Terre Future

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vendredi, octobre 9 2015

La lutte contre le réchauffement climatique : une croisade absurde, coûteuse et inutile

Livre Blanc rédigé par la Société de Calcul Mathématique SA

L'ensemble  des politiques  publiques, françaises, européennes, mondiales,  trouve  aujourd'hui  son origine, son inspiration, dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le credo initial  est  simple  à  décrire  :  il  postule  que  les  températures  à  la  surface  du  globe  ne  cessent  d‟augmenter depuis trente ans et que l'homme en est responsable.

Il en résulte toutes sortes de discussions, conférences, réglementations, qui ont en définitive  un impact fort sur l'état de  notre économie. Tous les domaines sont concernés : les transports,  l'habitat,  l'énergie,  etc.  Pourquoi  faut-il  économiser  l'énergie  ?  C'est tout simple  :  il  faut  réduire l'impact de l'homme sur la planète. Voilà le credo de base.

Les  conséquences  sur  la  recherche  scientifique  dans  son  ensemble  sont  particulièrement  nettes et particulièrement malsaines. Pas une étude ne peut être lancée, sur quelque sujet que  ce soit, si elle ne fait directement référence au réchauffement climatique. Vous souhaitez travailler sur la géologie du bassin de la Garonne ? Voilà pourtant un sujet complètement normal  et socialement utile à tous égards. Eh bien, votre étude ne sera financée, ne sera approuvée,  ne  sera  publiée,  que  si  elle  mentionne  les  possibilités  de  stockage  géologique  du  CO2.  C'est consternant.
La croisade a envahi tous les domaines et tous les esprits : la lutte contre le CO2  est devenue  une priorité nationale. Comment en sommes-nous arrivés là, dans un pays qui se veut cartésien ?

Elle  trouve sa source dans les déclarations du GIEC, réitérées au fil des années, reprises par  la Commission Européenne et par les Etats membres. La France, qui se veut le "bon élève de  l'Europe", rajoute à chaque croisade une couche supplémentaire de vertu. Là où les autres décident  une  réduction,  nous  déciderons  par  principe  une  réduction  plus  importante,  sans  la  moindre interrogation sur la pertinence de la mesure : une croisade est vertueuse par principe.
On ne saurait être trop vertueux.
Mais le mathématicien ne croit pas aux croisades ; il regarde les faits, les données, les observations, les raisonnements.

La suite ici : http://www.scmsa.eu/archives/SCM_RC_2015_08.pdf

jeudi, février 2 2012

Oubliez le réchauffement climatique – c'est le cycle 25 dont il faut s'inquiéter...

(et si les scientifiques de la NASA ont raison, la Tamise sera à nouveau prise par les glaces)


L'office météorologique publie de nouveaux chiffres qui ne montrent aucun réchauffement depuis 15 ans

Le supposé « consensus » sur un réchauffement climatique causé par l'homme se retrouve face à un défi gênant après la publication de nouvelles données de températures montrant que la planète ne s'est pas réchauffée pendant les 15 dernières années.


Les chiffres suggèrent qu'on pourrait même aller vers un mini-âge glaciaire qui rivaliserait avec la chute de température qui a duré 70 ans et avait permis au 17e siècle des kermesses sur la Tamise gelée.


Basées sur des lectures de plus de 30 000 stations de mesure, les données ont été publiées sans fanfare par l'office météorologique et l'unité de recherche climatique de l'université d'East Anglia. Elles confirment que la tendance à une élévation des températures mondiales s'est terminée en 1997.

                                                                                     La Tamise en 1684

Pendant ce temps des scientifiques climatiques de premier plan ont déclaré dimanche au Mail qu'après avoir émis inhabituellement des niveaux élevés d'énergie au cours du 20e siècle, le soleil se dirige aujourd'hui vers un « grand minimum » de production, menaçant d'étés froids, d'hivers plus rudes et d'un raccourcissement des saisons disponibles pour les cultures.

La production solaire traverse des cycles de 11 ans, avec un nombre élevé de taches solaires au moment des pics.


Nous sommes maintenant à ce qui devrait être le pic du dénommé « cycle 24 » – qui a donné la semaine dernière une tempête solaire avec des aurores boréales plus au sud que d'habitude. Mais le nombre des taches solaires diminue de moitié par rapport à celles observées pendant le pics des cycles du 20ème siècle.


Les analyses des experts de la NASA et de l'université d'Arizona – dérivées de mesures du champ magnétique à plus de 220 000 km sous la surface du soleil – suggèrent que le cycle 25, dont le pic est attendu en 2022, sera encore beaucoup plus faible.


Selon l'article publié la semaine dernière par l'office météorologique, il y a 92% de chance qu'aussi bien le cycle 25 et ceux qui suivront les décennies suivantes seront aussi faibles, ou plus faibles que ceux de la période du « Minimum de Dalton » entre 1790 et 1830. A cette époque, nommée d'après le météorologue John Dalton, les températures moyennes d'Europe ont chuté de 2°C.

Il est cependant possible également que la nouvelle chute de l'énergie solaire puisse être aussi importante que le « minimum de Maunder » (d'après l'astronome Edward Maunder), entre 1645 et 1715 au moment le plus froid du « petit âge glaciaire » quand on donnait des fêtes sur la Tamise gelée et que les canaux en Hollande avaient gelé.


Cependant, dans son article, l'office météorologique a déclaré que les conséquences aujourd'hui seraient négligeables – parce que l'impact du soleil sur le climat est largement inférieur à celui du dioxyde de carbone d'origine humaine. Bien que la production solaire est supposée décroître jusqu'en 2100,  Cela ne causerait une réduction des températures mondiales que de 0,08°C » Peter Scott, l'un des auteurs, a dit « nos découvertes suggèrent qu'une réduction de l'activité solaire à des niveaux inconnus depuis des centaines d'années serait insuffisante pour compenser l'influence dominante des gaz à effet de serre. »

Ces découvertes sont farouchement discutées par d'autres experts solaires.
 

« Les températures mondiales peuvent se retrouver plus froides qu'aujourd'hui pendant 50 ans ou plus », a dit Henrik Svensmark, directeur du centre de recherche climatique à l'institut spatial du Danemark. « Ce sera une longue bataille pour convaincre certains scientifiques en climat que le soleil est important. Il est possible que le soleil en fasse lui-même la démonstration sans l'aide de quiconque. »

Il a souligné que, en déclarant l'effet d'un minimum solaire faible, l'office météorologique se reposait sur les mêmes modèles informatiques infirmés par l'actuel pause du réchauffement climatique.


