revue « mBio », une étude qui révèle que le fumier des vaches laitières contenait à l’heure actuelle un nombre important de bactéries possédant des gènes de résistance aux antibiotiques utilisés pour traiter les infections du bétail. Ce fumier étant utilisé dans l’agriculture, on estime que le développement de certaines bactéries pourrait s’avérer pathogène pour l’homme, et que même des bactéries bénignes pourraient transférer leurs gènes résistants à des agents pathogènes dans le sol ou aux aliments.


Au niveau humain la promiscuité, souvent hélas inévitable (habitat, transports en commun, etc.) accélère le processus de contamination et de sélection des germes. Peut-être faudra-t-il aussi revoir la conception même de nos hôpitaux qui autrefois pavillonnaires, sont devenus de plus en plus centralisés et donc fragilisés en matière d’infectiologie...


Mais il serait nécessaire d’aller au delà de ces recommandations, envisager que les antibiotiques ne sont peut-être pas la seule arme contre les infections, et s’intéresser à d’autres moyens de lutte contre les bactéries comme par exemple la phagothérapie.


Cette thérapeutique fut découverte au début du XXe siècle par un chercheur anglais, Frederick W.Twort, et un chercheur franco-canadien, Félix d’Herelledes, qui découvrirent que des colonies bactériennes pouvaient être détruites par des virus propres à ces bactéries. Les premières applications de la phagothérapie ont souvent manqué de fiabilité, et après la découverte des antibiotiques dans les années 40 la plupart des scientifiques occidentaux cessèrent de s’intéresser à cette thérapie. Cependant après la guerre de 40 et le début la guerre froide les chercheurs des pays d’Europe de l’Est et de Russie continuèrent à s’y intéresser et perfectionnèrent ce type de traitement avec semble-t-il des résultats très encourageants. Actuellement seules la Pologne et la Géorgie possèdent des établissements poursuivant les recherches sur la phagothérapie et son utilisation en médecine humaine.


Les résistances bactériennes aux antibiotiques et le développement des infections surtout nosocomiales, sont depuis longtemps évoqués dans le milieu médical, espérons que ce récent rapport de l’OMS permettra de stimuler une prise en charge globale, non plus uniquement médicale, de ce qui n’est pour l’instant qu’un problème, mais qui peut devenir un fléau au niveau mondial.


Dr. J-M Lacroix, d’après « Antibiotiques, un ami qui ne vous veut pas que du bien » paru dans Bd Voltaire le 03/05/2014

jeudi, septembre 19 2013

La médecine interpellée ( Morceaux choisis...)

Chapitre 4

Le meilleur des mondes


(…) la mouvance idéologique n’hésite pas à envisager de supprimer purement et simplement des règles héritées de plusieurs dizaines de siècles de civilisation, pour satisfaire les intérêts individuels que revendique une petite minorité de la population, quitte à déstabiliser durablement le reste de la société.

Ainsi en est-il du « droit à l’enfant » revendiqué par certains homosexuels pour satisfaire davantage un phénomène de mode, semble-t-il, qu’une légitime égalité de droits entre couples homos et hétéro.

Un couple homosexuel est par nature stérile, à l’inverse du couple hétérosexuel seul susceptible de perpétrer l’espèce, et d’assurer la survie d’une société.

On peut le regretter, mais c’est ainsi !

C’est une loi naturelle à laquelle l’homme se soumet depuis la nuit des temps, lui permettant ainsi de perpétrer son espèce. Nous pouvons chercher à aménager cette loi, à l’améliorer ou à en assouplir son fonctionnement (comme avec l’utilisation des moyens contraceptifs pour ne citer que cet exemple), afin de l’adapter à l’évolution de nos mœurs sociales, mais vouloir s ‘en affranchir au nom de pseudo principes égalitaires est une démarche non seulement vaniteuse mais suicidaire

Le couple hétérosexuel est, à priori fertile, et le couple homosexuel est, de fait, stérile.

On peut, au nom d’idéaux qui se veulent novateurs, refuser d’assumer cette stérilité, et considérer que l’enfant doit être un droit pour tous. Dans ce cas pourquoi le couple hétéro serait-il le seul à pouvoir facilement engendrer et bénéficier d’enfants ?

Si l’on veut pousser le raisonnement jusqu’à l’absurde, la solution la plus équitable serait d’interdire aux couples hétérosexuels de procréer, afin de rétablir un équilibre de droits entre homos et hétéros, obligeant ainsi le couple hétéro à recourir à l’adoption pour bénéficier de ce droit à l’enfant.

(…) Toute filiation génétique serait ainsi abolie entre parents et enfants, mettant toutes les familles sur un pied d’égalité, et on créerait en même temps plusieurs milliers d’emplois de mères porteuses.

On peut penser que de telles solutions ne sont pas envisageables, et que de toute façon elles sont irréalisables.

Erreur ! Les moyens existent. La technique médicale nous permet aujourd’hui de réaliser tous ces fantasmes, même les plus farfelus comme ceux que nous venons de décrire. (…)


Chapitre 6

Le poids de l’industrie pharmaceutique


Contrairement à ce que pense généralement le grand public, le but de l'industrie pharmaceutique n’est pas uniquement de se situer au service des malades en essayant de trouver les médicaments utiles aux pathologies dont ils peuvent souffrir.

Cette industrie, comme toute entreprise commerciale, raisonne en termes de marché, et de par son poids économique, initie ou organise la plupart des programmes de santé.(…)

Nous sommes bien loin de l'image d'Épinal où l'on voyait un apothicaire fabriquer les médicaments prescrits par le médecin. En se substituant à l'apothicaire pour la fabrication des médicaments l'industrie pharmaceutique a pris progressivement le contrôle du système, et par sa position dominante, intervient même dans la communication grand public et professionnelle pour stimuler le marché ou créer de nouveaux besoins.

Pourtant on continue à raisonner comme si la santé ne s’organisait qu’entre deux acteurs, le malade et le médecin. Le premier pour le culpabiliser, le second pour en faire le responsable des dépenses, considérant que les industriels de la santé ne font que suivre les caprices de l’un et les exigences de l’autre, alors qu’en réalité se sont eux qui mènent le bal.(…)

Non contente d’agir par lobbying direct ou indirect au niveau des décideurs, l’industrie pharmaceutique contrôle également la quasi-totalité de l'information et de la formation post universitaire des médecins, comme le souligne les sénatrices M-T. Hermanges et A-M. Payet dans leur rapport effectué en 2006 pour la commission des affaires sociales du Sénat : « Médicament : restaurer la confiance ».

Pourrait-il en être autrement alors que l’industrie (car elle seule peut en assurer le financement), contrôle la quasi-totalité des essais cliniques, en définissant les critères et l’analyse des données.(…)

La visite médicale ne répond qu’à des impératifs commerciaux, et contrairement à ce qu’elle essaie de faire croire, elle est parfaitement inutile en matière de formation professionnelle.

Toutes ces actions marketing sont très bien orchestrées. De plus en plus fréquemment on commence par créer la demande auprès des (futurs) patients par des articles dans la presse grand public, puis on sensibilise le médecin à cette « nouvelle » pathologie par des comptes rendus de séminaires ou congrès dans la presse professionnelle, et enfin, arrive le visiteur qui vous présente le remède miracle que vous étiez sensé tant attendre.

Dans ces conditions il est bien sûr très difficile pour le médecin, isolé dans son cabinet, d'échapper à l'influence des laboratoires et de conserver une attitude objective vis-à-vis des traitements proposés.(…)


Chapitre 7

Le Mediator et les autres.


(…) Le médecin n’a pas à se soucier du prix des différentes spécialités proposant une molécule identique. Ce n’est pas à lui de faire le ménage et de prescrire le moins cher, sous prétexte que nos décideurs n’ont pas été capables d’imposer un prix unique de remboursement pour des produits identiques.

On peut comprendre que des critères économiques entrent en jeu lors de ces négociations, surtout lorsqu'ils sont destinés à maintenir des emplois, où qu’ils font état de frais de recherche particulièrement onéreux, mais il est beaucoup plus difficile d'admettre que la même molécule puisse être vendue à des prix extrêmement différents, variant presque du simple au double, selon le mode de conditionnement.

C'est le cas par exemple, de la  lomefloxacine dosée à 400 mg qui est vendue 4,6O € le comprimé par boîte de trois, sous la marque « Logiflox », et 2,80 € le comprimé par boîtes de 10 sous la marque « Decalogiflox », ou encore de la pefloxacine 400mg vendue 3,10€ le comprimé par boite de 28 sous la marque « Peflacine 4OO », et 7,70 € (soit plus du double !) lorsqu’elle est vendue en boite de 2 comprimés et qu’elle s’appelle alors « Péflacine monodose » !

La logique voudrait qu'on rembourse le produit sur la base d'un prix fixé au milligramme ou au gramme, mais cela est sans doute trop simple.

Trop simple sans doute aussi, la possibilité pour le pharmacien de délivrer les médicaments au comprimé, comme cela se pratique dans d’autre pays sans nuire pour autant à la santé des malades, et non par boite entière comme cela se pratique en France !


(…) Depuis quelques années, en matière de médicaments, nous sommes entrés dans une véritable économie de marché qui répond davantage aux lois de la concurrence, qu’à des critères de santé publique.

Les médecins sont très éloignés de ces considérations dans leur pratique quotidienne, mais les impératifs du marché du médicament, par les règles qu’ils imposent en bout de chaîne, influencent, souvent à leur insu, leurs prescriptions et leur conduite thérapeutique.


Chapitre 9

D’autres moyens thérapeutiques


Se soigner autrement au simple prétexte de ne pas vouloir enrichir l’industrie pharmaceutique serait stupide. Cependant on peut être légitimement tenté de rechercher d’autres méthodes de traitement, surtout pour des pathologies dans lesquelles la thérapeutique « classique » est peu ou pas efficace.

(…) On peut alors envisager de recourir à des méthodes thérapeutiques non pas parallèles, (cette appellation ne rime à rien) mais tout simplement différentes et souvent complémentaires. Traitements qui auront pour but de rééquilibrer le terrain afin de permettre à l’organisme de retrouver un fonctionnement « normal », pour pouvoir vivre en symbiose harmonieuse avec son environnement.

C’est ce que vont essayer de faire des thérapeutiques qui n’envisagent pas que le symptôme émergeant, mais qui ont une approche plus globale de la notion de maladie. Ces médecines essaient de rétablir un équilibre entre le corps et l’esprit, entre l’individu et son écosystème, considérant que la pathologie naît d’un déséquilibre à un de ces niveaux.(…) En France, les médecins qui ne se contentent pas des recettes thérapeutiques proposées par l’industrie pharmaceutique, et qui optent pour une démarche différente, utilisent souvent l’homéopathie ou l’acupuncture dans leur pratique quotidienne. Ces deux méthodes offrent une vision plus globale de l’organisme, et peuvent permettre de rétablir un équilibre susceptible d’éviter les dysfonctionnements générateurs de maladie.

(…) La notion de maladie est variable d’une société à une autre, d’une époque à une autre, ou selon qu’on l’envisage d’un point de vue individuel ou collectif.

(…) A des critères cliniques s’en ajoutent d’autres, sociaux ou sociétaux, le tout sur un fond d’enjeux économiques, ce qui ne facilite pas le tri entre les états normaux (jusqu'à quand ?) et ceux qui, sortant de la norme, sont considérés comme pathologiques.

(…) Parmi les moyens utilisés pour lutter contre les maladies, ce sont parfois des choses toutes simples qui peuvent éviter d’avoir recours à des traitements.

En période d’épidémie de grippe on nous conseille, à juste titre, de se laver fréquemment les mains, voire de porter un masque pour les sujets atteints afin de ne pas favoriser la dissémination du virus.(…) Il est cependant paradoxal de constater que dans les lieux publics, et tout particulièrement dans les hôpitaux ou les germes pullulent, les poignées de porte et autres instruments que les gens tripotent à longueur de journée, sont en plastique ou en acier inoxydable, substances facilement nettoyables certes, mais qui ne possèdent aucune vertu aseptisante à l’inverse du cuivre, comme l’ont démontré des études récentes

(…) Ce sont parfois des contraintes économiques, géographiques ou politiques qui ont conduit les médecins à trouver d’autres voies thérapeutiques que celles que nous utilisons dans nos sociétés. (…)Il ne serait peut être pas stupide alors, de reconsidérer ces recherches afin de développer si possible d’autres moyens de lutte.

(…) Mais tant que l’essentiel de la recherche est directement tributaire de l’industrie pharmaceutique, il est peu probable que les voies de développement qu’elle ne contrôle pas connaissent un grand succès. Si nos universitaires voulaient bien se pencher, sans à priori, sur le mode d’action des remèdes homéopathiques, des oligo éléments, de l’acupuncture, cela permettrait d’en préciser les indications et d’en améliorer l’efficacité, valorisant ainsi des thérapeutiques très utiles en pratique quotidienne de médecine générale et au prix de revient très faible. Mais sous prétexte qu’on ne peut les inclure dans le cadre habituel des études destinées aux médicaments classiques, on préfère le plus souvent les ignorer.(…)

Alors, faute d’avoir su aménager et compléter nos moyens thérapeutiques, faute de savoir suffisamment écouter le malade, faute de trop souvent ne considérer que la maladie et la thérapeutique à y appliquer sans se soucier de son l’environnement, nous risquons voir se développer en marge de la médecine officielle, des procédés pseudo-thérapeutiques prônés par des gourous issus d’écoles obscures, reconvertis en « coach de santé », à qui le malade accordera toute sa confiance car il saura le prendre en charge dans sa globalité, contrairement au médecin, considéré le plus souvent comme un simple technicien.


Chapitre 12

Les friches médicales.


Le manque de médecin est maintenant une réalité.

Dans les années 80 est apparue aux yeux des décideurs et économistes de l'époque, l’étrange idée de diminuer le nombre de médecins, pensant qu’ainsi ils diminueraient le coût des dépenses sanitaires. Ils ont donc mis en place un numerus clausus destiné à limiter l'accès aux études médicales.

(…) Pas étonnant alors que certaines zones géographiques deviennent de véritables friches médicales. Non seulement on manque globalement de médecins, mais la plupart d'entre eux ne désirent pas être médecin généraliste, et en tout cas pas dans les conditions difficiles d'un exercice isolé.

(…) Pour pallier au manque de médecins dans certaines régions, des élus locaux ou des groupements professionnels, ont envisagé de subventionner et d’encourager la création de maisons médicales, en prenant en charge tout ou partie des frais de fonctionnement, pour stimuler l'installation dans ces zones déshéritées.

L'idée est séduisante mais il semble qu'elle fasse long feu.(…) Alors plutôt que d'envisager des mesures de replâtrage ou un dispositif autoritaire, ne vaudrait-il pas mieux établir un état des lieux et accepter l'idée que dans certaines zones, l'exercice libéral de la médecine n’est plus adapté aux besoins du terrain, car cet exercice procède d’un choix, basé sur l’attrait ou l’intérêt professionnel que peut éprouver un médecin pour justifier son installation. Si ces conditions ne sont pas remplies, il est illusoire d’espérer la création d’un cabinet libéral dans un lieu jugé à priori peu attractif.

Si l'on accepte ce postulat, il faut envisager un service public, et on peut imaginer la création de centres de santé, dont le financement serait assuré par la collectivité (territoriale ou l’état, ou autres), afin que les populations locales puissent avoir recours à des prestations de soins, identiques à celles dont elles pourraient bénéficier dans d'autres endroits du territoire, où la médecine libérale est bien représentée et assure ce service de santé publique.

(…) On ne peut hélas espérer résoudre tous ces problèmes (pénurie de médecins, désintérêt des jeunes pour la pratique de leurs aînés, contraintes économiques), par un coup de baguette magique, mais des solutions existent, et peuvent être réalisables à court terme.

Ce n’est qu’une question de moyens et de volonté politique.


Chapitre 14

Y a-t-il des solutions ?


La médecine est malade. Son état n’est pas encore gravissime mais les premiers symptômes indiquent qu’il s’agit d’un mal insidieux qu’il faut prendre sérieux, qui ne passera pas tout seul.

En ce qui concerne l’exercice de la médecine, nous continuons à raisonner comme nous le faisions il y a 50 ans. Mais le monde a bien changé depuis, les médecins aussi. Ils n’appartiennent plus à la caste des notables et les malades de moins en moins à celle des « patients ». L’intrusion des critères économiques dans le monde de la santé, qui est devenu un vaste marché, bouscule les repères, et les médecins ont du mal à respecter une éthique exigeante et les règles d’une déontologie pourtant indispensable pour eux comme pour leurs malades

(…) La société change, les malades deviennent plus exigeants, ils ne sont plus ignorants, même si parfois il ne s’agit que d’un pseudo savoir glané sur les forums d’Internet, et les médecins n’acceptent plus les conditions de travail de leurs aînés. Ajoutons à cela que nous avons la chance de vivre dans un pays au niveau de vie élevé, dans une société de consommation où nous sommes pris en charge à la moindre égratignure, pour laquelle nous estimons avoir droit aux meilleurs soins.