Les niveaux de CO2 ont continué à augmenté sans interruption et, en 2007, l'office météorologique a déclaré que le réchauffement climatique allait revenir en force. Il disait qu'entre 2004 et 2014 il y aurait un accroissement général de 0,3°C. En 2009 il a prédit qu'au moins trois années entre 2009 et 2014 battraient les précédents records de température de 1998.


Pour l'instant il n'y a aucun signe de l'imminence de tout cela. Mais hier un porte-parole de l'office météorologique a insisté que ses modèles étaient toujours valables.
« Une projection à 10 ans reste une science d'avant-garde. La période annoncée pour la projection n'est pas encore terminée », a-t-il dit.


Le Dr Nicola Scafetta, de l'université Duke en Californie du nord, est l'auteur de plusieurs articles qui discutent des modèles climatiques de l'office météorologique concernant un « réchauffement constant depuis 2000 jusqu'à aujourd'hui ».

« Si les températures continuent de rester stationnaires ou repartent vers un nouveau refroidissement, la différence entre les modèles et les données enregistrées deviendra finalement si importante que la communauté scientifique tout entière remettra en question les théories actuelles », a-t-il dit.

Il pense que comme le modèle de l'office météo attache une plus grande signification au CO2 qu'au soleil, il est tenu de conclure qu'il n'y aurait pas de refroidissement. « La vraie question est de savoir si le modèle lui-même est précis », a dit le Dr Scafetta. Par ailleurs, l'un des plus éminents experts en climatologie, le Pr Judith Curry de l'institut de technologie de Géorgie, a déclaré penser que la prédiction confiante de l'office météo d'un impact négligeable était difficile à comprendre.

« Ce qu'il serait responsable de faire serait d'accepter le fait que les modèles puissent avoir de sérieux défauts en parlant de l'influence du soleil », a dit le Pr Curry. Quant à l'interruption du réchauffement, elle a dit que de nombreux scientifiques « ne sont pas surpris. »


Elle a fait remarquer qu'il devenait manifeste que des facteurs autres que le CO2 jouent un rôle important dans l'élévation ou la diminution de la chaleur, comme les cycles de 60 ans de température de l'eau du Pacifique et de l'Atlantique.

« Ils ont été insuffisamment appréciés en terme de climat mondial », a-t-elle dit. Quand ces deux océans étaient froids dans le passé, comme entre 1940 et 1970, le climat s'est refroidi. Le cycle du Pacifique est repassé du chaud au froid en 2008 et l'Atlantique est supposé s'inverser aussi dans les prochaines années.


Pal Brekke, conseiller du centre spatial norvégien, a dit que des scientifiques ont trouvé difficile à accepter l'importance des cycles de l'eau, parce que le faire c'est admettre que ce sont les océans – et non le CO2 – qui ont été la cause du réchauffement climatique entre 1970 et 1997.


Même chose pour l'impact solaire – qui était très actif pour la plus grande partie du 20e siècle. « La nature est sur le point de réaliser une très intéressante expérience, d'ici 10 ou 15 ans nous pourrons beaucoup mieux déterminer si le réchauffement du siècle dernier était vraiment causé par le CO2 humain ou par des variations naturelles. »


Pendant ce temps, depuis la fin de l'année dernière, les températures mondiales ont chuté de plus d'un demi-degré par la ré-émergence de l'effet de refroidissement de « La Nina » dans le Pacifique sud.
 « 

« Nous sommes bien dans la deuxième décennie de pause, » a dit Benny Peiser, directeur de la fondation politique de réchauffement climatique. « Si nous ne voyons pas de preuve évidente d'un réchauffement climatique d'ici 2015, il deviendra clair que les modèles sont ratés. Et s'ils le sont, certains scientifiques pensent que ces implications pourraient être très sérieuses. »

Mail Online  29 janvier 2011 

http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2093264/Forget-global-warming--Cycle-25-need-worry-NASA-scientists-right-Thames-freezing-again.html?ito=feeds-newsxml

Traduit par Hélios :  http://bistrobarblog.blogspot.com/2012/01/oubliez-le-rechauffement-climatique.html



INTERGLACIAIRE ARTIFICIELLEMENT PROLONGE PAR L'ANTHROPCENE

(action de l'Homme et de son industrie) ?

Telle est la question qu'enfin se pose la communauté scientifique et que nous (France-Europe-Planète Bleue, nos réseaux, moi-même, etc.) posons depuis assez longtemps mais en des termes peut-être plus prudents ! Ce n'est pas le moindre des paradoxes.

La prochaine glaciation devait débuter bientôt.

Longtemps niée par certains climatologues intégristes, cette perspective est désormais assez largement admise. Si les évolutions actuelles sont replacées dans les séries de long terme, l'évidence apparaît même si les cycles à l’œuvre sont extrêmement complexes et donc variables autour de tendances établies depuis environ un million d'années.

Nous devrions donc descendre, très lentement - pas de panique - vers un nouvel épisode glaciaire semblable à celui qui a vu les destinées du sapiens et du Neandertal provisoirement séparées, tout comme l'ours devenu blanc s'est séparé de l'ours brun, il n'y a que 110 000 ans.

Cette inéluctable évolution que certains anti-climatologues prévoyaient au contraire pour le siècle à venir - que le débat entre sceptiques et anti-sceptibles est ridicule ! - est-elle contrariée par les changements climatiques en cours ?

Les perturbations climatiques sont légion : acidification des eaux, accroissement de la violence et du nombre de tempêtes, sécheresses, pluies torrentielles, élévation du niveau des mers ou plutôt - plus grave encore - affaissement des terres côtières où s'entassent les mégalopoles de la surpopulation -, montée naturelle et "forcée" du mercure depuis la fin du petit âge glaciaire (1860) et, surtout, perte hydrique des écosystèmes tampon intermédiaires refuge de la biodiversité terrestre. Les modifications climatiques n'ont pas fini de nous surprendre bien au-delà du seul aspect -largement discuté et incontestable - du réchauffement dans le temps où les autres désordres, bien plus graves, échappent le plus souvent à l'attention de l'opinion et des medias même si, fort heureusement, cela change progressivement.

Dans un article à paraître dans Nature Geosciences, une équipe de paléoclimatologues et chronistratigraphes l’affirme: la fin de l’ère interglaciaire, dans laquelle nous vivons depuis plus de 11000 ans, est proche. Qu’elle s’appelle Holocène ou Anthropocène, peu importe. Les signes sont là. Et ils ne trompent pas. La succession de périodes glaciaires et interglaciaires est imputable à l’évolution des paramètres de Milankovitch.