(…) Il faut aussi pouvoir dégager le médecin de la toute-puissance de l’industrie pharmaceutique qui règne en maître sur son information. Créer des organismes indépendants chargés d’évaluer les médicaments de manière objective, et permettant de juger l’efficacité d’un traitement par rapport à ses effets secondaires, afin d’en connaître vraiment le rapport bénéfice/risques.

Ce n’est que dans ces conditions que le médecin pourra faire un travail de qualité.

(…) Le « nouveau médecin » devra donc prendre en compte non seulement la maladie de son malade, mais aussi les facteurs aggravants ou initiaux, dont il devra dénoncer le rôle pathogène, ce qui implique qu’il puisse avoir recours à des relais fiables et capables d’agir à ce niveau. Ce n’est pas le cas actuellement.

(…) Toutes ces mutations, sociales, thérapeutiques, environnementales, ne doivent ni nous effrayer ni nous aveugler, mais elles nécessitent une prise de conscience rapide de la profession pour définir, à partir de ces données nouvelles, des objectifs à moyen et long terme, pour préserver l’essence même de notre profession,  afin de ne jamais considérer le malade comme un dossier à traiter, mais comme un être qui souffre.


Dr J.M. Lacroix

samedi, août 31 2013

La pilule, c'est comme si vous mangiez chaque jour mille poulets aux hormones !

Il y a tout juste 50 ans, en 1963, la pilule Enovid – venue des Etats-Unis – entrait discrètement dans les pharmacies françaises. Une révolution !

La même année pourtant, la revue Science et Vie s’interrogeait sur les dangers potentiels de la pilule et s’étonnait que l’on n’ait pas expliqué au préalable aux femmes comment elle fonctionnait. Aussi fou et monstrueux que cela paraisse, cette question est toujours sans réponse. Alors puisque l’heure est à la « transparence » pour tous, voici la vérité.  Cette vérité, c’est qu’on vous cache la vérité sur la pilule, le THS et les hormones de synthèse depuis 50 ans !

1 – La pilule estro-progestative imite le cycle naturel et donc maintient les menstruations en les régulant mieux que les hormones naturelles. Le cycle est donc régulier, mais il est totalement artificiel.

2 – Les estro-progestatifs bloquent l’ovulation, mais comme ils bloquent également les secrétions hormonales des ovaires, ils empêchent la formation de glaire au niveau du col et s’opposent aux modifications de l’intérieur de l’utérus : la grossesse devient alors impossible.

Des doses d’hormones copiant les hormones naturelles mais à quels taux ? Pour empêcher l’ovulation, les doses d’hormones ingérées sont 20 à 50 fois plus élevées que celles fabriquées par les ovaires : dans un comprimé de pilule pris chaque jour, il y a au minimum 10 microgrammes d’estradiol, quantité qui serait présente dans 100 kilos de viande… et comme l’ethynil-estradiol donné par la bouche a une activité estrogénique 100 fois supérieure à celle de l’estradiol, cela correspondrait à 10 000 kilos de viande !N’en déplaise aux plus ardents défenseurs de la pilule, ceux qui affirment que prendre la pilule revient à ingérer l’équivalent de 1 000 poulets aux hormones par jour ne sont donc pas loin de la vérité !

La belle idée d’un auteur de science-fiction

En 1951, le chimiste et auteur de science fiction Carl Djerassi (d’origine autrichienne) unit ses talents de visionnaire à ceux de Luis Ernesto Miramontes, chimiste mexicain, pour synthétiser une forme active par voie orale de la progestérone. Son rêve : mettre au point une pilule contraceptive.

En 1956, grâce à cette avancée décisive, la science-fiction devient réalité : l’Américain Gregory Pincus et ses collègues mettent au point la pilule estro-progestative.

Libération… sur ordonnance !

1968 : la pilule débarque massivement en Europe. Dans le sillage de mai 68 et de ses slogans « Libération sexuelle, Nous aurons les enfants que nous voulons » et « Il est interdit d’interdire », les laboratoires pharmaceutiques envoient astucieusement des échantillons dans les centres de Planning familial pour que les jeunes filles deviennent au plus tôt consommatrices, pratiquantes définitives. Ils y parviendront avec le support de l’Etat manipulé par des experts souvent considérés et sacrés, plus par les médias que par leurs pairs.

La pilule a permis sans aucun doute une émancipation sexuelle en offrant aux femmes de meilleures conditions de vie pour assumer librement leur capacité à transmettre la vie. Mais peut-on pour autant parler de « libération » devant cet asservissement ? Devant cette dépendance chimique porteuse de risques pour la santé, d’effets secondaires en tous genres ?

Plus de 50 ans d’alertes

Depuis 1963, les lancements d’alerte se sont multipliés. En vain…

Quelques exemples :

En 1968, la revue Science et Vie publie un article intitulé « La pilule : les généticiens s’inquiètent… ». L’auteur de l’article conclut son enquête ainsi : « Répétons-le, ces expériences doivent être vérifiées, reproduites, interprétées. Il serait ridicule d’en faire prématurément une occasion d’inquiétude. Mais il serait criminel de les ignorer. »

En 1977, Barbara Seaman, une célèbre journaliste américaine, activiste féministe de surcroît, lance un pavé dans la mare avec Women and the crisis in sex hormones dans lequel elle emploie le terme « pilule du cancer ». Sa conclusion: « Toute femme qui prend ces traitements vit dans un état biochimique altéré ». Cet ouvrage, publié en France en 1984 par les Editions de L’Impatient sous le titre Dossier Hormones sera diffusé sous le manteau…

En 1980, le Dr Dominique Chatain, gynécologue, dresse un bilan alarmant. Son livre, Danger Pilule est le premier en France à souligner les inconvénients et les risques de ce contraceptif. Au terme d’une enquête fort documentée, le Dr Chatain, évoquant ce qu’il qualifie de « préhistoire de la contraception », prédit la fin de l’ère de la contraception hormonale et l’avènement de moyens plus sûrs pour la santé.

En 1988, un éditeur courageux, François Xavier de Guibert, traduit et publie en France le livre du Dr Ellen Grant, Amère pilule. Ce document ne rencontre malheureusement aucun écho. Ellen Grant, gynécologue, a pourtant travaillé à la conception de la pilule outre-Manche. Véritable apôtre de la contraception hormonale dès ses débuts en 1961, – elle avait 26 ans – elle sonne le tocsin avec The Bitter Pill publié en Angleterre dès 1985…

Dans son livre, elle signale, preuves scientifiques et références à l’appui – plus d’une centaine d’études au total – les dangers vasculaires, de phlébite, d’accidents vasculaires cérébraux, d’infarctus du coeur chez des femmes jeunes, mais aussi de nombreux cas de cancers du sein, de l’utérus, du col et du corps utérin : prenez la pilule le moins longtemps possible ! Telle est sa conclusion.

En France Amère Pilule est préfacé par le Professeur Lucien Israël, grand cancérologue, qui confirme la mise en garde. Extrait : « En fait, s’agissant d’autres domaines de la médecine, il est vraisemblable que les produits entraînant de telles conséquences n’auraient jamais reçu l’autorisation de mise sur le marché… ».

En 1994, Ellen Grant récidive avec son excellent livre Sexual Chemistry : Understanding Our Hormones, The Pill and HRT comprenant 329 références scientifiques provenant des meilleures revues internationales, mais aucun éditeur n’ose prendre le risque de le faire paraître en France.

En 2001, je publie une alerte importante Femmes si vous saviez – les hormones de la puberté à la ménopause qui ne trouve aucun écho dans les médias. Un journaliste médical très médiatisé me fait savoir par personne interposée que jamais il ne parlera de ce livre. Black-out !

En 2004 sort une nouvelle édition de Femmes si vous saviez… Les femmes commencent à en parler entre elles. Elles s’inquiètent de l’augmentation du nombre de cas de cancer du sein chez leurs amies, leurs copines, elles mêmes. On leur explique que ce cancer est surtout lié au stress du monde moderne, à des chocs psychologiques récents ce qui est en partie vrai, mais en partie seulement. Quant aux cas de femmes jeunes développant des accidents vasculaires (infarctus cardiaques ou accidents vasculaires cérébraux) ou des cancers du col utérin, ils sont surtout dus au tabac… Evidemment. La pilule ne peut pas être en cause !

50 ans de censure des médecins, des autorités de santé, des médias…

Devant ces signaux d’alerte, les magazines féminins publient de temps en temps, dans quelques coins de page, de petites mises en garde, tandis que leurs pages centrales vantent les qualités des pilules de nouvelles générations.

Les labos arrosent bien le monde médical, les femmes sont rassurées, voilà l’essentiel.

Les censeurs de tous bords, les esprits bien pensants, les pompiers des laboratoires ont réussi pendant 50 ans à étouffer ces départs de feu, aidés en cela par le caractère tabou et immarcescible de la pilule. Les réactions ont été violentes, les condamnations, sans appel : Barbara Seaman a été démissionnée de toutes ses fonctions de journaliste ; le Dr Chatain, précipité dans les oubliettes de l’histoire médicale ; la chercheuse et gynécologue Ellen Grant, remerciée par le centre de planification familiale où elle consultait et boycottée, ce qui ne l’a pas empêchée de poursuivre, courageusement, ses recherches.

Quant à moi, cancérologue sans œillères, j’ai dû essuyer quelques critiques et me suis heurté, aussi, à une subtile censure. Mais des milliers de femmes ont entendu mon message, signe que les temps changent.

L’ingénieuse propagande de l’industrie pharmaceutique

Partant du principe que la pilule était non seulement sans danger, mais plus encore un élément de la santé, il était logique que les laboratoires, avec le feu vert des « grands patrons » de la médecine et de la pharmacie, parviennent à convaincre les différents responsables de la Santé et de l’Education nationale de généraliser l’information dès le plus jeune âge.

Alors on comprend que des labos n’aient pas hésité à investir des millions non seulement dans la formation des médecins, dans la publicité destinée à chouchouter les femmes mais aussi dans « l’éducation » des jeunes esprits. La plupart des acteurs du marché ont ainsi réalisé des bandes dessinées ou des films sur le sujet de la contraception pour les jeunes, en faisant tout ce qui est nécessaire pour les distribuer dans les collèges et lycées. Aujourd’hui, voici venu le temps du « pass contraception » dans les établissements scolaires !

La France : championne du monde pour la pilule

Cette propagande sanitaire fonctionne particulièrement bien en France comparé au reste de la planète où à peine 10% des femmes prennent la pilule. Si on considère l’utilisation globale des moyens contraceptifs dits modernes et réversibles que sont la pilule et le stérilet (cuivre et hormonal), celle-ci s’élève à un peu plus de 38% en Allemagne et environ 60% en France.

De fait, il existe 101 références de pilules dans les pharmacies françaises (à fin mars 2013) si l’on tient compte des 14 anti-acnéiques (dont Diane 35) prescrits comme des contraceptifs ! De quoi satisfaire les 5 millions de consommatrices du pays.

L’Hexagone détient ainsi le record mondial de l’utilisation du contraceptif oral ! Et paradoxalement le record européen aussi du nombre d’IVG…

Les effets secondaires des pilules passés sous silence

Pendant toutes ces années, une intense propagande a ainsi permis d’occulter la longue liste des effets secondaires de la pilule. Une liste que toute femme devrait avoir lue avant de choisir ce mode de contraception…

  • Perturbation de  la libido naturelle par disparition des jours  féconds autour de l’ovulation…  
  • Une dépression immunitaire  chronique avec les oestrogènes pour les longues consommations…  
  • Des phénomènes allergiques  de toute nature…. des plaques rouges et gonflées qui démangent sur le visage  ou tout autre partie du corps.  
  • La candidose, due à la  prolifération du Candida albicans : cette « maladie » est d’autant  plus souvent observée suite à l’utilisation trop fréquente d’antibiotiques, de  cortisone, de pilule contraceptive, d’une alimentation riche contenant trop de  sucres simples…  
  • Accidents vasculaires  cérébraux  
  • Les excès d’estrogènes sont responsables  d’anxiété, d’insomnies et même de réactions  de panique, de difficultés de concentration.  
  • Troubles cutanés (peau  grasse, retour de l’acné).  
  • Les risques de virilisation : acné,  hirsutisme, et perte de cheveux(alopécie par plaques)…  
  • Les tensions mammaires et  les maux de tête ou céphalées…  
  • Une hypercholestérolémie  fréquente et une hypertension artérielle… Ces effets  indésirables sont dus à la consommation d’hormones stéroïdes en excès qui  contiennent, rappelons-le, le noyau cholestérol.  
  • La rétention d’eau  responsable de prise de poids due aux oestrogènes… C’est la même que celle que  l’on observe avec les anabolisants chez les animaux : poulet, veau aux  hormones. Elle est responsable de la prise de poids.  
  • Des tumeurs bénignes du  sein, du foie,  
  • Du kyste des ovaires  jusqu’au cancer des ovaires  
  • La facilitation des Maladies ou Infections  Sexuellement Transmissibles  (MST ou IST)…

Les ”pilules” par d’autres voies d’administration, toutes aussi dangereuses

Les laboratoires pharmaceutiques se sont vite rendu compte que les femmes n’étaient pas toutes prêtes à prendre la pilule par voie orale et qu’un marché risquait ainsi de leur échapper. Il fallut donc trouver d’autres moyens contraceptifs, d’autres trucs, d’autres voies d’administration, toujours en utilisant les hormones synthétiques…

  • La voie cutanée : le patch estro-progestatif,  Evra  
  • Le bracelet contraceptif : bientôt  commercialisé…  
  • Les implants sous cutanés : Implanon et  Norplan  
  • La voie intramusculaire  
  • La voie vaginale : l’anneau  oestro-progestatif  ”Nuvaring” et bien sûr le stérilet hormonal  ”Miréna”  
  • La voie nasale : Aérodiol

Les pilules ”saisonnières” : pour préparer les femmes à la suppression des règles…

La pilule saisonnière (Seasonale et Lybrel) – premier pas vers la suppression des règles – a été autorisée par la FDA en septembre 2003. Il s’agit d’une pilule prise sans discontinuer 84 jours non-stop, destinée à réduire les menstruations à quatre dans une année, soit une par saison. L’objectif sous jacent, peu dit et surtout pas annoncé aux mères de famille, mais qui peut mordre sur les jeunes filles, est de préparer les femmes à ne plus avoir de menstruations, donc plus de règles.

Encore des femmes cobayes : « C’est une véritable hérésie ! », clame l’homéopathe, naturopathe et herboriste Mona Hébert, qui se spécialise dans le soin des femmes. « Ne pas être menstruée, ce n’est pas normal ! (…) Dans toute cette approche, on cherche à régulariser le « féminin », à mettre le corps des femmes dans une boîte standard pour qu’il fonctionne rondement. Je crois que se priver de menstruations entraîne des répercussions négatives dans plusieurs aspects de notre vie, car le cycle menstruel a un sens et il est utile aux femmes, tant psychiquement que physiquement. »

Les pilules ”semi-naturelles” : fausses alternatives, vraies arnaques !

Evidemment le qualificatif « semi-naturelles » est destiné à attirer la cliente consommatrice, à dissoudre ses peurs.

Les labos fabricants parlent astucieusement d’estrogènes ”bio-identiques”. La résonnance ”Bio” est bien présente. Le marketing a fait son tour de passe-passe.

En réalité, ces hormones, même si elles sont les copies des hormones naturelles, ne sont pas naturelles, elles n’ont rien, absolument rien de BIO ! Et pourtant, même le ministère de la Santé y croit puisque sur le tableau qu’il met à la disposition des femmes sur Internet, ces pilules apparaissent dans la catégorie Oestrogène « naturel »…

Un perturbateur endocrinien, une bombe à retardement

Le 18 janvier 2013, l’Anses a publié un rapport complet sur les perturbateurs endocriniens et leurs risques chimiques. Ces perturbateurs endocriniens sont aujourd’hui pointés du doigt car ils peuvent agir sur le système hormonal en se liant à des récepteurs hormonaux ou en modifiant l’action de certaines hormones.

Mais on oublie parfois que la pilule est le plus puissant des perturbateurs endocriniens et d’ailleurs, dans le classement de l’Anses, on trouve ainsi aux côtés des phtalates, du bisphénol A ou du DDT : « Les substances chimiques produites pour leur effet hormonal : estro-progestatifs des pilules contraceptives, de structure proche des hormones naturelles. »

Traversant les stations d’épuration des eaux usées sans être dégradés – ou parvenant directement dans la nature par déposition, ruissellement ou infiltration – les résidus de pilule se retrouvent dans les nappes d’eau souterraines, les lacs et les rivières – d’où provient notre eau potable.

Des études ont été menées sur l’impact de la pilule sur la féminisation des poissons.  Le rapport dans les bulletins électroniques Canada 191 du 15 janvier 2002 est significatif : « Les femmes sous contraceptif oral rejettent suffisamment d’hormones dans leur urine pour modifier le sexe de certains poissons ».

On trouve essentiellement deux molécules dans les pilules constituant des perturbateurs endocriniens : le 17 alpha-éthinyl-estradiol  et l’éthinyl-estradiol, ce dernier ingrédient venant vient d’être placé sur une liste de substances à contrôler dans les eaux de l’Union européenne.

L’une des études menée dans le cadre du projet ”Seine-Aval” a ainsi montré que 350 g de moules accumulaient en 13 jours l’équivalent d’une pilule contraceptive. Heureusement, ces moules ne sont pas proposées à la consommation.

Les hormones synthétiques sont au cancer du sein ce que l’amiante est au cancer de la plèvre !

Beaucoup de médecins ignorent l’histoire des liens entre hormones synthétiques et cancers. Et pour cause : elle n’est jamais enseignée à la Faculté où la contraception ne fait l’objet que de quelques heures de cours dont les sources proviennent directement des laboratoires. Cette longue histoire des relations entre hormones exogènes et cancers démontre clairement l’hormono-dépendance de certains cancers. En voici quelques exemples :

1932 : le Pr Antoine Lacassagne à l’Institut Curie de Paris induit avec des oestrogènes le cancer de la mamelle chez les rats.

1971 : le distilbène (DES) qui joue le rôle d’une anti-progestérone de par ses effets oestrogéniques est responsable de cancer de voies génitales chez les filles des mamans l’ayant reçu pendant le début de leur grossesse. Aux USA, il est supprimé des traitements pour éviter une fausse couche. La France attend des preuves jusqu’en 1977 ! Les médias n’en diront rien, sauf quand les femmes malades intenteront des procès au laboratoire en cause, qu’elles gagneront.

1987 : la revue Cancer démontre que les contraceptifs oraux augmentent la multiplication cellulaire des cellules normales ou cancéreuses du sein in vitro.

1998 : le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), dépendant de l’OMS, classe les contraceptifs oraux et les hormones du THS comme « cancérigènes de classe I, ceux dont l’action est certaine ». Le CIRC l’avait dit dès 1976 mais cette décision n’a pas été rendue publique.

Août 2005 : entre le 1er et le 5 août, les grands médias télévisés annoncent aux heures de grande écoute : « la pilule est cancérigène tout comme le THS. »

Cette déclaration fait suite à une publication dans The Lancet Oncology, dans laquelle le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) classe la pilule oestro-progestative ainsi que le traitement hormonal de la ménopause, comme substances cancérigènes de type I au même titre que l’amiante dont on ne connaît maintenant que trop bien l’incidence sur le cancer de la plèvre.

Quels sont alors les risques majeurs ?

Au-delà des seuls risques thrombo-emboliques révélés au grand jour par le scandale de pilules de 3ème et 4ème génération, la contraception hormonale est facteur de bien d’autres risques :

Le cancer du sein : le fléau numéro 1

Pendant l’année 2011, le nombre de femmes atteintes de cancer du sein a été de 53 000 nouveaux cas contre 7 000 en 1975 ! En 2013, on peut ajouter facilement 3 000 à 5 000 cas. Ainsi on prévoit qu’1 femme sur 8 sera atteinte de cancer du sein dans sa vie.

Ces chiffres traduisent une augmentation de 138% du nombre de cas en 25 ans, de 1980 à 2005. Ainsi le cancer du sein est de loin la première cause de cancers féminins. Il est responsable en 2011 de 11 500 décès de femmes de plus en plus en jeunes, près de 30% ont moins de 50 ans.

Remarquons que les laboratoires ne se sont pas excusés auprès des femmes atteintes. Leur responsabilité est pourtant totale.

• Les cancers de l’utérus : plus de 1 000 décès par an

Les cancers de l’utérus sont aussi des cancers gynécologiques hormono-dépendants. De plus en plus de femmes jeunes sont atteintes de cancer du col ou de l’endocol. De plus en plus de femmes autour de l’âge de la ménopause sont atteintes par le cancer du corps utérin (endomètre).

• Les cancers de l’ovaire aussi…

De récentes études l’ont démontré : les oestro-progestatifs augmentent les risques de cancer de l’ovaire chez des femmes autour de la ménopause et chez des femmes de plus en plus jeunes.

Il y a d’autres effets insoupçonnés de la contraception hormonale sur la santé générale des femmes… et des enfants :

- Dépression, troubles du comportement et autisme de l’enfant…

- Aggravation du stress oxydant et accroissement corrélatif des risques de maladies dites de civilisation y compris les maladies auto-immunes (asthme, sclérose en plaques, etc.).

Les alternatives mécaniques à la pilule   

Le préservatif masculin : c’est un excellent moyen de contraception mais ce que l’on ne dit pas, c’est que la vraie fiabilité des préservatifs contre le Sida ne dépasse pas 70%. Cela signifie que dans environ 30 % des cas, il existe un danger réel de contamination par le VIH, ce qui correspond au total des erreurs constatées sur les préservatifs testés mais qui n’est écrit nulle part dans les médias.

Le préservatif féminin : C’est une conception vraiment masculine et n’hésitons pas à le dire un objet macho qui a nettement tendance à prendre le corps de la femme pour un réceptacle aux plaisirs et pulsions animales de l’homme.

Le stérilet au cuivre, le diaphragme et la cape cervicale : des moyens intéressants trop souvent écartés

Les spermicides et ovules contraceptifs : insuffisants. Ils existent aussi des ovules à la mode aux huiles essentielles, dont  la fiabilité contraceptive reste incertaine. Ils ont plus un rôle anti-infectieux que contraceptif.

Crèmes et gels, tampons contraceptifs : sans risques mais pas vraiment sûrs.

Les raisons de se réjouir : les nouveaux moyens de contraception

Si la méthode Ogino-Knauss est clairement dépassée, si la méthode Billings <http://www.methode-billings.com/> gagne encore à être mieux connue, comme la méthode sympto-thermique ou des « indices combinés » <http://www.lagrandesante.com/articles/sante/la-methode-sympto-thermique-de-regulation-des-naissances> , rien ne vaut les nouveaux moyens contraceptifs que nous apportent aujourd’hui les BIO-technologies appliquées à la physiologie naturelle des femmes. Mais qui en parle ?

Il existe aussi des moyens technologiques comme la métode « Lady Comp <http://www.lady-comp.fr/> « . La fiabilité de ce mini-ordinateur de cycle très simple à utiliser est équivalente à celle de la pilule : l’indice de Pearl de Lady-Comp est même meilleur que celui de certaines pilules (1). Son indice de Pearl est égal à 0,70. Autrement dit, la sécurité équivaut à 99,3%.

La contraception du futur est en marche

Contrairement à ce que nos détracteurs ne manqueront pas de nous dire, notre propos n’est pas de nier les effets positifs de la pilule, des pilules qui se sont succédées depuis bientôt trois quarts de siècle.

Il ne s’agit pas d’abandonner brutalement la pilule, mais de ne pas s’y abandonner non plus ! Il s’agit de ne pas se tromper de prescription, de bien savoir qu’il faut la prendre le moins longtemps possible.

Le livre que nous publions aux éditions du Rocher* <http://www.la-vie-naturelle.com/fre/2/prevente_la-pilule-contraceptive/site_partenaire:884b07bbad> a été écrit dans ce but. J’espère qu’enfin, les femmes vont comprendre que la pilule n’est pas un bonbon inoffensif. Avec ce livre, tout le monde va enfin savoir pourquoi les autorités médicales, la plupart des médecins et des gynécos se taisent et continuent à prescrire des médicaments dangereux.

Enfin et surtout, j’ai voulu que ce livre soit un ouvrage pratique, qu’il présente au grand jour les alternatives de contraception aujourd’hui possibles, qu’il s’agissent de contraception ou de traitement des effets secondaires de la ménopause. Des alternatives alliant écologie de la santé féminine, nouvelles technologies et solutions naturelles.

La contraception du futur est en marche. Rien ne pourra plus arrêter la conscientisation des femmes !



Pr Henri Joyeux et Dominique Vialard


1) La pilule n’est pas si fiable qu’on le croit. En effet, selon le New England Journal of Medecin, le taux d’échec de la contraception orale oscille entre 5 et 20 % (comme celui du préservatif)

http://www.alternativesante.fr/la-pilule-est-cancerigene/

lundi, avril 29 2013

Peut-on être végétarien sans danger ?

Entretien avec un médecin généraliste

Carences, protéines, vitamines, fer, calcium, canines faites pour manger de la viande ? Que répondent les médecins à la question du végétarisme ? Interview du Dr Cazelles, généraliste à Toulouse.

On entend souvent dire que l'homme est "fait pour manger de la viande". Que répondez-vous à cela ?

Que c'est une idée préconçue, puisqu'il y a eu une évolution depuis l'homme préhistorique chasseur cueilleur. Au fil des ans, l'homme s'est sédentarisé et son intestin s'est adapté à son nouveau mode de vie.

Ce qui est vrai par contre, c'est que l'assimilation de la viande demande un travail supplémentaire à notre corps. En effet, la digestion des protéines animales entrainent une putréfaction intestinale qui se traduit au niveau biochimique par la libération de toxines dans le colon (putréscine, cadavérine). Ces toxines traversent le colon et nécessitent une détoxication au niveau du foie et donc un surmenage hépatique.

En trop grande quantité, comme dans le cas de régimes hyperprotéinés par exemple, la libération de ces toxines sont très nocives. Les régimes comme celui de Dukan, qui préconisent des protéines animales pour maigrir, représentent le pire des échecs sur le plan de la santé. En mettant le corps en état d'acidose, il devient un nid à maladies inflammatoires. Parmi mes patients, certains ont déclenché des rhumatismes inflammatoires suite à un régime hyperprotéiné !

On rétorque souvent que si on a des canines, c'est pour manger de la viande...

Pour moi ce n'est pas un argument. Avec nos 4 canines, nous ne sommes pas prêts de déchiqueter un animal ! La mastication est par ailleurs très stimulée lorsqu'on mange des végétaux.

Qui gagne le match protéines animales vs protéines végétales ?

Les protéines animales n'amènent rien par rapport aux végétales. De plus, les protéines animales ne sont pas mieux digérées que les protéines végétales. Chaque individu a un capital enzymatique différent qui est adapté à son alimentation.

En revanche, le surmenage enzymatique que nécessitent les protéines animales entraine souvent des carences en vitamines B12, celle-là même qui est citée dans les « carences » des végétariens. Le paradoxe réside dans le fait que ces vitamines sont présentes dans la viande mais ne sont pas bien absorbées. Mes patients omnivores sont donc très souvent carencés en vitamines B12 et B9.

Lorsqu'on mange 150g de steak, on absorbe seulement 20g de protéines. Les protéines en excès, celles que l'on n' absorbe pas, vont servir de pâture à nos mauvaises bactéries du colon. Il y a donc un très mauvais rendement de l'alimentation carnée au niveau apport protéique.

Enfin, la viande contient très peu de tryptophane, acide aminé essentiel que nous ne savons pas synthétiser. Or il est précurseur de la sérotonine, qui est le médiateur cérébral de la sérénité, du plaisir, de la joie de vivre. C'est aussi le tryptophane qui règle l'absorption des autres acides aminés, et il y en a très peu dans le bœuf et les animaux à 4 pattes.

Quelles recommandations donnez-vous quant à la consommation de viande ?

Si on a du mal à se passer de viande, par goût, je conseille de toutes façons de ne pas en manger le soir. Le maximum, à mon sens, serait d'en consommer tous les midis, soit une seule fois par jour. Sur ce point, tous les nutritionnistes s'accordent sur la proportion de 30 % de protéines (animales ou végétales) à consommer sur une journée.

Les recommandations que je donne à mes patients sont les suivantes : de la viande une seule fois par semaine, et une seule fois par mois des animaux à quatre pattes. Bien entendu, je suis médecin et les personnes qui viennent me voir ont des problèmes de santé. Elles sont donc prêtes à effectuer des changements dans leur mode de vie pour aller mieux.

Et le poisson ?

Les poissons de mer sont malheureusement tous intoxiqués... Les poissons en meilleure santé sont d'ailleurs les poissons végétariens : les sardines, les anchois, les harengs (et les anguilles mais on les trouve peu dans nos régions).

Tous les poissons carnivores, en particuliers ceux qui sont en fin de chaîne alimentaire (thon, requin) sont gorgés de métaux lourds.

Alors, les végétariens / végétaliens sont-ils plus carencés que les omnivores ?

Bien sûr que non, et c'est même l'inverse : les omnivores sont les plus carencés de la population française.

Les aliments les plus riches en vitamines, surtout celles du groupe B, sont les céréales et les légumes. Ce qui pose surtout problème aux végétariens, c'est la vitamine B12, en effet peu présente dans le règne végétal. Il faut donc vérifier par des analyses et dans de rares cas, supplémenter en vitamine B12.

Pour savoir si l'on a des carences, il faut faire une enquête nutritionnelle (menus d'une semaine) et une prise de sang avant de se lancer dans les compléments alimentaires.

Comment l'expliquez-vous ?

Cela s'explique par la diversité de l'alimentation végétarienne, souvent associé à un mode de vie plus sain. Le végétarisme passe toujours par une prise de conscience d'une personne à un moment de sa vie. Finalement les omnivores apportent peu de variété à leur assiette, en oubliant les légumes, qu'ils remplacent par des féculents. On constate que les omnivores sont donc plus souvent malades que les végétariens.

Y'a-t-il des risques à devenir subitement végétarien ?

Effectivement, il faut y aller progressivement. Chez certaines personnes, un changement brutal d'alimentation peut être catastrophique. Il faut laisser le temps à l'intestin de s'adapter, de changer ses enzymes digestives. Pour les personnes qui ont un transit accéléré (selles plusieurs fois par jour) et l'intestin fragile, il faut faire une transition sur un ou deux mois par exemple.

Quel est l'intérêt, sur le plan de la santé, d'être végétarien ?

Tout est bénéfique dans l'alimentation végétarienne !

  • Elle comble tous nos besoins et est particulièrement adaptée à notre flore intestinale.
  • Les protéines y sont beaucoup plus assimilables. Certaines légumineuses peuvent entrainer des flatulences, mais c'est assez rare que ce phénomène persiste (sauf pour les personnes à qui il manque une enzyme). Pour limiter ce phénomène, il faut les associer à des céréales.
  • Lorsqu'on est végétarien, on consomme des aliments vivants, contrairement aux animaux qui sont morts quand on les mange. Prenez les graines germées par exemple : leur potentiel énergétique est extraordinaire. Les végétaux puisent dans la terre tout ce dont ils ont besoin et utilisent le soleil et la photosynthèse pour se développer.

Pour quels problèmes de santé préconisez-vous le passage au végétarisme ?

Pour certaines personnes, le fait de consommer un peu de viande de temps en temps ne posera pas de problème, mais pour d'autres, le fait de manger trop de viande favorise l'apparition de maladies inflammatoires ou auto-immunes.

Je préconise l'alimentation végétarienne / végétalienne pour :

  • Tous les problèmes de peau : acné, psoriasis, éczema etc. Dans ces cas, il faut commencer par l'éviction des produits laitiers.
  • Les problèmes infectieux à répétition : pulmonaire, cutané, digestif, asthmes, emphysèmes.
  • Les problèmes rhumatologiques : arthrose (chronique) ou inflammatoire.

Voici mon retour d'expérience :

Parmi mes patients qui suivent ces recommandations, je donne un traitement de fond et je constate une différence importante entre ceux qui suivent à la lettre le régime végétarien et ceux qui ne le suivent pas. En un mois, les premiers sont améliorés de 50 à 80 % contre 10 % pour ceux qui continuent à manger de la viande.

Et des pathologies plus graves ?

  • Les cancers, surtout traités par chimiothérapie : il faut vraiment aider les personnes à reconstituer leur stock de cellules. De mon expérience, l'impact du changement alimentaire est très bénéfique sur l'évolution du cancer. Bien sûr, chaque cas est à considérer individuellement, il ne s'agit pas de faire des généralités ni des raccourcis.
  • Les maladies cardio-vasculaires : des études ont été menées sur les oméga 3 qui ont prouvé que la consommation de bonnes huiles associée à un changement d'alimentation est bénéfique aux personnes ayant eu un AVC.

Tout cela est démontré scientifiquement mais pas diffusé au grand public. Comme ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui financent les études, on n'en trouve aucune prouvant que l'alimentation végétarienne est meilleure pour la santé.

Je décide de devenir végétarien, mais je n'aime la viande et le poisson. Comment m'y prendre pour ne pas "rechuter" ?

Il est très important d'être accompagné par un nutritionniste dans cette transition. Il donne des recettes, des conseils précis et un programme. Il faut s'adresser à des diététiciens micronutritionnistes, des homéopathes, phytothérapeutes ou naturopathes. Le but de la démarche est aussi que la personne trouve du plaisir à manger végétarien. L'assiette végétarienne est loin d'être triste, comme on le croit souvent, il y a toute une découverte gustative qui est passionnante.