Décrits par Milutin Milankovitch, longtemps mis en doute, ces paramètres sont bien admis et inventoriés pour une large part : excentricité, obliquité et précession. Ces trois facteurs influent sur la quantité d’énergie solaire reçue par les hautes latitudes, les différences de température entre les mers et les continents, les différentiels de température entre les saisons, les différences de température entre les hémisphères, selon l’inclinaison de la terre, comme l'expliquent depuis longtemps des climatologues comme Courtillot ou Hansen (Nobel inventeur en quelque sorte de l'effet de serre mais rejetant la plupart des conclusions hâtives du GIEC-IPCC).

Leur évolution est donc à la base principale de variations climatiques fortes se superposant à des tendances plus foncières encore comme l'irradiance solaire sur très longue période et la chaleur interne du globe terrestre, lesquelles aboutissent à un refroidissement tendanciel du climat. En gros, depuis quatre millions d'années, 75% des périodes sont froides et peu propices à la vie des mammifères supérieurs comme l'Homme, tandis que sur les quelque 600 millions d'années qui ont précédé et qui ont vu l'éclosion de notre biodiversité actuelle, la proportion était juste l'inverse. Les périodes chaudes dominaient avec des périodes de refroidissement par rebond, lesquelles ont d'ailleurs participé à la sélection naturelle de type darwinien. Le contexte climatique tendanciel se trouve donc impacté par d’autres phénomènes, comme la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère ou la position des continents - tapis roulant halieutique du climat -, le niveau d'activité enzymatique des eaux - non pris en compte par les modèles - et surtout les interférences harmoniques et systémiques des cycles combinés de l'eau et du carbone, le facteur fondamental des variations décennales et centennales, également non prises -actuellement, cela commence - par les modèles climatiques qui se contentent le plus largement de faire de la régression - calage économétrique des données - sur un découpage thermodynamique artificiel de la planète.

D'autres chercheurs, climatologues mais également issus de sciences transversales, réalisent des études combinant mieux tous ces facteurs et replaçant le climat actuel dans l'évolution à moyen et long terme.

En moyenne, rappellent ces chercheurs, les périodes interglaciaires durent 11 000 ans. Or, voilà déjà 11 600 ans que nous vivons sans craindre de rencontrer un rhinocéros laineux ou un mammouth. Selon les calculs de Luke Skinner (université de Cambridge) et de son équipe, le démarrage de la prochaine glaciation est pour bientôt, géologiquement parlant. Elle aurait peut-être même du commencer. D’ici un millénaire, nos enfants auront du changer de garde-robe.

A condition bien entendu que l'humanité ait trouvé les moyens de survivre dans un climat hostile. Rappelons que, contrairement au discours le plus répandu, la chaleur est bonne pour la biodiversité et partant pour l'humanité, et le froid synonyme de désordres non seulement climatiques mais surtout civilisationnels.

En effet, après avoir étudié le différentiel de température extrême régnant en Arctique et en Antarctique, les scientifiques estiment avoir identifié les tout premiers signes d’un refroidissement généralisé. Mieux, en replaçant ce signe dans le contexte solaire actuel (son activité), ils estiment que nous sommes à la veille d’un nouvel épisode glaciaire, comparable à celui qui gela la planète il y a 80 000 ans (et non 780 000 ans comme j'ai pu le lire dans certains blogs spécialisés reprenant sans la comprendre cette information !)

Luke Skinner et ses collègues estiment pourtant que la dégringolade des températures ne peut démarrer qu’avec une concentration de CO2 atmosphérique de 240 parties pour million (ppm). Or, selon les dernières statistiques établies par la Noaa américaine, le taux de gaz carbonique dans l’air tourne plutôt autour de 392 ppm (cf sur graphique la dernière barre rouge). Notre atmosphère serait (conjoncturellement, il en va très différemment à l'échelle des millions d'années) bien trop riche en gaz à effet de serre pour que nous puissions connaître de sitôt un nouvel épisode de l’Age de glace.

Je me permettrai bien humblement de relativiser cet argument sur lequel nous allons travailler avec quelques scientifiques. En effet, des périodes glaciaires se sont produites dans les périodes antérieures au quaternaires avec des taux de CO2 jusqu'à 30 fois plus élevées que le notre actuel...

Il reste « qu’il faudra des siècles et des siècles, compte tenu de la longue durée de vie du gaz carbonique, pour que sa concentration retombe à un niveau compatible avec la glaciation (immédiate) , même si nous arrêtions immédiatement toute émission carbonée anthropique. »

Autre bémol à mettre au regard de cette analyse : si la remontée des périodes glaciaires vers les périodes interglaciaires s'effectuent toujours brutalement - ce dont témoignent les plus anciens écrits de nos traditions pour la sortie de l'ère de Würms - la descente vers le glaciaire est toujours progressive. De sorte que la glaciation n'est qu'une légère tendance pour au moins 10 millénaires. Mais, du coup, cela renforce l'analyse conduite par ces climatologues : l'action de l'homme est bien de nature à contrarier l'entrée progressive dans ce refroidissement. Lequel risque d'ailleurs de se produire avec une réaction brutale par la suite. C'est un autre débat.


Ce graphique que j'ai largement annoté pour la compréhension montre à l'évidence que la période interglaciaire actuelle est bien plus longue que celle qui a précédé l'épisode de Wûrm et que cela n'a rien à voir avec le niveau de CO2. Ce qui ne signifie pas, comme pour la hausse des températures, que l'action de l'homme n'amplifie pas cette donnée naturelle. Et si cela était en réalité un cadeau de la création ? Merci de méditer longuement la réalité incontournable de ce graphique...

ll reste que nous sommes effectivement dans une ère qualifiable d'Anthropocène, mais qui, au final, aura duré moins de 1000 ans à l'échelle de la création (cf. graphique joint). C'est à dire rien sauf si l'Homme trouvait le moyen de pallier les caprices de la Nature pour assurer la survie de son espèce.

Ce n'est pas autre chose que ce à quoi les fameux textes mayas - la légende du bison blanc par exemple - exhortaient l'humanité en prédisait le réchauffement puis la glaciation. Foutaises ? Non ! Simple logique scientifique qui n'était pas inaccessible aux hommes éclairés qui nous ont précédés. Le carbone et l'eau sont les deux éléments vitaux de la vie. Il appartiendra à l'Homme de les gérer demain avec intelligence pour faire perdurer la création. Nous n'en sommes pas encore tout à fait là. Mais cela vient, doucement, contre les certitudes des intégristes scientistes ou anti-scientistes de tout bord.

La science et la connaissance, le cœur et la foi en l'Homme, sont destinés à ne faire qu'un. Qui a dit : « Réunir ce qui est épars... ». Même le climat nous y invite...