Quels sont les aliments les plus riches en protéines végétales ?

L'aliment complet par excellence n'existe pas, il est important de varier.

Voici le classement des aliments les plus riches en protéines :

  1. le soja
  2. l'oeuf
  3. poisson, volaille
  4. animaux à 4 pattes

Le soja, le plus riche en protéines, doit être bio et cultivé en France (sans OGM). Très riche en tyrosine, il contient beaucoup de protéines. Le tofu est du soja fermenté "prédigéré", il est donc toléré par tous et peut être cuisiné de façons très intéressantes.

Les céréales et les légumineuses sont également riches en protéines végétales : lentilles, fèves, pois chiche, fève, pois cassé, associés au riz semi-complet, amarante, quinoa etc.

Le mieux c'est d'associer 1 céréale + 2 légumineuses, agrémentés avec du tamari par exemple. On obtient, avec ce mélange, l'équivalent d'un steak en terme de protéines, avec en prime, des protéines bio-assimilables.

Où trouve-t-on le calcium dans les végétaux ?

Encore une fois, il faut varier les sources de calcium.

Les salades (mâche, roquette etc..), le brocolis, le chou-fleurs, choux de bruxelles (les crucifères sont même désignés « anticancer » car riches en vitamines protectrices), les oléagineux : amandes, noisettes, cajou, macadamia, noix.

Le fer ?

Lentilles, algues (paillettes par exemple), pissenlit, orties

Il faut bien mastiquer, se faire des jus verts le matin au blender.

Y'at-il des risques à être végétarienne/ végétalienne pendant sa grossesse ou si on allaite son enfant ?

Non il n'y a vraiment aucun problème. Les femmes végétariennes sont en générales plus averties et ont une bonne hygiène de vie.

Le constat est le même pour les femmes allaitantes. A cette période, il est bon de consommer des aliments riches en oméga 3 comme les huiles de colza, cameline, sésame, lin, chanvre, noix etc..

Et un bébé végétarien / végétalien, c'est possible ?

Aucun problème. On peut enrichir l'alimentation des bébés diversifiés avec les aliments les plus intéressants du règne végétal.

Utiliser, par exemple, les purées d'oléagineux est très intéressant au moment de la diversification de l'enfant, en variant pour éviter les allergies.

Petite recette rapide : purée d'amande + banane + pomme cuite

On peut aussi faire le mélange très équilibré et très complet : 1/3 lait de soja / amande / châtaigne pour son bébé diversifié.

(NDLR : attention, les recommandations s'appliquent à l'enfant diversifié, et non à l'alimentation du nouveau-né)

Il faut savoir que le calcium du lait de vache est très mal utilisé par notre corps. Celui-ci contient aussi du potassium, décalcifiant, et il est absorbé à la place du calcium. Le risque d'ostéoporose est donc accru en consommant du lait de vache.

La consommation du soja est tout de même controversée chez l'enfant en raison des phyto-oestrogènes qu'il contient. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ces phyto-oestrogènes n'ont pas d'incidence au niveau génital. Bien sûr, personne ne donnerait 2L de lait de soja à boire à son enfant ! Mais même en considérant un apport important (un bol de lait de soja le matin + 2 yaourts de soja dans la journée) cela ne présente aucun risque.

Que pensez-vous de l'actualité : lasagnes de cheval et autres joyeusetés de l'industrie agro-alimentaire ?

Le constat actuel c'est que les animaux que nous consommons sont malades. Il suffit de regarder la façon dont on les élève, nourrit et tue, et le peu de cas qui est fait de la surveillance des filières.

Ils sont dans un tel état de stress au moment où on les tue, que la viande est gorgée de protéines de stress : adrénaline, cortisol etc... Toutes les catécholamines sont présentes dans la chair.

On dit souvent que les végétariens sont des pacifistes. La composition de notre alimentation a réellement une influence sur notre comportement, des études américaines réalisées sur des souris le prouvent.

Le Dr Cazelles est médecin généraliste à Toulouse, nutritionniste, homéopathe, formée en pédiatrie.

http://www.nouvellecuisinebio.com/medecins-et-vegetarisme.asp?esubid=382472

samedi, avril 27 2013

L'aspartam en question

L'aspartame, un édulcorant vraiment dangereux pour la santé ?

L'agence sanitaire européenne vient de remettre son rapport sur l'aspartame. Elle juge l'édulcorant sans danger pour la santé. Pourtant, l'aspartame fait l'objet d'une vive controverse depuis plusieurs années. Des études scientifiques avaient notamment démontré des risques d'accouchement prématuré ainsi qu'un taux plus élevé de cancers. Aujourd'hui, l'Efsa balaie toutes ces études alarmistes. Alors, finalement, l'aspartame est-il oui ou non dangereux ?

L'aspartame c'est magique. Vous le versez dans votre café pour le sucrer et miracle: vous consommez zéro calories. L'édulcorant a peut-être ce pouvoir miraculeux de diminuer notre apport calorique mais plusieurs études scientifiques ont aussi souligné son risque cancérigène. Notamment une étude menée à Bologne en Italie sur des souris: "La troisième étude publiée en décembre 2010 montre une augmentation des cancers du foie et des poumons chez la souris", explique le docteur Davide Degli Esposti, cancérologue à l'Institut de recherche sur le cancer à Bologne.

Aujourd'hui, l'Efsa conteste le résultat de ces études jugeant la méthodologie mauvaise et certaines tumeurs mal diagnostiquées. Mais l'agence sanitaire européenne est-elle vraiment objective? Certains doutent de la neutralité des avis rendus par l'agence. C'est le cas du socialiste Marc Tarabella, député européen: "À l'Efsa, l'indépendance des scientifiques n'est pas avérée. La directrice a du démissionner récemment à cause de ses liens avec l'industrie agro-alimentaire". Et il l'affirme, de nombreux scientifiques seraient en outre issus d'un institut financé par l'industrie agro-alimentaire.

Faut-il voir dans l'évaluation de l'Efsa une pression du lobby agro-alimentaire? Une chose est sure: l'aspartame s'est déjà répandu comme de la poudre partout dans notre alimentation. Or, il y a une dose à ne pas dépasser: 40 mg par kilo et par jour et moins encore pour les enfants: "Il ne faut pas oublier que ces produits continuent à habituer les gens aux goûts sucrés. Et que progressivement, s'ils ne prennent pas une limonade édulcorée, ils vont peut-être se tourner vers du chocolat, vers plus de produits sucrés, vont peut-être mettre plus de sucre dans le yaourt, etc.", explique Serge Pieters, diététicien et professeur à l'Institut Paul Lambin. "Ce n'est pas non plus éducatif", regrette-t-il.
Faux ou vrai sucre, peu importe. Finalement, l'essentiel est de s'habituer à un goût moins sucré.

Lucie Dendooven

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_l-aspartame-un-edulcorant-vraiment-dangereux-pour-la-sante?id=7910866




L’acide aspartique (directement issu de l’aspartame alimentaire) présent en excès biologique dans l’organisme, c’est un revolver sur la tempe... Et pas chargé à blanc !

Pourquoi ? Parce que :

- C’est d’abord sous forme d’acide aspartique l’un des 22 acides aminés biologiques : ceux qui constituent les protéines de structure codés par le fameux code génétique des triplets de bases (ici codons G.A.U. et G.A.C.)...
C’est dire que sa présence dans l’organisme est l’objet d’une régulation très complexe et très spécifique.
Ajoutons que c’est l’acide aminé « le plus acide », celui au potentiel d’oxydo-réduction plus fort, (ou si l’on préfère au pH le plus faible) !
Il s’ensuit donc que, par nature, l’ingestion d’aspartame est un facteur favorisant de l’acidose métabolique...
Et ce n’est déjà pas rien !

- C’est un métabolite du cycle de dégradation de l’urée, son excès dans l’organisme va donc perturber la dynamique réactionnelle et perturber les équilibres des composés de transition de ce cycle de dégradation azotée...
Ceci est particulièrement vrai pour la synthèse  des bases pyrimidiques où l’acide aspartique a un rôle essentiel comme initiateur des synthèses des bases pyrimidiques (cytosine, thymine, uracile)...
En clair, la modification de la teneur en acide aspartique va influer sur la synthèse des éléments des codons et donc par nature va risquer de conduire à perturber (voire à bloquer) la transmission des messages génétiques au niveau de la transcription ADN / ARN et par suite... risque de déréguler complètement le mécanisme de certaines synthèses protéiques dans l’organisme... Une paille !

- Ensuite, et c’est le pire, le point biochimiquement essentiel en matière de toxicité avérée :
L’acide aspartique est un neurotransmetteur du cerveau sous sa forme méthylée, activant les récepteurs au glutamate.
Son rôle est essentiel dans la transmission synaptique :
Le glutamate, forme ionisée de l'acide glutamique, est le neurotransmetteur excitateur le plus important du système nerveux central.
Lorsque l'équilibre de la concentration en acide aspartique est rompu, la concentration en glutamate atteint un niveau excessif au niveau de la fente synaptique et va « surstimuler » les neurones et à terme provoquer leur mort !

Donc l’accroissement potentiel de la concentration en acide aspartique - issu directement de la l’aspartame ingéré – ne présenterait aucun risque « démontré » ?
Personnellement, je préfère ingérer du cyanure plutôt que de me retrouver lobotomisé à petit feu à coup d’aspartame...
 
Ce que j’évoque ne sont pas des « résultats médicaux »!
Ce ne sont juste que des réalités biochimiques prouvées et incontournables... mais avant de les faire rentrer dans le crâne des médecins... il y aura encore beaucoup de cadavres !


Claude Timmerman

jeudi, mars 8 2012

Cinq fois plus de pesticides autorisés dans l'eau du robinet...

Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s'ébruiter : En catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l'eau du robinet. Désormais à consommer avec modération...

C'est l'association Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale.

Depuis 1998, un avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF) tenait lieu de réglementation. Dans une transposition quelque peu olé-olé de la directive européenne 98/83, le CSHPF avait en effet décidé que l'eau ne devait "pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments" si un pesticide s'y trouvait à une quantité supérieure à 20% d'une valeur répondant au doux nom de "valeur sanitaire maximale" (VMax, définie par divers organismes : OMS, EFSA, AFSSA...). Une interprétation qui dépassait déjà largement les normes européennes.

Les pesticides, c'est bon... buvez-en !

La "nouveauté", c'est qu'en février 2011, une instruction de la Direction Générale de la Santé (DGS, dépendant du ministère de la Santé), passée totalement inaperçue jusque là, a tout chamboulé. Sans tambour ni trompette, le ministère s'est donc jeté à l'eau et a décidé de porter les "seuils de potabilité" à 100% de la VMax. Soit une multiplication par 5 des seuils en vigueur ! Défoliant Décoiffant !

"Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l'eau 5 fois plus importantes qu'avant décembre 2010 !" déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. "Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats-Unis, on va maintenant tolérer jusqu'à 300 μg/l pendant plus d'un mois alors qu'auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/l pendant la même durée !" fulmine-t-il.

Le ministère de la Santé en eaux troubles...

Autre conséquence de cette nouvelle mesure sanitaire : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticides nécessitant une restriction d'utilisation de l'eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939, selon les chiffres du ministère ! De la belle ouvrage...

"Cette amélioration en trompe l'oeil n'est due qu'à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l'eau et pas à une véritable amélioration de la situation" proteste François Veillerette qui voit là "la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre !"...

Et bientôt, au fil de l'eau, il suffira d'arroser son jardin pour le désherber ? On n'arrête pas le progrès...

http://www.lesmotsontunsens.com/cinq-fois-plus-de-pesticides-autorises-dans-l-eau-du-robinet-depuis-fevrier-2011-en-toute-discretion

jeudi, janvier 26 2012

Les bienfaits du soleil

Cette vitamine peut réduire le risque de décès de 77 %*

Dans la série des nouvelles qui n'ont pas été publiées par Le Figaro (ni par les autres quotidiens français), il y a cette étude qui nous concerne tous, et qui a été présentée lors des sessions scientifiques de l'American Heart Association (association américaine pour le c&oeligur) de 2009. En deux ans, elle n'a toujours pas eu le temps de traverser l'Atlantique ! C'est donc sur nos épaules que repose, une fois de plus, la responsabilité d'en informer le très sélect public de S&N...

Ce public sait bien sûr que la vitamine D est cruciale pour les os : c'est le manque de vitamine D qui est responsable du rachitisme, un défaut de calcification et de fixation du phosphore dans les os.

Mais cette nouvelle étude montre également que le manque de vitamine D augmente de façon significative le taux de décès, toutes causes confondues. Sur 27 000 personnes de plus de 50 ans, et qui n'avaient jamais eu de problèmes cardiaques, on s'est aperçu que celles qui avaient un taux très bas de vitamine D (inférieur à 15 ng/mL) étaient beaucoup plus en danger de mourir que les autres. (1)

Leur risque de décéder était 77 % plus élevé, leur risque de développer une maladie coronarienne de 45 % plus élevé, et le risque d'être frappé par une attaque vasculaire cérébrale de 78 % plus élevé que celui des personnes ayant un taux normal de vitamine D (30 ng/mL).

D'autre part, la Société canadienne de pédiatrie affirme: « La carence en vitamine D est liée à l’ostéoporose, à l’asthme, aux maladies auto-immunes telles que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques et les maladies inflammatoires de l’intestin, au diabète, à une perturbation du fonctionnement musculaire, à la résistance à la tuberculose et à la pathogenèse de types précis de cancer». (2) Rien que ça !

Ce qui veut dire, cher lecteur, qu'en ces jours maussades du mois de décembre, vous devez absolument vous préoccuper de vos apports en vitamine D, du moins si vous tenez à vivre mieux, et plus longtemps.

Déficit chronique dans les pays du Nord

La vitamine D est principalement produite par la peau, à partir du cholestérol et sous l'effet du soleil. Les populations sont donc très largement déficitaires en vitamine D dans les pays du Nord. Pendant les périodes hivernales, ce déficit prend des allures d'épidémie, surtout parmi les populations qui vivent à l'intérieur du fait de leur travail ou de leur état de santé.

En Belgique, au Canada, dans le Nord et l'Est de la France, le manque de vitamine D peut atteindre 90 % de la population adulte au plus profond de l'hiver (janvier-février).

Pour la plupart d'entre nous, les réserves de vitamine D faites en été sont généralement épuisées à la fin de l’été (entre le 15 septembre et le 15 octobre).

En Angleterre, la faible exposition des enfants au soleil est responsable d'une nouvelle vague de rachitisme, qui pourrait toucher 40 % d'entre eux, selon une étude publiée dans le British Journal of Médicine. (3)

Contrairement au rachitisme qui existait dans les classes populaires du Londres du début du 20e siècle, et qui était lié évidemment à la pauvreté et à la malnutrition, le rachitisme actuel traverse toute la société britannique. En effet, la cause du rachitisme est la paranoïa au sujet du soleil, qui a été créée de toute pièce par les autorités et les médias.

Beaucoup de parents sont aujourd'hui convaincus qu'ils doivent couvrir leurs enfants, et leur mettre chapeau et crème solaire dès qu'apparaît le beau temps. Le résultat est que les enfants ne synthétisent plus assez de vitamine D.

Indignez-vous face à la propagande anti-soleil !

S'il est en effet plausible qu'un lien existe entre coups de soleil à répétition et apparition de mélanomes (une forme de cancer de la peau), le soleil a par ailleurs de multiples bienfaits sur la santé, qui font plus que compenser le risque de mélanome, risque qui n'est même pas rigoureusement prouvé aujourd'hui.

Une exposition mesurée est donc indispensable (pas de « toasting »!).
Il est certain qu'une personne qui passe l'essentiel de sa journée à la lumière des néons, et ses soirées à la lumière d'une télé ou d'un ordinateur, clignera des yeux aux premiers rayons du printemps. Et sans doute attrapera-t-elle un coup de soleil si elle prolonge un peu trop son apéritif dans son jardin, ce jour-là.

S'il lui prend de partir à la mer, ou en montagne, où les rayons du soleil sont multipliés par la réverbération sur le sable, l'eau, la neige ou les rochers, le coup de soleil la guette également. Et si elle monte carrément dans un avion pour débarquer quelques heures plus tard sur une plage d'Egypte ou du Mexique par 40°C, il est évident que son organisme subira un choc. Elle a besoin de temps avant de pouvoir adopter le mode de vie du touriste (et encore : est-ce forcément le mode de vie du touriste de ces pays que de se coucher en maillot de bain sur une serviette en plein soleil ?).

Pour autant, la psychose sur les dangers du soleil n'est pas justifiée : bien qu'il faille y aller progressivement quand on a perdu l'habitude du soleil, le fait est que nous sommes faits pour être caressés par ses rayons bienfaisants.

Une exposition régulière de presque 100 % de la surface de la peau aux rayons du soleil a été normale pendant des millions d'années pour l’espèce humaine.

C'est ainsi que nous avons bénéficié longtemps sans y penser, d'un apport optimal en vitamine D, qui nous protégeait de nombreuses maladies. Mais c'est toujours possible, aujourd'hui :

La vitamine D dont vous avez besoin

La vitamine D est présente dans les poissons gras, le beurre et le foie. Il faut donc manger régulièrement de ces aliments, sans se faire d'illusions toutefois. Même si vous en mangez beaucoup, les apports alimentaires de vitamine D ne représenteront jamais plus de 15 % de vos besoins.

C'est vraiment le soleil qui est votre meilleure source de vitamine D. Ce qui a l'avantage d'être gratuit.

En s'exposant complètement au soleil, on peut produire 4000 UI de vitamine D en 4 minutes, ce qui correspond à la quantité de vitamine D apportée par 40 verres de lait enrichi en vitamine D et à environ 6 portions de saumon rouge grillé !

Pour que le corps d’une jeune personne en santé produise 1000 UI de vitamine D, il suffit d’une très courte exposition au soleil (environ 4 minutes), sous un ciel à indice UVB modéré, du quart de la peau (visage, bras et une partie des jambes).

Une exposition complète du corps pendant 16 minutes apporte environ 16 000 UI de vitamine D.

En l'état des connaissances scientifiques actuelles, un apport quotidien raisonnable en vitamine D est de 1000 unités internationales (UI) par jour pour la plupart d'entre nous. Pour les petits enfants et les femmes enceintes et allaitantes, il est conseillé d'aller jusqu'à 1500 UI – 2000 UI par jour, dans la mesure où ils ont besoin de fabriquer des os. Toutefois, ces recommandations pourraient être relevées prochainement (voir la dernière partie de cet article).

A noter que vous verrez souvent la vitamine D dosée en microgrammes (µg) plutôt qu'en UI. Pour convertir, il faut savoir que : 1 µg = 40 UI.

La vitamine D contre la dépression et le cancer

Les suppléments de vitamine D prescrits par un médecin permettent de soigner la dépression annuelle saisonnière, particulièrement lorsqu’ils sont associés à la luminothérapie, le traitement de référence pour cette maladie.

Mais c'est dans le domaine du cancer que les chercheurs s'intéressent aujourd'hui le plus à la vitamine D. Des progrès récents en biologie cellulaire ont révélé que la plupart des cellules de la plupart des tissus du corps humain contiennent des récepteurs de vitamine D, et qu'au moins 229 gènes du corps humain sont influencés par la vitamine D.

Une campagne d'information à ce sujet a été lancé sur le site lanutrition.fr qui explique que :

- De nombreuses études ont montré qu’on diminue son risque de cancer du côlon, du rectum, du sein, de la prostate, lorsqu’on a suffisamment de vitamine D. (4)

- Les personnes qui dans l’enfance ont été les plus exposées au soleil ont un risque de cancer du sein et de la prostate réduit.

- Les personnes dont le niveau sanguin de vitamine D est le plus élevé lors d’un diagnostic de cancer ont un taux de survie deux fois plus élevé que celles dont les taux sont les plus bas.

- Dans une étude, lorsque le diagnostic de cancer du sein, du côlon, de la prostate, est posé en été, le taux de survie est supérieur à celui des personnes dont le diagnostic a été fait en hiver.

- Les apports conseillés en vitamine D en France pour les adultes (200 UI/j) sont ridiculement bas et ne peuvent donc contribuer à la prévention des cancers.

- Les aliments enrichis en vitamine D, qui apportent une fraction de ces doses officielles conseillées n’ont donc aucun effet sur les maladies susceptibles d’être améliorées par la vitamine D.

- L’exposition solaire de la plupart des adultes en été, est généralement insuffisante pour assurer un taux sanguin optimal de vitamine D (40 ng/mL) surtout si l’on utilise des écrans solaires et qu’on s’expose aux heures les moins chaudes comme le recommandent à tort les autorités sanitaires. (5) (6)

 

Peu de risque d'intoxication


Je vous ai indiqué plus haut que la dose journalière de vitamine D qui paraît raisonnable aujourd'hui au vu des recherches scientifiques est de 1000 à 2000 UI par jour. Vous devez toutefois savoir que cela représente déjà soit cinq à dix fois ce que les autorités sanitaires françaises recommandent officiellement ! (sans que l'on sache d'ailleurs sur quoi elles se basent).

Quoi qu'il arrive, le risque de toxicité d’un supplément de vitamine D est très faible. Par précaution, ne pas dépasser 10 000 UI par jour sur de longues périodes. Mais les risques de surdose chronique ne risquent vraiment d'apparaître qu'à partir de 40 000 UI par jour sur de longues périodes, une dose difficile à atteindre. Un excès se manifeste par des nausées, vomissements, constipation et un amaigrissement lors d’une surdose aigüe, symptômes qui disparaissent lorsque vous arrêtez la supplémentation abusive.

A noter que vous ne risquez d'intoxication à la vitamine D qu'en prenant des suppléments de vitamine D quasi-quotidiennement. L'exposition au soleil, elle, même très intense, ne peut entraîner de surdose, car votre organisme est doué d'un système d'auto-régulation.


Les recommandations officielles pourraient être fortement relevées


Il y a quelques mois à peine, des chercheurs américains de l'Université de Californie, de l’Ecole de médecine de San Diego et de l’université Creighton à Omaha, parmi lesquels deux des plus grands noms de la recherche sur la vitamine D, ont calculé que les recommandations officielles en vitamine D (200 UI/jour en France) sont bien trop faibles pour atteindre les niveaux sanguins de cette vitamine qui permettent de prévenir le cancer du sein et d’autres maladies chroniques. Leurs conclusions ont été publiées le 21 février 2011 dans le journal Anticancer Research.

Ces conclusions sont d'une importance capitale pour la santé de millions de personnes :


« Nous avons constaté qu’un adulte doit disposer chaque jour de 4000 à 8000 UI (unités internationales) de vitamine D pour maintenir les taux sanguins des métabolites de la vitamine D dans la fourchette permettant de réduire de moitié environ le risque de plusieurs maladies - cancer du sein, cancer du côlon, sclérose en plaques, diabète de type 1 », explique le Pr Cedric Garland (université de Californie), l’un des auteurs de l’étude et un pionnier de la recherche sur cette vitamine .


L'étude fait état d'une enquête sur plusieurs milliers de bénévoles qui prenaient des suppléments de vitamine D à des doses allant de 1000 à 10 000 UI / jour. Des bilans sanguins ont été effectués pour déterminer le niveau de 25(OH)D - la forme sous laquelle la quasi-totalité de la vitamine D circule dans le sang.


« La plupart des scientifiques qui travaillent activement sur la vitamine D pensent maintenant qu’il faut avoir une concentration de25(OH)D de l’ordre de 40 à 60 ng /ml pour prévenir de nombreuses maladies », dit le Pr Garland. « Malheureusement, seulement 10 pour cent de la population américaine a de tels niveaux et il s’agit principalement de personnes qui travaillent à l'extérieur. »

« Maintenant que les résultats de cette étude sont publiés, il va devenir banal pour presque tous les adultes de prendre 4000 UI de vitamine D par jour, » dit le Pr Garland. « C'est une dose bien inférieure aux 10000 UI/j qui est le seuil inférieur du risque d’hypervitaminose D arrêté par les autorités sanitaires américaines, et les avantages sont considérables. Les personnes qui peuvent avoir des contre-indications devraient discuter de leurs besoins en vitamine D avec leur médecin de famille. »


« Il est maintenant temps que pratiquement tout le monde prenne plus de vitamine D pour aider à prévenir certains types majeurs de cancer et plusieurs autres maladies graves, et des fractures », selon Robert Heaney, lui aussi co-auteur de l’étude.


Pour conclure...


Adultes et enfants devraient donc faire doser leur taux de vitamine D avant l’hiver et le faire corriger le cas échéant par le médecin, pour réduire leur risque de nombreuses maladies, qui ne se limitent pas au rachitisme, mais concernent aussi la dépression, les maladies cardio-vasculaires, et même le cancer.

Le moyen le plus efficace d’améliorer son statut en vitamine D, c’est de s’exposer au soleil aux beaux jours, et de prendre à la saison froide des suppléments de vitamine D3 qui peuvent être prescrits par tous les médecins.

La vitamine D3 est la « vraie » vitamine D. Eviter donc les compléments alimentaires de vitamine D2, moins efficaces.
 
A votre santé !


Jean-Marc Dupuis

Sources de cet article :


(1) http://www.theheart.org


(2) La Société canadienne de pédiatrie, Les suppléments de vitamine D : Recommandations pour les mères et leur nourrisson au Canada, 2007.

(3) BMJ 2010; 340:bmj.b5664

(4) http://www.gaia-health.com/articles201/000205-vitamin-d-cuts-flu-by-half-double-blind-

 

http://clics.sante-nature-innovation.fr//t/AQ/AAhTLg/AAhizw/AAVGNg/AQ/AzJX1A/Zj67

 

(5) L'Institut National du Cancer (INCa) recommande sur son site d'éviter le soleil.

(6) Campagne de lanutrition.fr en faveur de la vitamine D contre le cancer :

 

http://www.lanutrition.fr/les-news/lanutrition.fr-lance-la-campagne-vitamine-d-contre-cancer.html

 

 

* Le titre « Cette vitamine peut réduire le risque de décès de 77 % » n’est pas pertinent. Quoiqu’on fasse, le risque de décès de tout être vivant est de 100 %.
Ce qui peut être réduit c’est le risque de décès à tel ou tel âge ou dans tel ou tel délai. Ce qu’il faut dire, c’est que les gens manquant de vitamine D voient leur risque de décéder précocement augmenté.

mercredi, décembre 14 2011

Alzheimer, Parkinson… à qui profite l’explosion des maladies neurologiques ?

Un million de malades d’Alzheimer en France. Une « pandémie neurologique » dont les victimes sont de plus en plus jeunes. Et les causes parfaitement identifiées. Pourtant, les autorités sanitaires préfèrent regarder ailleurs, dénoncent la scientifique Marie Grosman et le philosophe Roger Lenglet. Dans les coulisses de la recherche et des décisions gouvernementales, ils ont enquêté sur les nombreux conflits d’intérêts qui paralysent toute politique de prévention. Entretien.

Quelle est l’ampleur des maladies qui assiègent nos cerveaux ?

Marie Grosman [1] : Le nombre de malades d’Alzheimer et d’autisme augmente de façon vertigineuse dans de nombreux pays, surtout les plus développés. De 300 000 malades d’Alzheimer en 1994 en France, on en compte environ un million aujourd’hui. Et, si l’on ne fait rien, ce chiffre doublera tous les 20 ans. Le nombre de personnes souffrant d’autisme a été multiplié en France par 17 au cours des cinquante dernières années. On constate également une très forte progression des tumeurs cérébrales chez les enfants (20 % de plus en dix ans). La maladie de Parkinson et la sclérose en plaques, qui concernent respectivement 100 000 et 80 000 personnes, sont aussi en progression. Cela devrait quand même inciter à agir sur les causes de ces maladies !

Roger Lenglet [2] : Toutes les données citées dans notre livre sont démontrées scientifiquement, ce ne sont pas des hypothèses. Nous sommes face à une pandémie neurologique qui ne cesse d’empirer. Les autorités trouvent toujours une explication rassurante à donner. Elles répètent que ces maladies n’ont pas de causes connues, hormis le vieillissement de la population. Mais l’âge est une condition de la maladie et non une cause. La maladie se produit souvent en fin de vie car c’est le temps nécessaire à son expression. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit de pathologies dont le temps de latence est important entre l’exposition aux toxiques et l’apparition des symptômes. Et de plus en plus de jeunes sont touchés par la maladie d’Alzheimer. Entre 30 000 et 50 000 personnes de 13 à 60 ans sont concernées.

Nous naissons et vivons aujourd’hui dans « un monde neurotoxique ». Est-ce, selon vous, la cause principale du développement des maladies neurodégénératives ?

R. L. : On a l’habitude de raisonner sur le mode « pasteurien » : un virus = une maladie. Dans un monde où les produits chimiques sont devenus omniprésents, leurs effets se combinent, et les maladies sont multifactorielles. Mais les principaux coupables sont connus. Grâce à une étude épidémiologique de 1995, par exemple, on sait qu’un taux de 100 microgrammes/l d’aluminium dans l’eau du robinet multiplie par deux ou trois le nombre de cas d’Alzheimer. C’est un facteur puissant qui peut déclencher la maladie. À cela s’ajoute la synergie entre les produits, comme le mercure et le plomb, par exemple, qui aggrave considérablement leur nocivité, comme tous les toxicologues le savent [3].

Les enfants sont-ils particulièrement touchés par les substances neurotoxiques ?

M. G. : L’exposition aux molécules neurotoxiques commence dès le début de la vie in utero. Dans le ventre maternel, la barrière placentaire qui protège le fœtus ne stoppe pas les neurotoxiques, qui ont tendance à s’accumuler dans son cerveau en développement. Mercure, plomb, cadmium, phtalates, pesticides et solvants font partie de cette farandole qui a des effets, notamment sur la thyroïde. Plus ces substances sont présentes dans le cordon ombilical, moins le fœtus dispose d’hormones thyroïdiennes. Cette faible quantité peut entraîner une altération irréversible du développement cérébral. On sait aussi que plus la mère porte d’amalgames dentaires [plombages], plus le taux de mercure dans le cerveau du bébé est élevé [4]. Les mères d’enfants autistes ont été en moyenne davantage exposées au mercure dentaire pendant leur grossesse [5].

Un quart des notices affichent des effets secondaires neurotoxiques : les médicaments sont-ils aussi en cause ?

R. L. : Oui. Même des médicaments contre les affections neurologiques entraînent d’autres désordres neurologiques, et ces effets peuvent être insidieux et durables, surtout après une consommation pendant des mois, voire des années. Ainsi, les antidépresseurs modifient les fonctions cognitives en diminuant la mémoire des faits récents, ils provoquent des tremblements, des difficultés de concentration, etc. Certains malades de Parkinson ont développé la maladie après la prise de médicaments. Quand un médicament pour Alzheimer provoque une « confusion » du patient, on met cela sur le dos de la maladie et pas du médicament. Il faut savoir que toutes les pathologies neurologiques peuvent être induites par des médicaments. Mais cette question est évacuée, comme si le médicament était sanctuarisé. En neurologie, les jeunes praticiens apprennent pourtant que la première question à se poser avec un patient souffrant d’une pathologie neurologique est de savoir ce qu’il a pris comme médicament.

Est-ce lié au fait que ces médicaments représentent un marché en pleine expansion ? 4,3 milliards de dollars en 2009 pour la seule prescription de médicaments pour Alzheimer…

M. G. : Effectivement, les maladies neurodégénératives et neuropsychiatriques constituent un fabuleux marché. Et garantissent un exceptionnel retour sur investissement : 39 % par an, selon André Syrota, directeur de l’Inserm. Pour les pandémies cardiovasculaires, le retour sur l’investissement serait de l’ordre de 37 %.

R. L. : On privatise la maladie en la réduisant à un produit financier outrageusement rentable. Ces médicaments assurent une sécurité sur les investissements totalement incroyable dans un monde en pleine instabilité financière. C’est une véritable marchandisation des pandémies.

Avec des situations de conflits d’intérêts ?

M. G. : L’association Formindep a fait éclater le scandale sur les conflits d’intérêts des experts de la Haute Autorité de santé (HAS), qui ont formulé les recommandations pour les médicaments anti-Alzheimer. Le médecin à la tête de la Commission transparence de la HAS était également rémunéré par des firmes pharmaceutiques, ce qui est interdit par le règlement. Avant même la sanction du Conseil d’État, la HAS a revu sa recommandation sur le sujet.

R. L. : Les acteurs économiques font un lobbying forcené pour maintenir le remboursement des médicaments. Cela signifierait sinon la fin de la prescription et d’un marché. Dans le cas de médicaments inefficaces et dangereux, le corps médical a toujours la même formule : « Le médicament permet d’intégrer dans les circuits de prise en charge les patients touchés. » Sans cela, on ne s’occuperait pas du patient ? Il existe pourtant une prise en charge non médicamenteuse et l’accompagnement nécessaire des malades.

D’où l’importance d’assurer l’indépendance de la pharmacovigilance ?

R. L. : Une vraie expertise du médicament est possible. La revue médicale indépendante Prescrire a prévu tous les scandales sanitaires de ces dernières décennies liés aux médicaments, grâce à ses contre-expertises. Il est essentiel que la Sécurité sociale et l’État, qui disposent de moyens considérables, mettent en place ce pôle d’experts indépendants. Même chose du côté des Mutuelles : elles doivent créer un pôle d’expertise qui leur permettra d’assurer une fonction de contrôle critique face aux médicaments qui ne devraient pas être autorisés et, a fortiori, qui ne devraient pas être remboursés.