Patrice HERNU

Président de France Europe Planète Bleue

http://www.ecobleue.com/index.asp?LETTRE_ID=2163&LETTRE_CRYPT=RCc3T5

 

mercredi, décembre 28 2011

Al Gore: en passe de devenir le premier « carbone milliardaire » !

La presse française est silencieuse...

Encore une information soigneusement ignorée par les journalistes français : le vice-président des Etats-Unis Al Gore serait en passe de devenir le premier milliardaire du carbone ! C'est la presse anglo-saxone - dans un article paru dans The Telegraph - qui nous apprend comment ce Grand-prêtre de l'environnementalisme a très habilement exploité l'hystérie climatique qu'il a lui-même créée, pour s'enrichir copieusement via des placements judicieux dans des entreprises qui bénéficient, ou vont bénéficier, de la législation du cap-and-trade: la bourse américaine du carbone.

Délit d'initié et manipulation de cours boursiers

Cette nouvelle pour le moins embarrassante s'ajoute aux propos qu'il a tenu récemment pour la promotion de son nouveau testament et selon lesquels le CO2 humain ne serait responsable que de 40% du réchauffement global de la planète. En voilà une bonne nouvelle qui tombe bien mal à la veille de l'échec de Copenhague...  

Mais le vice-président des Etats-unis récompensé d'un prix Nobel de la Paix n'en est pas à sa première tromperie puisqu'il a été épinglé par la justice américaine pour délit d'initié et manipulation de cours boursiers par émission d'informations falsifiées ! Voici un extrait de l'article paru à l'époque sur le site de Vincent Bénard et disponible ici :

 « Il aurait en fait, selon le procureur de Chicago Russ Meyer, utilisé ses nombreux et bienveillants contacts dans les médias pour diffuser des informations tantôt optimistes, tantôt pessimistes, mais le plus souvent grossièrement falsifiées, visant à provoquer une augmentation ou une diminution des cours de la tonne de Carbone échangée sur le marché CCX de Chicago (Chicago Climate eXchange) sur lequel les fonds spéculatifs dont il détient une part significative, ISHBTP et DSMV, aurait réalisé des transactions à terme fort lucratives.

Selon le procureur, les profits illicites engrangés par les sociétés de M. Gore s'élèveraient au moins à 6,9 Milliards de dollars, entre janvier 2007 et février 2008. Le procureur a ajouté que c'était, selon lui, la plus grosse affaire de fraude environnementale jamais mise à nu.

Les propos peu amènes dont Al Gore faisait encore étalage jusqu'à avant hier vis à vis de ceux que l'on appelle encore les « sceptiques » ne s'expliquent que mieux.

A l'annonce de cette arrestation, quelques dizaines de militants pro-kyoto se sont réunis devant la cour de justice de Chicago pour réclamer la remise en liberté de leur idole. Une immolation de militant écologiste par le feu a été annulée en raison des nouvelles lois de l'état d'Illinois interdisant tout rejet de CO2 non absolument indispensable dans l'atmosphère. Un porte-parole des manifestants a dénoncé une parodie de justice, sûrement téléguidée par les lobbies pétroliers et la famille Bush, agissant de mèche avec Oussama Ben Laden, afin de ternir l'image de la lutte contre le réchauffement climatique. »

Gore parcourt le monde en avion pour prôner les réductions d’émissions de CO2

Alors, le prix nobel est-il une ordure ? Voici un autre article complet de Vincent Bénard sur les dessous pas très propres du puissant lobby écologique tenu par ceux qui font la pluie et le beau temps, et ci-dessous la traduction en français d'un article paru sur www.prisonplanet.com.

 « Le New York Times a levé le voile sur la façon dont Al Gore est sur le point d’encaisser des milliards de dollars si la proposition de taxe carbone dont il fait la promotion est votée aux Etats Unis, tout en documentant comment il a déjà rempli ses poches sur le dos de la peur exagérée répandue sur le réchauffement mondial.

Comme on pouvait s’y attendre, l’article du NYT blanchit largement Al Gore adoptant pour le défendre une attitude apologétique.

Cependant, John M. Broder du NYTimes révèle effectivement comment l’une des sociétés dans lesquelles Al Gore a investi, Silver Spring Networks, a récemment bénéficié d’un contrat d’un montant de 560 millions de $ du département de l’énergie pour installer des « compteurs malins » chez les particuliers (certains esprits critiques pensent que c’est pour réguler) pour mesurer l’utilisation de l’énergie.

« Kleiner Perkins et ses partenaires dont Mr Gore, pourraient dans les années à venir récupérer leurs investissements de multiples fois, » déclare l’article, mettant l’accent sur le fait qu’Al Gore est « en bonne position pour profiter de la révolution verte, si et quand elle arrivera ».

« Des critiques, émises principalement par la droite politique et par des sceptiques sur le réchauffement climatique, ont dit que Mr Gore est en passe de devenir le premier « Carbone Milliardaire », profitant de la politique du gouvernement qu’il soutient et qui va diriger des milliards de dollars vers des partenariats d’affaires dans lesquels il a investi « écrit Broder.

Depuis qu’il a quitté ses fonctions politiques, la fortune nette d’Al Gore est montée en flêche en lien avec sa campagne sur les problèmes de réchauffement climatique et les dividendes financiers que cela induit. Les actions de Gore se chiffraient à 2 millions de $ en 2001, et bien qu’il ait refusé de donner un chiffre sur sa fortune actuelle, il a fait récemment un seul investissement de 35 millions de $ dans le groupe Capricorn Investment, une fond privé d’investissement, ce qui montre avec quelle rapidité Gore s’est enrichi en se ralliant à la propagande sur le réchauffement climatique.

L’article du Times note comment Gore «détient une part dans le marche mondial de crédit carbone dominant» comme nous l’avons rapporté en Mars dernier, de même que Barack Obama avant qu’il ne devienne Président, celui-ci aidant à financer les profiteurs du programme de taxe carbone qu’il essaie de faire voter.

Le Chicago Climate Exchange (CCX) a des liens directs à la fois avec Al Gore et Maurice Strong, deux personnalités intimement impliquées dans un mouvement ancien qui a utilisé la théorie du réchauffement mondial causé par l’homme comme mécanisme pour engranger des profits et se construire une notoriété publique. La société d’investissement de Gore, Generation Investment Management, qui vend des possibilités de compensation carbone, est le plus grand actionnaire du CCX.

Maurice Strong, cité régulièrement comme le père fondateur du mouvement environnemental moderne, siège au conseil d’administration du CCX. Strong a été l’un des principaux initiateurs du Sommet de la Terre au début des années 90, où la théorie du réchauffement mondial causé par le CO2 produit par l’activité humaine a été mise en avant avec insistance.

Les deux, Strong et Gore, sont issus de la clique du Club de Rome, qui dans leur rapport de 1991 «La Première Révolution Mondiale»

« En cherchant un nouvel ennemi qui nous unissait, nous avons eu l’idée de la pollution, la menace de réchauffement mondial, les pénuries d’eau, la famine, toute idée du même genre conviendrait. Tous ces dangers sont causés par l’intervention humaine et c’est seulement par le biais de changement d’attitudes et de comportements qu’on peut les vaincre. Alors, l’ennemi réel, c’est l’humanité elle-même » ont-ils écrit.  

Pour sa défense contre les accusations qu’il colporte la peur du réchauffement mondial pour s’enrichir honteusement, ce qui est fidèlement rapporté dans l’article du NYT qui le blanchit, Gore dit qu’il place simplement son argent en fonction de ce qu’il dit.

Cependant, l’insistance de Gore sur le fait qu’il agit selon ses dires et ne parle pas simplement sans agir, ne semble pas concerner sa vie privée en manière de protection des sources d’énergie et d’émissions de CO2. Gore parcourt le monde pour prôner les réductions d’émissions de CO2 (par avion ce qui en soit déjà contribue à émettre énormément de CO2 ndlt), et possède une grande villa qui consomme 20 fois plus d’énergie que la maison d’un américain moyen.

En Février 2007, le Tennessee Center for Policy Research a révélé que les factures de gaz et d’électricité de la résidence de 20 pièces avec piscine de l’ancien vice président avait dévoré prés de 221 000KWh en 2006 plus de 20 fois la consommation moyenne nationale de 10 656 KWh. Gore n’a pas renié ces chiffres.

« Si une autre personne avait une factures de 30 000$ par an en consommation de tels services, cela ne me dérangerait pas » a dit le président du Center, Drew Johnson âgé de 27 ans. « Mais, il dit aux autres comment vivre et il ne suit pas ses propres règles ».

Paul Joseph Watsen 03/11/09 www.prisonplanet.com

 

samedi, décembre 10 2011

Echec du sommet climatique de Durban : interview exclusive du chimiste István Markó

Chimiste de renommée mondiale, István Markó a pour collègue universitaire le vice-président du GIEC. Cela ne l’empêche pas d’être en désaccord total avec lui sur la question des changements climatiques. À l’heure où le sommet de Durban se solde par un échec cinglant, Contrepoints a rencontré ce chercheur atypique dans le paysage universitaire belge.

Le 27 janvier 2011 à Bruxelles, István Markó était invité à débattre des changements climatiques avec Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du GIEC. À l’entame du débat, le public était prié de répondre à ces deux questions: « Le réchauffement climatique est-il vraiment en train de se produire? » et « Si c’est le cas, est-ce dû principalement aux activités humaines? ». Une majorité de « oui » sanctionnèrent ces deux questions. Mais, après le débat, la proportion de sceptiques s’inversa. Les arguments du Pr. Markó semblaient avoir conquis une grande partie du public. Depuis ce jour, Jean-Pascal van Ypersele refuse de débattre publiquement avec son collègue de l’UCL.

Docteur en chimie et professeur à l’UCL, István Markó remet les pendules à l’heure, au moment où le sommet de Durban se solde par un échec.

« Nous ne savons que peu de choses du climat terrestre, et les déclarations du GIEC sont utilisées dans un but politique. »

Contrepoints — Le Japon, le Canada, la Russie n’envisagent pas de prolonger le protocole de Kyoto. Les USA ne l’ont jamais fait. Est-ce que cela signifie qu’on va assister, à Durban, à un enterrement de première classe du protocole de Kyoto ?

István Markó — Il faut s’attendre à ce qu’on n’aille pas très loin. Le réalisme, une fois encore, l’emportera sur le dogmatisme. Prenez l’exemple de l’Allemagne : le gouvernement quitte le nucléaire sous la pression des Verts. Or, le nucléaire reste à ce jour la seule source capable de générer de l’électricité abondante et à coût compétitif, à l’exception de l’hydro-électricité, sans produire de CO₂. Lorsqu’on quitte le nucléaire, on devient dépendant des autres pays. Le coût de l’électricité augmente pour le citoyen. De plus, les éoliennes et les autres sources d’énergie renouvelable ne sont pas capables de produire assez d’électricité pour couvrir la consommation. Il faut donc retourner à des centrales au charbon ou au gaz.

Je ne peux pas concevoir qu’un pays comme l’Allemagne ne construise pas en parallèle un système basé sur le gaz ou le charbon. Donc, qu’il en soit amené inévitablement à générer plus de CO₂. Pourquoi, dès lors, l’Allemagne prolongerait-elle le protocole de Kyoto ? La Grande-Bretagne est en train de faire la même chose… Sans subventions étatiques, il est impossible d’être compétitif dans le domaine des énergies renouvelables.

Or, avec la crise économique, les primes sont supprimées, voyez ce qu’on a fait en Belgique. Dans une écrasante partie du monde, les gouvernements se rendent enfin compte que les objectifs de Kyoto, en plus d’être inatteignables, sont extrêmement coûteux. En ces temps de crise de la dette, je me demande encore pourquoi l’Union européenne seule continue à pousser vers de nouveaux accords contraignants.

Contrepoints — Quel est votre principal grief, envers le débat actuel sur le réchauffement climatique ?

István Markó — C’est qu’on mélange allègrement deux aspects: un aspect purement scientifique (y a-t-il réchauffement ? est-il dû à l’activité humaine ?) et un aspect « politique » (que fait-on ? quitter le nucléaire ? diminuer la quantité de CO₂ dans l’atmosphère ?, etc.)

Chacun de ces aspects doit être traité séparément. Or, en ce qui concerne la partie scientifique, on est très loin d’avoir une réponse, après plus de 20 ans de recherche, à la question principale, notamment le rôle des émissions de CO₂ des combustibles fossiles dans le réchauffement climatique.

On ne fait que découvrir l’influence des phénomènes naturels sur le climat. Voyez l’expérience CLOUD faite par le CERN à Genève. Il n’y a aucune certitude vu la complexité du problème et des processus en jeu. Des paramètres particulièrement importants sont quasiment ignorés (par exemple, l’effet de serre dû à la vapeur d’eau, notamment à travers les nuages…, la contribution du CO₂ volcanique). Nous sommes clairement dans un système physicochimique chaotique et créer des modèles de projection, à notre niveau de connaissance actuel, n’a pas beaucoup de sens et induit tout le monde en erreur.