M. G. : Nous avons besoin d’experts qui n’ont aucun conflit d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques. On nous répond depuis vingt ans que « les meilleurs travaillent déjà pour des laboratoires » et que cela reviendrait à « se priver de leurs compétences » [6]. En attendant, le travail mené par le Réseau environnement santé, qui a abouti à l‘interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires, montre toute l’importance de l’expertise citoyenne.

Qu’en est-il de la prévention ?

R. L. : Le fait le plus marquant est justement la quasi-inexistence d’actions de prévention, alors que les enjeux sanitaires sont considérables et que la plupart des causes sont connues. Faut-il attendre que la prévention devienne rentable pour la mettre en place ? Nous devons sortir d’une approche exclusivement thérapeutique. Et redévelopper la toxicologie, qui permet d’évaluer les effets des substances sur les organismes vivants et d’identifier les affections qu’elles peuvent entraîner. Les filières de formation à la toxicologie ont été fermées en France alors qu’il faudrait faire le contraire. Les toxicologues sont considérés comme des emmerdeurs qui viennent vous dire : « Le produit pour lequel vous avez un marché fait des morts. »

Comment expliquez-vous que les responsables politiques puissent négliger les causes de l’hécatombe ?

R. L. : Les relations de l’Élysée avec les laboratoires pharmaceutiques conditionnent totalement la politique de santé publique mise en œuvre en France. Le principal conseiller en santé de Nicolas Sarkozy est Arnold Munnich, un généticien dont l’équipe de recherche détient de multiples brevets. On demande aux chercheurs de se concentrer sur les prédispositions génétiques, alors que ça ne concerne pas plus de 3 % des maladies neurodégénératives. Un élément est frappant : le « pantouflage » intense entre les secteurs pharmaceutiques et chimiques, et les postes à responsabilité publique. Le gouvernement Sarkozy a réduit de 5 à 3 ans le délai minimum pour pouvoir rejoindre le secteur de l’industrie privée après avoir occupé un poste dans le secteur public. Le gouvernement est également à l’initiative de rapprochements entre recherche publique et industrie privée, qui permettent aux laboratoires pharmaceutiques de siphonner allègrement les crédits publics alloués à la recherche.

M. G. : Les spéculateurs se réjouissent de cette collusion avec l’industrie pharmaceutique. Et les assureurs privés se positionnent avec appétit sur ce marché : la poursuite de cette politique de l’autruche signifie la mort assurée de la Sécurité sociale et le partage de l’actuel régime obligatoire entre des assureurs privés.

Pourquoi n’y a-t-il pas plus de procès et d’actions en justice dans ce domaine ?

R. L. : Ces procès auront forcément lieu. Pour le moment, les décideurs font barrage. Mais dès la reconnaissance officielle de la neurotoxicité des produits, en particulier celle des médicaments, une brèche va s’ouvrir pour les plaintes des malades. C’est ce qui s’est passé pour l’amiante : 300 000 procès ont été gagnés aux États-Unis, après la reconnaissance de la toxicité de celle-ci.

M. G. : Au niveau collectif, il faut se battre pour que les class actions [recours collectifs, ndlr] soient autorisées, afin de rééquilibrer le rapport de force entre les multinationales, dont les ripostes sont hallucinantes, et les citoyens. La France a envisagé de l’autoriser, sauf dans le domaine de la santé [7]. On en est à une situation où le tabac fait plus de 66 000 morts en France chaque année, et un seul plaignant a perdu. Aux États-Unis, ce sont des États entiers qui ont obligé les cigarettiers à passer des accords.

R. L. : Il y a également des moyens de prévenir l’exposition aux neurotoxiques de façon individuelle. Personne ne peut se protéger complètement, mais des actions sont possibles au niveau de l’alimentation, du jardinage, des téléphones mobiles et d’autres sources délétères pour le cerveau… On peut refuser de se faire poser des amalgames dentaires et exiger des céramiques ou des composites à base de résine. On a mené la révolution pasteurienne, la révolution toxicologique reste à faire. En santé publique, toute prise de conscience est forcément anxiogène. On doit mettre en pratique un nouvel « hygiénisme » qui corresponde à la réalité qui nous entoure. Tout en sachant que, sans action collective, la législation et les normes de protection resteront le fruit des pressions des industriels.

Marie Grosman, Roger Lenglet, Menace sur nos neurones, éditions Actes Sud, 2011, 283 pages.

Notes

[1] Marie Grosman est agrégée de sciences de la vie et de la Terre, spécialisée en santé publique et en santé environnementale. Elle a publié des travaux scientifiques sur les facteurs environnementaux des maladies neurodégénératives.

[2] Roger Lenglet, philosophe et journaliste d’investigation, est l’auteur de nombreux livres d’enquête s’intéressant tout particulièrement à la santé, à l’environnement et au lobbying industriel. Il est membre de la Société française d’histoire de la médecine et du comité de parrainage de l’association Anticor (Association de lutte contre la corruption).

[3] Toxicologie industrielle et intoxications professionnelles, Robert Lauwerys, éd. Masson, 2007.

[4] « Mercury Burden of Human Fetal and Infant Tissues », Gustav Drasch, et al., in European Journal Pediatrics, vol. 153, n° 8, mars 1994, pp. 607-610.

[5] « A Prospective Study of Prenatal Mercury Exposure from Maternal Dental Amalgams and Autism Severity », David A. Geier, et al., in Acta neurobiologiae experimentalis, vol. 69, 2009, pp. 189-197.

[6] C’est ce qu’a notamment déclaré le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, le 27 octobre 2011 à l’Assemblée nationale. Il s’opposait à un amendement interdisant tout lien d’intérêt aux experts, qui a finalement été retiré.

[7] Les sénateurs ont adopté le 27 octobre 2011 un amendement autorisant les associations de victimes d’un médicament nocif à mener en justice une action de groupe, dont pourront bénéficier ensuite tous les patients touchés.

Source : http://www.euroalgerie.org/2011/11/03/alzheimer-parkinson%E2%80%A6-a-qui-profite-l%E2%80%99explosion-des-maladies-neurologiques/

vendredi, août 26 2011

Après le fluor, du lithium ajouté dans l’eau de consommation ?

Une étude japonaise (1) vient de découvrir qu’une eau potable riche en lithium semblait être corrélée à un taux de suicide bas de la population desservie. On pense donc qu'ajouter du lithium dans l'eau de consommation permettrait de diminuer le taux de suicide général grâce à ses effets psychoactifs.

Une autre étude (2), américaine, mentionne quant à elle que le lithium présent naturellement dans l’eau de consommation pourrait affecter le fonctionnement de la thyroïde comme le font certains antidépresseurs et estime donc que le lithium devrait être testé de manière systématique dans les eaux. Il n’existe cependant aucune valeur-seuil légale relative au lithium.

Alors lithium ou pas lithium ?


1-http://www.scribd.com/doc/14828519/Lithium-levels-in-drinking-water-and-risk-of-suicide

2-http://www.environmentalhealthnews.org/ehs/newscience/lithium-in-drinking-water-may-depress-thyroid/



Lire également : Lithium.pdf

jeudi, mars 10 2011

Les oméga-3 : des compléments alimentaires sans grand intérêt !

Un peu partout dans le monde, la grande distribution barbouille les emballages de ses fabrications usinées, de bulles faisant la promotion des phytostérols, nébécols et autres oméga-3 [1] lesquels participent au bon fonctionnement du système cardio-vasculaire. Il reste que derrière ce camouflage des acides gras oméga, l’agriculture industrielle est un immense gâchis.

L’élevage intensif est ainsi invité à ajouter au régime standard de ses animaux de forçage, quelques poignées de graines de lin bouillies - de lin ou de colza - sans rien changer aux conditions d’élevage inhumaines et contre nature et sans renoncer aux cultures imprégnées de chimie. Grâce à quoi lait, oeufs et produits laitiers enrichis aux oméga-3 accèdent aux gondoles avec l’imprimatur de « alicament » [3]. Les processus de fabrication industrielle ôtant aux aliments leurs bienfaits [4], à quoi sert-il de se masquer derrière les Esquimaux et les pêcheurs japonais, épargnés, dit-on, par nos maladies coronariennes dont les protègent les oméga-3 de leur alimentation à base de poissons ? Lesquels d’ailleurs sont de plus en plus infectés de métaux lourds, de PCB, de dioxines et de pesticides. L’issue est-elle dans ces laits, beurres, margarines, oeufs, yoghourts industriels “enrichis” dont on nous rebat les oreilles ?

Aux Etats-Unis, une expérience édifiante a été menée dans le Wyoming, au Twin Creek Ranch, sur des veaux élevés en prairies naturelles sans grain ni apports complémentaires chimiques. Il leur faut un an de plus pour atteindre leur poids commercial et ils nécessitent beaucoup plus de soin. Mais, avec le label “omega-3”, ils se vendent très cher. Ainsi autrefois élevait-on les animaux, avant l’imposture de la « révolution verte » ». C’est un choix. Comme l’est celui de s’entêter dans une alimentation industrielle et nocive en se satisfaisant de palliatifs illusoires.

Jusqu’à ce qu’on s’aperçoive, à l’expérience, que les acides essentiels oméga-3 pourraient eux aussi n’être pas la prétendue panacée[4]. Que quelques oméga-3 et phytostérols ne suffiront jamais à effacer complètement les méfaits d’une alimentation déséquilibrée, anarchique et surtout dénaturée ! Que les métaux lourds des océans et les pesticides du sol et de l’air se concentrent également dans les “supplémentations” miraculeuses, qu’elles soient de saumon, de colza ou de lin !

En réalité, c’est toute la filière de vie qui est à reconstruire.

 Notes

1- Ce sont des acides gras polyinsaturés indispensables à l’organisme humain qui ne sait pas les synthétiser.

2- Terme de marketing, formé sur « aliment » et « médicament », désigne un aliment sensé prévenir certaines affections en même temps qu’il nourrit.

3- Les oméga-3 sont des acides gras fragiles qui supportent très mal l’air, la lumière et les températures élevées (même modérées puisqu’ils commencent à « souffrir » dès 40°). Les oméga-3 pour être efficaces doivent rester biologiquement actifs et pour cela ne subir aucun raffinement.

4- D’après plusieurs essais, relevés par la revue Prescrire, la consommation de la margarine enrichie ne réduit la LDL -le mauvais cholestérol- que de 6 à 10%. Ils conseillent donc aux patients indemnes de troubles cardiovasculaires mais soucieux de prévention de privilégier plutôt un régime dit “méditerranéen”, tout aussi efficace. (La Revue Prescrire, novembre 2005, n°266, « Aliments enrichis en phytostérols et phytostanols »)

 

mercredi, février 23 2011

Les ampoules basse consommation sont-elles nocives ?

La Commission de sécurité des consommateurs (CSC) met en garde les utilisateurs contre les ampoules à basse consommation, aussi appelées lampes fluocompactes. Ces lampes à basse consommation pourraient être nocives. En effet, elles contiennent du mercure et émettent des ondes électromagnétiques.

L’éventuelle nocivité des lampes à basse consommation fait débat.

Les ampoules à basse consommation d’énergie sont plus avantageuses que les lampes à incandescence classiques. Elles consomment 4 à 5 fois moins d’électricité. Elles ont [auraient] également une durée de vie 10 fois supérieure (entre 6.000 et 10.000 heures contre 1.000 heures avec une lampe classique). C’est ainsi que malgré un coût légèrement supérieur, les lampes à basse consommation sont aujourd’hui largement préférées par les utilisateurs. Le problème est que leur « éventuelle nocivité fait maintenant débat ». Suite à des tests menés dans des conditions d’utilisation en milieu domestique, la Commission de sécurité des consommateurs (CSC) a formulé quelques recommandations.

Recommandations concernant les lampes à basse consommation.

La CSC demande aux professionnels de fabriquer « des lampes contenant le moins de mercure possible et émettant des rayonnements électromagnétiques moins intenses ».Elle conseille également aux consommateurs :
•    de choisir les lampes affichant les plus faibles quantités de mercure ;
•    de déposer les lampes à basse consommation usagées dans les points de collecte prévus pour leur recyclage ;
•    de se tenir à une distance de plus de 30 cm d’une lampe fluocompacte en cas d’exposition prolongée (lecture par exemple) ;
•    enfin, en cas de lampe brisée, il est nécessaire de quitter la pièce et d’aérer longuement. Les débris doivent être ramassés et placés dans un sac en utilisant des gants et du papier absorbant. L’aspirateur est à proscrire, celui-ci favorisant la mise en suspension dans l’air des particules de mercure.

(Source : Avis de la Commission de sécurité des consommateurs (CSC), février 2011, www.securiteconso.org. Source image : Fotolia.com)

http://www.tendance-sante.fr/maladies-medicaments/article/detail/les-ampoules-basses-consommation-sont-elles-nocives/

Avis_lampes_fluocompactes_2011_-_Commission_de_la_Scurit_des_Consommateurs.pdf

mercredi, janvier 12 2011

Histoire très chimique d'une tarte aux cerises achetée au supermarché !

589622369.jpg__''Ce texte a été rédigé par Claude Bourguignon (et est tiré de son livre « Le sol, la terre et les champs », un ingénieur agronome qui travailla à l'INRA, avant de quitter cette institution pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c'est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement morts. Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l'érosion des sols.

Membre de la Société américaine de microbiologie - en France , il n' y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l'INRA ! - Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d'analyse microbiologique des sols pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.''__

Histoire de la pâte

La farine : Les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et une dose importante d’engrais : 240kg d’azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l’hectare. Dans le silo, après récolte les grains sont fumigés au tetrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone puis arrosés au chlopyriphosmethyl. Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase.

La poudre levante : Elle est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium.

Les corps gras : Ils reçoivent un antioxydant comme l’hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la crème

Les œufs : Ils proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des arômes, des émulsifiants comme l’alginate de calcium, des conservateurs comme la capsanthéine, des agents liants comme lelignosulfate et enfin des appétants pour qu’elles puissent avaler tout ça comme le glutamate de sodium. Elles reçoivent en plus des antibiotiques et en particulier des anticoccidiens. Les œufs avant séchage reçoivent en plus des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

Le lait : Il provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : des antibiotiques comme le flavophospholipol (E712) ou le monensinsodium (E717), des antioxydants comme l’ascorbate de sodium (E301), l’alpha-tocophérol de synthèse (E307), le buthyl-hydrox-toluène (E321), ou l’ethoxyquine (E324), des émulsifiants comme l’alginate de propyléne-glycol (E405) ou le polyéthyléne glycol (E496, des conservateurs comme l’acide acétique, l’acide tartrique (E334), l’acide propionique (E280) et ses dérivés (E281 à E284), des composés azotés chimiques comme l’urée (E801) ou le diurédo-isobutane (E803),des agents liants comme le stéarate de soduim, des colorants comme E131 ou E142 et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout cela comme le glutamate de sodium.

Les huiles : Elles ont été extraites par des solvants comme l’acétone puis raffinées par action de l’acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium et déodorisées à 160° C avec du cholure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

La crème : Une fois obtenue, elle reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400).

Histoire des cerises

Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre dix et quarante traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur dose d’engrais et de pesticides. Le sucre extrait par défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter bon appétit !

Source : http://colibri-attitude.over-blog.com/article-3766112.html

Voir aussi : http://robin.blog.arte.tv/category/notre-poison-quotidien/

lundi, décembre 13 2010

La perte de la biodiversité favorise la propagation de maladies infectieuses

imgbiodiversite1.gif Parue dans la revue Nature, une nouvelle étude anglo-américaine a démontré que la perte de biodiversité, notamment les mammifères et les bactéries bénéfiques, entraîne une augmentation des agents pathogènes, les organismes responsables des maladies, et favorise leur transmission.

Comme l’explique le professeur Andrew Dobson de l'université de Princeton, aux Etats-Unis : « Lorsque la diversité biologique est en déclin et que les contacts entre les hommes augmentent, vous obtenez la recette magique pour l'apparition de maladies infectieuses ».

Les scientifiques ont, en effet, mis en avant des cas de déclin de biodiversité où l’incidence des maladies augmente. Selon Felicia Keesing, écologiste du Bard College de New York, la perte de biodiversité augmente la transmission d’agents pathogènes pour une variété significative de systèmes de maladies infectieuses.

Cela se vérifie pour certains types d’agents pathogènes, incluant les virus, les bactéries et les champignons, et pour de nombreux hôtes, tout à la fois humains, animaux et végétaux.

Ainsi, dans le cas de la maladie de Lyme (1), les espèces-tampons telles que l’opossum sont menacées par la fragmentation des forêts alors que la souris à pattes blanches prospère. Or, cette dernière favorise l’augmentation du nombre de tiques à pattes noires, lesquels sont vecteurs des agents pathogènes de la maladie.

Pour l’heure, les scientifiques reconnaissent ne pas être en mesure d’expliquer pourquoi les espèces « survivantes » sont celles qui amplifient les agents pathogènes. Soulignant la complexité d’identifier les variables impliqués dans l’émergence des maladies infectieuses, le professeur Dobson reconnaît que si la biodiversité est un facteur important, il en est de même pour les changements d’utilisation des sols, la croissance de la population humaine et le comportement.

De fait, la croissance de la population humaine accroît les contacts avec de nouveaux agents pathogènes via de nombreuses activités telles que le défrichement au profit de l'agriculture et la chasse des animaux sauvages.

Afin de réduire les probabilités que d’autres maladies infectieuses se propagent des animaux sauvages aux animaux d'élevage et à l'homme, les auteurs de l’étude appellent à la surveillance minutieuse des régions possédant de nombreuses espèces animales domestiquées. Cette vigilance vaut également pour les zones abritant des élevages de poissons.

Depuis les années 1950, la biodiversité mondiale connaît un fort déclin. Les taux d'extinction sont de 100 à 1000 fois plus rapides que dans le passé. Les experts s'attendent à ce que ces taux augmentent à plus de 1000 fois dans les 50 années à venir.

Cécile Cassier

1- La maladie de Lyme est une maladie bactérienne, due à des bactéries du genre Borrelia, et transmise par des piqûres de tiques.

Source de l'article: http://www.internationalnews.fr/article-la-perte-de-la-biodiversite-favorise-la-propagation-de-maladies-infectieuses--62815570.html

mercredi, novembre 24 2010

Malformations génitales, stérilités, cancers... les perturbateurs endocriniens sur la sellette...

000003531_5.jpg Les effets des polluants chimiques sur la santé font l’objet de nombreuses études. On a constaté que certains perturbent le fonctionnement du système hormonal et endocrinien. Faut-il s’en inquiéter ?

Le Réseau Environnement Santé a organisé un colloque sur ce thème mardi 14 septembre 2010 à Paris tout comme la ville de Rennes, le 12  avril dernier, ce dernier à l’initiative du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (Meeddm).



De quoi s’agit-il exactement ?

Les perturbateurs endocriniens sont des substances étrangères à l’organisme, et notamment des polluants chimiques, capables d’interférer avec le fonctionnement de notre système endocrinien et de nos hormones. Présents dans l’eau, l’air, le sol et les aliments, ils peuvent entraîner des effets nocifs pour la santé de l’homme, pour la faune et pour la flore.



D’après le conseil scientifique du Programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens (Pnrpe), ces perturbateurs endocriniens « sont le point commun entre l’apparition de micropénis chez les alligators du lac Apopka, en Floride, lequel est extrêmement pollué, les malformations utérines chez les filles exposées au Distilbène et les dérèglements sexuels observés chez les gastéropodes des côtes françaises en contact avec les peintures antisalissures utilisées sur les coques de bateaux ».

Où les trouve-t-on ?

Ils sont partout. Aussi bien dans certains de nos médicaments, comme la pilule contraceptive qui est un œstrogène de synthèse, que dans l’environnement, avec les pesticides, le plomb, le mercure, les dioxines, on les détecte également dans les produits de tous les jours et ce peut-être tout aussi bien l’eau du robinet, autrement dit partout.

C’est le cas du bisphénol A, présent dans les biberons, les canettes, les boîtes de conserves, les bouteilles et ustensiles en plastique, etc, des phtalates, partout utilisés dans les plastiques (rideaux de douche, jouets, emballages alimentaires, etc.), ou encore dans les cosmétiques (parfums, déodorants, etc.), des retardateurs de flammes bromés (employés dans les textiles, les ordinateurs, les mousses…), les additifs alimentaires...

Au total, 320 substances sont sur la sellette, dont 66 ont été classées par le Conseil de l’Europe comme perturbateurs endocriniens confirmés.

Quels risques leurs sont associés ?

En se fixant sur le récepteur des gènes qui commandent la production d’œstrogènes, ils peuvent bloquer, jusqu’à preuve du contraire, ou amplifier la sécrétion, le transport, l’action ou l’élimination des hormones. Globalement, ils sont suspectés d’altérer les capacités reproductives avec, chez les hommes, une baisse de la spermatogénèse. Sur ce point précis il existe cependant beaucoup d’interrogation, car, par exemple, le phénomène n’est pas observé uniformément... Si l’on peut constater un déclin spermatique à Paris, il n’en vas pas de même à Toulouse.... Les perturbateurs endocriniens pourraient en outre engendrer une diminution du nombre de mâles à la naissance - sex-ratio - et un accroissement des malformations génitales. En 2006, à la maternité du CHU de Montpellier, le Pr Charles Sultan a ainsi constaté qu’il y avait deux fois plus d’hypospadias (malformation du pénis), de cryptorchidies (non-descente de testicules), de micropénis et de pseudohermaphrodismes chez les enfants d’agriculteurs ou de maraîchers, en plus grand contact avec les pesticides que le reste de la population !

Chez les filles, des études ont montré des anomalies dans la différenciation sexuelle, des troubles ovariens et de la fertilité, un risque plus important de mortalité intra-utérine et une diminution de la croissance fœtale.

Ces perturbateurs sont aussi suspectés d’être responsables de l’augmentation des cancers des testicules, dont l’incidence augmente, de la prostate et des seins, dans les pubertés précoces, les troubles de la thyroïde, du système immunitaire et du métabolisme. « On ne sait pas encore tout, mais un homme né dans les années 1970 a deux fois plus de risques d’avoir un cancer des testicules qu’un homme né en 1930, souligne Rémy Slama. Vu la rapidité avec laquelle cette tumeur se développe, la cause ne peut pas être génétique. »

Quelle exposition au risque ?

Le problème est que nous ne sommes pas exposés à une seule substance mais à de multiples facteurs de risque. On a retrouvé la trace d’une centaine de produits toxiques (dont certains interdits depuis des années) dans le sang de députés européens qui se sont prêtés à un test, environ 300 polluants ont été détectés dans le sang du cordon ombilical de 30 bébés de la maternité du CHU de Montpellier, le bisphénol A étant présent dans les urines de 95 % des Américains, l’on en trouve également dans le lait maternel…

On pourrait se rassurer en se disant que les doses auxquelles nous sommes confrontés sont trop faibles pour produire des effets négatifs pour notre santé, sauf que – tous les scientifiques l’admettent aujourd’hui – ce n’est pas forcément l’importance de la dose qui détermine la nocivité d’une substance, ni même la durée d’exposition, aussi longue soit-elle. En revanche, la période d’exposition paraît cruciale.

« L’exposition du fœtus durant le premier trimestre de grossesse pourrait être décisive » : globalement, les enfants et les femmes enceintes sont des personnes à risques, même si tous ne réagissent pas de façon identique...

Que font les autorités sanitaires ?

La France est à l’heure des études et des recommandations individuelles pour se protéger des polluants chimiques, mais il n’est pas encore vraiment question d’interdiction. Néanmoins, dans son avis de février 2010, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) reconnaît qu’un perturbateur endocrinien, le bisphénol A, présente des « signaux préoccupants » !

Une expertise collective a été diligentée par le ministère de la Santé, dont les résultats seront connus à l’automne prochain. Sans attendre, les députés ont voté une proposition de loi pour interdire les biberons qui en contiennent. D’autres pays, comme le Canada ou certains Etats des Etats-Unis, les ont déjà proscrits. Le Meeddm pour sa part a dégagé 3 millions d’euros et lancé 13 projets de recherche sur les perturbateurs endocriniens.

Les résultats de trois études

Les premières conclusions de trois études ont été présentées à Rennes.La première étude, réalisée par l’équipe du Dr Jacques Auger, à l’hôpital Cochin (Paris), montre que l’exposition de rats (de la gestation à l’âge adulte) à de faibles doses de génistéine (un phytoœstrogène) et/ou de vinclozoline (un anti-androgène) entraîne plusieurs anomalies : chez un tiers des animaux, les testicules ne sont pas descendus, la puberté est retardée chez les mâles, le fonctionnement des glandes salivaires et le comportement alimentaire des mâles juvéniles sont modifiés, le développement de la glande mammaire chez les femelles est perturbé. Les rats présentent également des malformations du cartilage des disques intervertébraux.

La deuxième étude, menée par l’équipe de Sylvaine Cordier (Inserm Rennes), porte sur la chlordécone, un insecticide organochloré utilisé aux Antilles dans les cultures de bananes. Plus de 1 000 femmes en fin de grossesse ont été suivies entre 2004 et 2008. 62 % d’entre elles ont de la chlordécone dans le sang. Or la contamination, qui se fait via l’alimentation, entraîne un risque significatif d’accouchement prématuré. La présence de l’insecticide dans le sang du cordon (28 % des cas) est aussi liée à une prise de poids du bébé importante les trois premiers mois,et de ce fait, entraîne un risque certain d’obésité à l’âge adulte ?

La troisième étude, dirigée par Catherine Viguié (Inra Toulouse), révèle que le fonctionnement de la thyroïde des rats et des moutons exposés au fipronil, un insecticide agrovétérinaire très répandu, est exagérément stimulé : les enzymes du foie sont multipliées et l’élimination de l’hormone thyroïdienne (T4 ou thyroxine) dans le sang est accélérée... Les effets sont un peu moins importants chez les ovins, plus proches de l’homme. L’exposition à un retardateur de flammes polybromé diminuerait cependant de moitié le temps de vie (temps mis par une substance pour perdre la moitié de son activité) de la thyroxine.

Brigitte Bègue

Les dégâts du Distilbène

Prescrit à des millions de femmes enceintes dans les années 1950 pour leur éviter une fausse couche ou un accouchement prématuré, le Distilbène a été interdit en France en 1977. Mais cet œstrogène de synthèse a fait des dégâts considérables chez les enfants qui y ont été exposés dans le ventre de leur mère : malformations génitales chez les filles et les garçons, stérilité, fausses couches, cancers du col et du vagin…

On sait aujourd’hui que les effets du Distilbène se font ressentir jusqu’à la troisième génération, autrement dit chez les petits-enfants des femmes qui en ont pris. Ce perturbateur endocrinien pourrait aussi être à l’origine de troubles psychiques : dépression, anxiété sévère, schizophrénie, anorexie…

L’âge de la puberté avance

« Entre 1992 et 2007, l’âge de l’apparition des seins a avancé d’un an », assure le Dr Jean-Paul Bourguignon, pédiatre-endocrinologue au Chu de Liège (Belgique). C’est un fait : les cas de puberté précoce, avant l’âge de 9 ans, sont de plus en plus fréquents.

Déjà, en 1998, une vaste étude américaine montrait que le développement de la glande mammaire chez les petites filles se produisait à 9 ans et 7 mois, contre 10 ans et 5 mois en 1970. Une récente enquête menée auprès de 1 151 fillettes américaines, dont la moitié ont commencé leur puberté avant l’âge de 9 ans et un quart avant l’âge de 8 ans, indique que les perturbateurs endocriniens pourraient être en cause. Des concentrations élevées de phénols, phtalates, phytoœstrogènes ont été détectées dans leurs urines.

Une piste évoquée par le Dr Bourguignon : « En Belgique, nous avons retrouvé beaucoup de Ddt, un pesticide organochloré, chez des enfants migrants dont la puberté était précoce. Il y a peut-être un lien avec l’exposition fœtale à ce perturbateur endocrinien, mais nous n’avons pas de preuves formelles.» Difficile donc de conclure, même si les indices s’accumulent dans plusieurs études internationales. D’autres facteurs sont à prendre en considération, et notamment l’alimentation.

Par exemple, les enfants obèses sont souvent pubères plus tôt, tandis que l’anorexie, elle, bloque l’arrivée des règles.

Source : http://www.viva.presse.fr/spip.php?page=enquete&id_article=13884

mercredi, septembre 22 2010

La nicotine un anti alzheimer ?

nicoderm-fix-11_1246021866-300x202.jpg Au CHU de Créteil, l'application de patchs jusque-là réservés aux fumeurs en sevrage apaisent les patients souffrant de maladies neurodégénératives.

Longtemps le constat a fait l'objet d'une sorte d'omerta. Les études épidémiologiques, mesurant les effets à première vue désastreux du tabac, laissaient apparaître un insolite bénéfice : statistiquement, les fumeurs semblaient mieux protégés contre les maladies neurodégénératives, alzheimer ou parkinson. Or cela faisait désordre et risquait de brouiller le message anti-cigarettes. D'où une certaine gêne : mieux valait n'en pas parler. Pourtant, dès 1999, au nom de l'Assistance publique, le professeur Pierre Cesaro et le docteur Gabriel Villafane (service de neurologie, CHU Henri-Mondor de Créteil) déposaient une discrète demande de brevet revendiquant l'«utilisation de la nicotine à l'état pur comme médicament pour les maladies neurodégénératives, notamment la maladie de Parkinson, certaines épilepsies, et les démences séniles type alzheimer».

Notons la formulation prudente : «nicotine à l'état pur» - pas question de recommander aux malades (ou futurs malades, au nom de la prévention) de fumer comme des pompiers, avec les inconvénients des goudrons cancérigènes ! Dans leur demande de brevet, les deux spécialistes préconisent l'utilisation des patchs nicotiniques destinés aux gens qui veulent cesser de fumer.

Actuellement, observe Gabriel Villafane, «pour l'administration de beaucoup de médicaments, le patch est à la mode. Un jour, on pourrait procéder autrement que par cette voie transdermique, et administrer la nicotine en injection, ou avec des gélules, par voie orale». Ou pourquoi pas avec des suppositoires - forme galénique un peu démodée... ? Pas question, en tout cas, de se remettre à fumer ! L'important, c'est l'effet apaisant de la nicotine pure sur les neurones.

La demande du brevet international (vite accordé) reposait sur les observations du docteur Villafane : en moyenne, ses patients fumeurs se portaient mieux. Le praticien avait même observé une aggravation des crises chez des patients épileptiques qui cessaient de fumer. Alors pourquoi ne pas leur prescrire - à eux, ainsi qu'à d'autres victimes de maladies neurologiques - ces fameux patchs de nicotine conçus pour l'arrêt du tabac ? Les résultats ont été spectaculaires : à Créteil, grâce au bouche-à-oreille, la consultation ne désemplit pas. Après quatre mois de patchs à haute dose, les parkinsoniens constatent une rémission à 50% de leurs symptômes - «un résultat jamais observé avec aucune autre molécule thérapeutique». Crampes des membres inférieurs (dystonie), dyskinésie (mouvements involontaires), tremblements caractéristiques... tout s'atténue. Non seulement la progression de la maladie est enrayée, mais la poursuite de la cure nicotinique permet de basculer peu à peu de l'ancien et classique traitement antiparkinsonien à la L-dopa (1 200 euros par mois) à la seule nicotine (200 euros par mois) : «La Sécu a tout à y gagner», dit le médecin.

Sur les imageries en «Dat-Scan», on observe en direct les effets bienfaisants de cette affreuse nicotine : les noyaux caractéristiques de la maladie s'estompent à vue d'oeil. Il ne s'agit pas d'une vraie surprise, car on connaît le mode d'action de cette mystérieuse nicotine, protectrice des neurones, qui intervient dans le cerveau comme un neurotransmetteur de la dopamine et de l'acétylcholine. La nature a même prévu pour elle, de toute éternité ou presque, des récepteurs spécifiques : récemment, une équipe de l'Institut Pasteur (Pierre-Jean Corringer, «Nature», 5 novembre 2008) en a élucidé, sur des bactéries, la structure tridimensionnelle - qui aurait «entre un et trois milliards d'années». La dépendance à la nicotine, même quand personne ne fumait, apparaît donc comme une très vieille histoire : l'organisme est capable de synthétiser lui-même les neuromédiateurs dont il a besoin - comme aussi, par exemple, la morphine. Mais alors, face à une telle biologie immémoriale, pourquoi déposer des brevets ? Pourquoi ne pas se contenter de scotcher des patchs de nicotine sur les patients qui en ont besoin ?

Le docteur Villafane s'en explique : «Les patchs nicotiniques sont conçus - et partiellement remboursés - pour un usage transitoire. Il ne nous est pas permis de les prescrire pour une autre indication, surtout pas indéfiniment ! Ils ne disposent pas d'une AMM (autorisation de mise sur le marché) pour autre chose que le sevrage tabagique.» Les parkinsoniens ainsi traités le sont donc d'une façon quasi clandestine, à leurs frais. Pendant ce temps, «les Américains sont en train de déposer des brevets qui contournent le nôtre». Quant aux fabricants de patchs nicotiniques, ils attendent. Après celle des tests du sida, une nouvelle guerre franco-américaine se profile…

Fabien Gruhier

Source : http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/notre-epoque/083098/nicotine-contre-alzheimer.html

jeudi, septembre 9 2010

La malbouffe rendrait également accro, tout autant que les drogues dures !

390271923_ff19210695.jpg De récentes études montrent que le gras, le sel et le sucre présents en quantité dans les plats bon marché ont le même effet sur le cerveau que les drogues dures. Pssst, pssst… Un petit shoot de cheeseburger ?