Surtout, affirmer que le taux de CO2 augmente la température du globe est erroné. La hausse de température précède l’augmentation du taux de CO2, comme cela a été mis en évidence dans les glaces de Vostock, datées de 240.000 années ainsi que dans les données récentes du XXème siècle (Keeling). Le problème est l’observation (via des preuves indirectes) d’une augmentation de la température moyenne du globe. Dès lors, le discours officiel proclame que cette hausse provient de l’augmentation du CO2 dû à l’activité humaine. Désolé, mais aucune démonstration n’a été faite, même par le GIEC.

On est donc en droit, scientifiquement, de se demander si cela vaut la peine d’investir une telle quantité d’argent et de mettre en péril nos industries et nos sociétés, pour un résultat qu’on ne sait de toutes façons pas atteindre.

Contrepoints — De nouveaux e-mails de ce que l’on appelle le « Climategate » ont été dévoilés, une fois encore, à la veille d’un sommet de l’ONU sur le climat. Que nous apprennent-ils de plus que la première série, sortie juste avant Copenhague en 2009 ?

István Markó — S’agit-il ou pas d’un hasard ? Je ne le pense pas, mais je n’oserai pas m’avancer là-dessus. Par contre, que nous apprennent ces courriels volés ? Fondamentalement, rien de neuf. Les scientifiques restent des humains. En l’occurrence, ceux du CRU [un de principaux centre de recherche climatique] paraissent malhonnêtes dans leur interprétation des choses : courbes trafiquées, effacement de données, petits arrangements pour faire croire au réchauffement inéluctable. Ce qui m’inquiète, c’est que, contrairement à la presse anglo-saxonne, cette affaire trouve peu de retentissement dans la presse européenne continentale et Belge en particulier. Est-ce volontaire ? Y a-t-il eu des pressions ? L’impact de ces courriels sur l’opinion publique reste négligeable, à l’exception des personnes qui s’informent via le Net. C’est regrettable.

Contrepoints — Et c’est néfaste pour le débat scientifique ?

István Markó — Absolument ! De nos jours, il y a des idées qui sont établies en dogmes. On y croit : ce n’est plus une question de science. C’est ainsi. Cela a été établi on ne sait par qui, on ne sait pas quand, mais c’est ainsi. Ces scientifiques, membres d’un grand organisme onusien, n’ont pas envie de voir mourir la poule aux œufs d’or. Voilà pourquoi ils bloquent le débat en nous traitant, moi comme des millions d’autres à travers le monde, de « sceptiques » ou même parfois de « négationnistes ».

Le pire, c’est que le monde politique et les médias y trouvent aussi leur compte. Les politiciens et les autres ont trouvé dans ces mensonges un moyen de faire admettre aux citoyens qu’il fallait vivre avec une énergie plus chère, avec une production d’énergie verte plus abondante, etc. La presse, elle, n’a jamais pris de position déontologique et de recul critique. Elle a répercuté les infos provenant du GIEC sans se poser de questions. On lit régulièrement que l’Arctique est en train de disparaître, alors que les études montrent le contraire. Idem pour les mouvements, naturels, de l’Antarctique.

Mais je ne blâme pas les journalistes, même les scientifiques. Ils risquent de se heurter à une censure parfois violente, à un dénigrement.

Contrepoints — Quel est votre sentiment aujourd’hui ? Vous pensez que l’humanité a perdu du temps et de l’argent en se fourvoyant dans un débat volontairement tronqué ?

István Markó — Avec le temps, de plus en plus de scientifiques devraient sortir du bois. On sent que le message du GIEC passe de moins en moins bien. Notamment grâce au travail d’internautes, qui montrent comment des graphes ont été trafiqués. Dans les cénacles académiques, beaucoup de scientifiques ont eu peur pour leur avenir. Les choses sont en train de changer. Au début, je n’y connaissais rien en chimie environnementale. C’est en m’y intéressant, en discutant avec des géologues, des physiciens… que j’ai constaté que je n’étais pas satisfait des réponses qu’on me fournissait.

La climatologie, qui est une science récente, doit encore progresser énormément dans des tas de domaines : l’étude de l’impact des fonds marins, de l’atmosphère et du soleil… tout cela est encore incompris aujourd’hui. Le mieux, pour la science, c’est qu’on nous laisse travailler sereinement, et sans parti-pris, à l’évolution de nos connaissances et qu’on arrête de nous faire croire que « le débat est clos »…

Contrepoints — Qui visez-vous en particulier ?

István Markó — Tous ceux qui ont intérêt à poursuivre le martèlement publicitaire. Greenpeace, WWF et les autres vont, par exemple, s’obstiner dans leur combat idéologique. Moi, je crois qu’on va assister à un tassement de la quantité d’argent dépensé dans l’économie verte. Elle n’est pas viable, je le rappelle, sans subventions ou découvertes fondamentales majeures. Le politique va ouvrir les yeux, en raison de la crise. Le gouvernement japonais a constaté qu’il allait détruire son économie s’il continuait à subventionner l’économie verte.

En Europe, on commence à se rendre compte de l’impact des mesures « vertes » sur le pouvoir d’achat des citoyens. Le fait que le nouveau gouvernement belge n’aie plus un ministre en charge du climat en dit long sur l’évolution de ces dernières années. Le problème, c’est que les recherches technologiques ne sont pas abouties. En matière photovoltaïque, par exemple, d’énormes progrès restent à faire. Mais il faut financer la recherche dans les domaines du futur. Cela veut dire demander aux politiciens d’avoir une vision à dix ou quinze ans. Sur ce dernier point, je réserve toujours mon optimisme.

http://www.contrepoints.org/2011/12/10/59762-echec-du-sommet-climatique-de-durban-interview-exclusive-du-chimiste-istvan-marko

jeudi, juin 16 2011

Le ridicule n'étouffe jamais les climato-sceptiques !

Le ridicule n'étouffe pas les climato-sceptiques... Faut-il croire que les lobbies financiers y trouvent leur compte ?

À l'heure où "grâce" à Fukushima l’on recommence à crier haro sur le nucléaire, s'agit-il d'agiter le chiffon rouge pour retourner l'opinion en faveur de la prospection du gaz de schiste... la meilleure garantie d'une pollution durable, sinon définitive des nappes phréatiques ? Une hypothèse plausible...

Toujours est-il que "des spécialistes" nous "expliquent" :

- que le réchauffement du climat est lié à l'activité solaire (ce qui est possible, mais absolument pas prouvé )

- que le soleil est dans un cycle d'activité "intense" depuis 2008 (ce qui nous a permis d'avoir observé en 2010 le premier hiver digne de ce nom depuis vingt ans !)

- que le soleil va maintenant entrer dans une période de sommeil au cours de son prochain cycle ( ce qui fait craindre un nouveau "petit âge glaciaire")

Le tout évidemment sans la moindre justification comme d'habitude....

Outre qu'un cycle de 11 ans n'a aucune raison de perturber l'activité solaire pour 3 ou 4 siècles, une période de "repos anormal" n'est pas près d'être observable !

Le "petit age glaciaire" n'est qu'une supercherie de plus pour frapper l'opinion, soit de l'intoxication totale !
L''image est forte et pour un peu l’on expliquera à nos concitoyens que les ours des cavernes peuplaient les Pyrénées et le plateau de Mille Vaches à l'époque de François Ier ou de louis XIII ! D'ailleurs la bête du Gévaudan...

C'est en fait une fumisterie médiatique (de plus) tendant à faire croire à un refroidissement durable de 4 siècles qui ne serait qu'une pause dans un processus de réchauffement globalement continu depuis la fin du “wurmien” observé partout dans l'évolution de la faune, de la flore et de la sédimentologie... (il est d'ailleurs symptomatique de voir que pour ces mêmes fumistes tout réchauffement indiscutable apparaît comme une pause dans le "refroidissement global" dont ils veulent imposer l'existence)

Rappelons qu’aucune étude précisément chiffrée n’est antérieure au milieu du XIXe siècle, le reste repose sur des modélisations, des extrapolations à partir d'observations très fragmentaires ou d'anecdotes historiques forcément géographiquement localisées et limitées dans le temps... Quant aux observations fossiles chiffrées, les seules dont nous disposons sont extraites des carottes glacières prélevées sur les islandsis. Les premiers thermomètres gradués et anémomètres datent eux de la première moitié du XVIIIeme siècle (Roemer, Réaumur, Celsius...). Il n’en demeure pas moins que les observations actuelles sont avérées et sans appel.

Que les modèles du GIEC (Groupe international d’études climatiques ?) et certains présupposés qui les fondent, soient faux, c'est possible, mais cela n'est pas une raison pour nier les faits pour autant !

Alors pourquoi ce déni de réalité ? L'idée d'une responsabilité humaine - encore non prouvée - fait-elle si peur surtout lorsqu’on sait les effets dévastateurs sur le climat de la déforestation massive ? Par exemple il est aussi assuré que la culture extensive du Nord-Est brésilien et l’éradication de la forêt amazonienne auront, d’ici quarante ans transformé le pays en désert steppique semi-aride...

Jusqu'à quand va-t-on donc être contraints d'écouter les âneries des climato-sceptiques, tout aussi scientifiquement folkloriques qu’injustifiées et tendancieuses en dépit de l’usage intensif du conditionnel ?

                                                                                                     ******

Le Soleil devrait connaître une longue période inhabituelle d'hibernation

Des astronomes américains ont observé une diminution des taches solaires et un ralentissement de l'activité près des pôles, des signes que le Soleil s'achemine vers une période prolongée de calme plat.

Alors que le cycle actuel du Soleil, le 24e débuté en 2008, commence à accélérer son activité vers un maximum qui se mesure en nombre de taches, des recherches sur l'activité intérieure de l'astre, de sa surface visible et de sa couronne laissent penser que le prochain cycle pourrait être très calme voire inexistant, selon des scientifiques du "National Solar Observatory" (NSO) et de l'"Air Force Research Laboratory".

"Si nous ne nous sommes pas trompés, le cycle actuel pourrait être le dernier d'activité solaire maximum que nous verrons avant plusieurs décennies", souligne Frank Hill, directeur adjoint du NSO, en commentant les résultats de ces recherches. Il est le principal auteur de l'une d'elles.

Qualifiant ce phénomène de "très inhabituel et d'inattendu", l'astronome a estimé que cela "affecterait un grand nombre de choses, de l'exploration spatiale au climat terrestre".

Ainsi, dans le passé, une faible activité magnétique solaire prolongée a coïncidé avec des glaciations sur notre planète. Pendant ces périodes, l'atmosphère terrestre se refroidit et se contracte et les tempêtes magnétiques près des pôles (aurores boréales), des phénomènes qui peuvent perturber les systèmes de communication terrestres, se raréfient.

http://actu.orange.fr/une/le-soleil-devrait-connaitre-une-longue-periode-inhabituelle-d-hibernation_147596.html

lundi, janvier 31 2011

La fraude sur les crédits carbone !

CO2.jpg Pour illustrer les propos tenus dans notre article « Le crédit carbone nouvel Eldorado des marchés ! » que vous pouvez consulter sur notre site dans la même catégorie que celui-ci, voici un excellent article de la Tribune de Genève.

Arnaque au CO2 : les juges contre les mafias

Cinq informations judiciaires ont été ouvertes dans l'affaire de la fraude à la TVA sur le CO2, qui aurait fait perdre au fisc 1,5 milliard d'euros. Mais les poursuites se concentrent sur quelques profils. La responsabilité des intermédiaires et de l'administration reste taboue. Emprunter un jet privé pour aller au ski peut coûter très cher. Fabrice S., incarcéré depuis l'hiver dernier, en sait quelque chose. Il est soupçonné d'avoir participé à la fraude à la TVA sur le marché du CO2, qui place aujourd'hui le pôle financier du tribunal de grande instance de Paris en ébullition. Selon nos informations, pas moins de cinq informations judiciaires sont en cours, confiées à quatre juges d'instruction.

Chèque douteux et Aston Martin

C'est bien la facture d'un week-end à la montagne qui a mis la puce à l'oreille d'un policier versaillais qui épluchait les comptes de Fabrice S. pour une histoire de chèque douteux. Et peut-être aussi l'Aston Martin. Au départ, le commerçant vendait du textile sur les marchés. Un business prospère, spécialisé sur la distribution de jeans Diesel et de Converse. Marié, père de deux enfants et très impliqué au sein de la communauté juive de la banlieue parisienne où il réside, Fabrice S. ne donne a priori pas dans le bling-bling. Jusqu'à 2009, où les affaires décollent un peu trop vite, selon les enquêteurs. Lesquels soupçonnent aujourd'hui l'homme de s'être enrichi en participant au grand tournoi de « fraude au carrousel » sur le CO2, qui a allégé les caisses de l'État français de 1,5 milliard d'euros entre 2008 et 2009, selon un spécialiste du marché. Les fraudeurs achetaient des quotas hors taxes à l'étranger, et les revendaient taxes comprises en France avant de disparaître avec 19,6 % de bénéfice.