Selon un article de la dernière publication du ’’New Scientist’’, l’idée que la malbouffe créerait une dépendance tend à se diffuser parmi les chercheurs. De récentes études le montrent (notamment) sur les rats : gavés de bacon, de saucisses, de glaces et de chocolats, ceux-ci ont présenté des comportements physiologiques et comportementaux en tout point semblables aux rongeurs rendus accros à la morphine. En outre, une fois l’addiction établie (et elle est très rapide), des obstacles tels que des décharges électriques n’ont en aucun cas dissuadé les rats de boulotter leur came.

Ces similitudes ne s’arrêtent pas au règne animal. Lorsque l’on présente à des humains des photos de leurs aliments préférés, leur cerveau sécrète une grande quantité de dopamine. Quasiment à l’identique de ce qui se produit dans le cerveau de cocaïnomanes mis en présence d’une photo de poudre blanche. Et le New Scientist de conclure : “Il y existe maintenant des preuves convaincantes que les aliments riches en sucre, en graisses et en sel, peuvent modifier la chimie de votre cerveau d’une manière similaire à celles de drogues hautement addictives comme la cocaïne et l’héroïne”.

D’ici peu, il se pourrait même que ces preuves scientifiquement établies permettent de lancer une première action en justice contre l’industrie de la restauration rapide au motif d’avoir sciemment trafiqué les aliments au détriment de la sécurité sanitaire, cela à l’instar des poursuites engagées contre l’industrie du tabac dans les années 1980 et 1990.

Hank Cardello, un ancien cadre de Coca Cola, a déclaré qu’une solution à ce problème consisterait peut-être à donner un petit coup de pouce fiscal aux entreprises produisant des aliments sains. Parce que “les gens ne changeront pas spontanément leurs habitudes alimentaires” il s’agit donc “de retirer des calories excédentaires de la circulation et , de cette façon, ne plus continuer à engraisser une industrie alimentaire pernicieuse autant que néfaste pour les consommateurs”.

Source : http://www.lesmotsontunsens.com/science-la-malbouffe-rend-aussi-accro-que-les-drogues-dures-7822

jeudi, avril 15 2010

Une antibiothérapie culinaire de choix : mangez du lapin !

P1020043-168x300.jpg La cuniculture intensive (et subventionnée)* telle qu’elle existe aujourd’hui n’est pas viable sans un apport important (et coûteux) de médicaments et d’antibiotiques. Et même avec cette médicamentation massive, les taux de mortalité dans ces élevages en cages sont de 26,7 % pour les lapins d’engraissage (tués à 74 jours) et 29,1 % pour les lapines reproductrices chaque année. Les conditions d’élevage concentrationnaire n’assurent pas une bonne santé et la chair des lapins qui arrive dans notre assiette est issue d’animaux malades.

* http://www.l214.com/lapins

Une antibiothérapie culinaire de choix : mangez du lapin !

À la lecture du rapport 2007 de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), on reste pantois face aux chiffres affichés : les animaux d’élevage ont avalé pour la France 1 300 tonnes d’antibiotiques, soit 87 tonnes de plus que l’année précédente (nous ne disposons pas des chiffres de 2008). Curieux, puisque cette consommation aurait dû baisser depuis 2006, les éleveurs n’ayant plus droit légalement qu’aux antibiotiques destinés aux soins vétérinaires. Faut-il en déduire que les pauvres bêtes sont de plus en plus malades ?

Par exemple en 2007, les cochons ont englouti 8 % d’antibiotiques en plus qu’en 2006, alors que leur nombre n’a augmenté que de 0,7 %. Mais le record en la matière revient aux lapins : à eux seuls, ils ingurgitent plus de 10 % de l’ensemble des antibiotiques destinés à l’élevage industriel de tous les animaux. En clair, pour produire 1 kilo de lapin, il faut 7 fois plus d’antibiotiques que pour faire 1 kilo de porc, et 32 fois plus que pour 1 kilo de poulet… Il faut préciser que les lapins sont entassés jusqu’à 20 par mètre carré dans des clapiers, et sont passés du régime aux herbes folles et carottes aux granulés industriels, lesquels détraquent complètement leur flore intestinale. Bref, des lapins qui, pour ne pas trépasser avant terme, sont transformés en pharmacies à quatre pattes. Conseil futé (selon une recette du Canard enchaîné) : si vous contractez une maladie infectieuse, plutôt que d’aller chez le pharmacien, joignez l’utile et l’agréable : faites-vous un civet de lapin aux sulfamides, servi avec une sauce tétracycline sur fond de fluoroquinolone. N’hésitez pas à communiquer cette recette à votre « médecin-traiteur »…



Michel Dogna

Source : http://www.pratiques-de-sante.com/article/coup-de-gueule-antibiotherapie-culinaire-lapin.html?page=2

mercredi, février 10 2010

La Norvège limite certaines infections en luttant contre les antibiotiques !

113daf0c-cf4d-11dc-890a-ee2e117d2386-300x168.jpgLa meilleure façon d’éliminer les infections de staphylocoque doré (qui font 20 000 morts tous les ans aux Etats-Unis, plus que le Sida) serait de réduire l’utilisation des antibiotiques, estime la Norvège.

Le staphylocoque doré résistant, ou Methicillin-resistant Staphylococcus aureus (SARM), est responsable de près de 20 000 décès tous les ans aux Etats-unis. Quant à elle, l’Europe n’a rien à leur envier : avec ses 25 000 morts dus au bactéries résistantes et 2,5 millions de jours d’hospitalisation pour un coût de 1,5 milliard d’euros. Le problème avec cette bactérie, c’est qu’elle a développé des résistances aux traitements antibiotiques. En cause l’utilisation abusive des antibios ce qui a conduit à la mutation des vecteurs de certaines maladies (tuberculose notamment), les rendant plus difficile, voire impossible à traiter. Le SARM : une des principales menaces sanitaires

L’Organisation mondiale de la Santé a d’ailleurs déclaré la résistance aux antibiotiques comme l’une des principales menaces pesant sur la santé publique mondiale. Il y a 25 ans, alors que le monde entier planchait sur de nouvelles molécules tueuses de bactéries, la Norvège a opté pour un système sanitaire limitant simplement l’utilisation des médicaments. Aujourd’hui le pays est l’un des plus sûrs au monde. En Norvège les presciptions d’antibiotiques ne sont pas systématiques

Les patients porteurs du SARM sont systématiquement isolés et leur médecin est « testé » et éventuellement prié de rester à son cabinet. Rien de plus. De nombreux pays commencent à s’intéresser au cas norvégien, notamment les Etats-Unis, où des tests sont réalisés dans quelques hôpitaux. Un centre médical à Billings, Montana, a ainsi réduit l’émergence de cas de SARM de 89%. A Pittsburgh, la baisse a été de 80% en quatre ans. Depuis peu, tous les hôpitaux de la ville ont adopté ce programme, aboutissant à une diminution de moitié des cas de SARM.

« Vous économisez des souffrances, vous économisez des soins, vous économisez de l’argent, vous sauvez des vies » a déclaré le Robert Assassiner, chef des maladies infectieuses de l’administration sanitaire de Pittsburgh. Une évidence… Mais la nature de l’évidence n’est-elle pas le plus souvent de rester inaperçue ?

Source : http://www.lesmotsontunsens.com/sarm-la-norvege-reduit-les-infections-en-luttant-contre-les-antibiotiques-7234

vendredi, octobre 16 2009

L’espérance de vie en question

jeanne.jpg Un bébé sur deux qui naît aujourd’hui dans les pays développés deviendra centenaire. Voilà ce qu’affirme une étude conduite par une université danoise, sous la direction du professeur K. Christensen qui a travaillé dans les centres de recherche américains comme Long Life Family Study, National Institutes of Health, National Institute on Aging. En Europe, il travaille avec le Genetics of Healthy Aging. Au vu des taux de décès actuels, il apparaîtrait que trois enfants sur quatre nés dans les pays riches devraient vivre au moins jusqu’à 75 ans. Et si les conditions de santé moyennes s’améliorent au même rythme qu’au cours des deux derniers siècles, la plupart d’entre eux devraient pouvoir atteindre 100 ans.

L’espérance de vie à la naissance est la durée moyenne que peut espérer vivre une personne en fonction de son année de naissance. Elle se calcule à partir des quotients de mortalité. Les guerres, les désastres naturels, les épidémies et les famines la font diminuer, alors que les progrès des conditions sanitaires (hygiène, alimentation, accès aux soins) et de la qualité de vie (conditions de travail et accès au confort moderne) tendent à l’allonger.

Ces prédictions optimistes se basent sur le postulat que l’allongement de l’espérance de vie enregistrée depuis deux cent ans continuera au même rythme en tablant que les conditions de santé des populations s’amélioreront de la même façon qu’elles l’ont fait jusqu’à présent. Certaines voix contredisent ces projections officielles (86 ans en 2050 selon l’Insee, 103 ans en 2300 selon l’ONU) et pensent que la courbe pourrait s’inverser.

Elles soulignent la non prise en compte de phénomènes considérés comme des « bombes à retardement démographiques » tels que l’obésité par exemple et surtout les impacts de la pollution sur la santé. Ces nombreuses pollutions auxquelles nous sommes exposés ont des répercussions multiples sur notre santé : perturbation des fonctions de reproduction, affaiblissement du système immunitaire, incidence croissante des cancers, troubles endocriniens, maladies de l’appareil respiratoire, explosion des troubles cardio-vasculaires et des maladies auto-immunes. Pour autant, ces impacts ne pourront vraiment se mesurer qu’à long terme et ne sont pas pris en considération aujourd’hui pour calculer notre espérance de vie donc le résultat ne peut être que faussé.

Claude Aubert, un agronome qui prône l’agriculture biologique, estime que les générations nées à partir des années 70 connaissent une exposition aux produits chimiques que leurs aînés n’ont pas subi et en déduit que : « Nous vivrons moins longtemps que nos parents, de même que nos enfants vivront moins longtemps que nous ».

Cette alarme n’est pas nouvelle. Ainsi, d’après le témoignage de Roger Heim, président de l’Académie Nationale des Sciences en France : « Le 22 octobre 1963, dans la Salle du Congrès à Washington, devant une assistance attentive et vibrante, lors de la célébration du premier centenaire de l’Académie Nationale des Sciences de Washington, le Président John Kennedy prononça un remarquable discours, qui fut sans doute le dernier avant le drame atroce qui devait éliminer des assises internationales l’un des esprits les plus pénétrants de notre temps. Dans cette allocution, le Président des Etats-Unis, livrant l’exemple à d’autres chefs d’Etat, aborda avec fermeté, avec précision, le thème majeur de la pollution par les corps chimiques répandus à profusion, de la destruction des équilibres naturels, de l’érosion des sols. L’immense assemblée qui l’écoutait savait déjà l’ampleur de l’enjeu. Indiscutablement, elle était éclairée et elle réagit à l’unisson dans une explosion frénétique d’acclamations. Le nom de Rachel Carson, sur chaque lèvre, s’imposait parmi ceux dont le poids ou la lutte étayait un tel propos. John Kennedy mettait l’accent en priorité, sur le problème peut-être le plus grave avec lequel notre siècle se trouve confronté. Ici encore, son intelligence et son courage achevaient de dessiner les contours de l’homme, j’entends de celui qui mérite son nom. Je sortis, de cette cérémonie émouvante, moins pessimiste: il y avait quelque chose de changé aux Etats-Unis.»

Quelques mois après, JFK eut la fin que l’on connaît et rien ne changea vraiment aux Etats-Unis ni dans le monde.

Cent mille molécules chimiques seraient actuellement utilisées sans jamais avoir été véritablement testées idividuellement et encore moins en synergie les unes avec les autres. De plus, si certains composants de l’industrie chimique ont été interdits, les études scientifiques montrent qu’ils sont toujours présents dans tous les tissus humains. Des produits toxiques comme le DDT, interdit depuis 30 ans, se trouvaient encore dans le sang des volontaires qui ont participé à l’étude menée par le WWF en 2003. Et des molécules tout aussi dangereuses ont également été trouvées chez tous les nouveau-nés lors d’une enquête menée en 2005 par l’Environnemental Working Group, une association américaine. Une précédente étude menée en 1998 en Australie avait mis en évidence la présence de trois pesticides en moyenne dans le méconium d’une cinquantaine de bébés, en quelque sorte contaminés avant la naissance comme le révèle François Veillerette dans son livre « Pesticides, le piège se referme ».

« En fait, ce sont probablement plusieurs centaines de molécules issues de l’industrie chimique qui passent chaque jour dans notre organisme » observe Claude Aubert. Des molécules dont on ne connaît pas réellement les impacts, puisque chaque matière active n’est testée que de manière isolée, jamais dans une version mélangée avec d’autres. « Les pesticides sont constitués de plusieurs matières actives, ainsi que d’adjuvants. Or, le produit commercialisé est parfois plus toxique que la matière seule, comme cela a été récemment mis en évidence à propos du Round Up » explique Claude Aubert.

Plus de 50% des fruits, légumes et céréales consommés en France contiennent des traces de pesticides. 7% des échantillons dépassant même les limites officielles admises : les Limites Maximales en Résidus (LMR). Plus de 23% de ces végétaux contiennent parfois jusqu’à 8 différents pesticides ! Il y a également des résidus de pesticides dans l’eau (les traitements agricoles se retrouvant dans les nappes phréatiques) et dans les vins. Il y a 27 traitements phytosanitaires en moyenne pour la production d’une pomme ! Une enquête indépendante récente menée par des ONG dans des supermarchés européens montre une contamination généralisée des raisins non bio. Des pesticides interdits ont été retrouvés, les LMR ont été dépassées. Cette étude comparative menée en Allemagne, France, Hollande, Hongrie et Italie, montre que tous les consommateurs européens sont concernés. 123 des 124 des raisins analysés contiennent des résidus de pesticides et 20% des raisins étaient contaminés par parfois plus de 10 pesticides. Un échantillon dépassait même la dose de référence pour la toxicité aiguë ! Plus grave, trois échantillons contenaient des pesticides interdits dans le pays de production. Les 25 échantillons de la France provenaient de 11 magasins de 5 enseignes répartis dans 3 régions. Quatre échantillons dépassaient les limites maximales en résidus légales !

La France est le 1er pays européen pour l’utilisation de pesticides avec 78 000 tonnes de produits phytosanitaires répandus dans les champs. Le Grenelle de l’environnement aura accouché d’une souris en matière de résolutions concrètes pour résoudre ce problème. La réduction annoncée de 50% des traitements phytosanitaires d’ici dix ans a été en définitive baissée par la nécessité de leur trouver des alternatives. « Ce qui vide l’accord de sa substance » dénoncent les ONG. Par ailleurs, l’objectif du Grenelle est de passer la surface allouée à l’agriculture biologique de 2 à 6%. Bien maigre objectif !



L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé préconise que nous consommions cinq fruits et légumes par jour... L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé préconise que nous consommions cinq fruits et légumes par jour mais le gain de santé acquis avec ce régime ne sera-t’il pas perdu à cause de l’empoisonnement des végétaux qui nous sont proposés par l’agriculture intensive, subventionnée et polluante ?

Dernier rebondissement en date, les produits issus de l’agriculture biologique ne seraient pas meilleurs pour la santé que ceux issus de l’agriculture conventionnelle, tel est le message manipulateur de l’agence sanitaire britannique sur les valeurs nutritives « Organic Food ». L’étude prouve qu’il n’y a pas plus de vitamine C, de magnésium, de calcium, de potassium, de zinc et de cuivre dans les produits bio que dans les autres.

Ce ne sont pas les valeurs nutritives des végétaux issus de l’agriculture intensive qui sont en cause mais leur contamination par des éléments de synthèse chimique agressifs, voire mortels à doses cumulées, pour l’organisme humain. Les organisations et les chercheurs indépendants qui tentent d’avertir le public et les décideurs politiques des catastrophes sanitaires futures sont peu entendus car le lobbying de l’industrie chimique est intense et le rapport de force leur est outrageusement favorable, ceci dans la plus totale indifférence sinon la complicité des pouvoirs publics.

http://www.dailymotion.com/video/x6te7x_pesticides-revelation-sur-un-scanda_news http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-moitie-des-bebes-nes-dans-les-pays-riches-futurs-centenaires_791700.html http://www.mdrgf.org/27pesticides.html http://www.carevox.fr/Sante-au-quotidien/Pathologies-Prevention/article/maladie-de-parkinson-en-lien-avec http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2914717229/techloisir-21/402-7587078-0097712?%5Fencoding=UTF8&camp=1642&link%5Fcode=xm2 http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Heim http://files.vspider.net/EtudeWWF.pdf http://www.ewg.org/ http://livre.fnac.com/a1313484/Francois-Veillerette-Pesticides-le-piege-se-referme http://www.i-sis.org.uk/GTARWfr.php http://www.mdrgf.org/pdf/Supermarche_pesticide/MDRGF_Dossier_Raisin_pesticides_Final.pdf http://www.ajcn.org/cgi/content/abstract/ajcn.2009.28041v1