Gérant de fait

Selon un proche du dossier, il est accusé d'être gérant de fait de la société Nathanael, une société de textile dont les comptes reflètent des mouvements de fonds impressionnants, soit 263 millions d'euros en deux mois transférés à l'étranger. La justice le soupçonne d'avoir extorqué quelque 43 millions d'euros au fisc, entre mars et le début du mois de juin 2009. Un de ses comparses, Aroun C. s'est réfugié en Israël, où il a été entendu par la police israélienne cet été. Sachant qu'Israël n'a pas d'accord d'extradition avec la France, les juges craignent que Fabrice S. suive le même chemin. Pourtant, son profil tranche avec les autres personnes mises en examen, dont l'implication dans cette fraude semble nettement plus réfléchie.

Sous les verrous

À commencer par Grégory Z., également sous les verrous. Gérant de la société Crépuscule, ce dernier était plutôt bien introduit dans la finance carbone. Sa société était d'ailleurs membre du marché du CO2 français depuis mai 2007, soit avant même la création de la place de marché BlueNext, fin 2007, qui a hérité des actifs de Powernext. « Au printemps 2009, quand on a appris que Gregory Z. s'était fait choper, on était surpris », assure un intervenant du marché. À bien y regarder, Fabrice S. et Gregory Z. n'ont pas grand-chose en commun, si ce n'est le fait d'avoir momentanément partagé une cellule à la prison de la Santé..., un comble alors que les deux détenus le sont notamment pour éviter une circulation d'informations entre les protagonistes. Avec ses bureaux fantômes, installés boulevard de Sébastopol, dans une société de location de bureaux, et les multiples identités et sociétés avec lesquelles elle travaillait, Crépuscule a pris grand soin de dissimuler ses activités, tout en soignant ses relations. Ce qui est également le cas de bon nombre d'intermédiaires du marché du CO2, qui couraient les colloques et les cocktails en 2008 et 2009, et se font aujourd'hui plus discrets.

Voltalia sur la sellette

La société Voltalia, cotée au Marché Libre et membre de BlueNext, qui génère des crédits de CO2 notamment en Guyane et au Brésil, avec des actionnaires prestigieux au capital, comme la famille Mulliez ou la Caisse des dépôts, aurait ainsi servi d'intermédiaire à la société Nathanael pour accéder au marché du CO2, selon certains témoignages recueillis par la justice. Contacté par « La Tribune », Robert Dardanne, le PDG de Voltalia, s'est refusé à tout commentaire.

Fraude avérée

D'autres structures, dont TerraNova Market, qui était membre du marché du CO2 de longue date, seraient aussi impliquées dans les montages. Elles ne sont cependant pas inquiétées par la justice. La société Nathanael est au contraire arrivée tout à la fin de la période de fraude : les transferts de fonds suspects qui lui sont reprochés portent sur trois mois, de mars à juin 2009. Une période où la fraude n'était plus une hypothèse. Les mouvements suspects reprochés à une des sociétés travaillant avec Nathanael, Max Sky, inquiétaient BlueNext dès le mois de mars. « Il y a eu des alertes, la taille de la négociation était supérieure à la moyenne d'une journée », a expliqué cet été la directrice juridique de BlueNext aux enquêteurs. La Caisse des dépôts et consignations, actionnaire de BlueNext à 40 % mais aussi gestionnaire du registre de quotas de CO2, avait de son côté mis en garde dès le mois de décembre 2009 les services de Bercy. Et, selon nos informations, le cabinet de Christine Lagarde avait aussi été destinataire, le 30 janvier 2009, d'un courrier de la part du directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, Augustin de Romanet. Lequel alertait sur le risque de fraude, en réclamant la suppression de l'impôt. Il faudra plusieurs réunions entre les parties prenantes, c'est-à-dire la CDC et les cabinets d'Éric Woerth, alors ministre du Budget, et celui de la ministre de l'Économie, avant que la décision soit prise, le 15 mai 2009, de supprimer la taxe, lors d'une réunion au cabinet du ministre. Et trois semaines de plus pour sa mise en oeuvre, début juin. Une lenteur regrettable : entre le 15 mai et le 9 juin, date de la suppression effective de la TVA, 1,24 milliard de tonnes de CO2 ont été échangées sur BlueNext. Si l'on considère que 90 % des échanges étaient le fait de fraudeurs, et un prix moyen de 14,31 euros par tonne de CO2 sur la période, la perte pour le fisc dépasse les 300 millions d'euros. En moins de trois semaines.

Neuf enquêtes préliminaires et cinq informations judiciaires

Dix-huit mois plus tard, neuf enquêtes préliminaires ont été ouvertes à Paris. Et cinq informations judiciaires sont en cours, réparties entre quatre juges du pôle financier du tribunal de grande instance. Le juge Jean-Marie d'Huy a hérité de deux autres dossiers en plus de Crépuscule, tandis que Renaud Van Ruymbeke s'est attelé à une des instructions. Les juges Aude Buresi et Guillaume Daieff, du pôle de lutte contre la délinquance astucieuse, créé en 2009 et rattaché au pôle financier, sont chargés du dossier Nathanael. Le partage des dossiers entre quatre juges d'instruction, alors que le pôle financier en compte onze, témoigne de l'ampleur de l'affaire, même si, de l'aveu d'une source proche de l'enquête, « les moyens alloués à la lutte contre la fraude sont limités ».

Désinvolture à Bercy

Si les services du TGI sont mobilisés, ceux de Bercy manifestent en revanche une certaine désinvolture. Dans le dossier Nathanael, le Trésor a attendu plusieurs mois d'instruction avant de se porter partie civile, très récemment. Les poursuites ne semblent pas constituer une priorité pour le Trésor, principale victime de la fraude estimée à 5 milliards d'euros par Europol, dont 1,5 milliard en France.

Un pas en avant au Danemark

Le Danemark, dont le registre des quotas de C02 a attiré plus de 1.200 participants en 2009 lors du pic de fraude à la TVA, vient de faire un pas en avant pour mieux comprendre ce qui s'est passé. La commission des Finances du Parlement danois a en effet mandaté, la semaine dernière, la Cour des comptes locale (Rigsrevisionen) pour établir un rapport sur le sujet. Dans un premier temps, le Rigsrevisionen se consacrera à analyser la responsabilité du gouvernement danois, lors de la fraude, en 2008 et 2009. Et plus, précisément, celle du ministère de l'Environnementt qui gérait le registre des quotas. L'actuelle commissaire européenne à l'Environnement, Connie Heddegard, était alors ministre de l'Environnement.

Laxisme

La faculté d'ouvrir des comptes de quotas était théoriquement ouverte à tout détenteur de carte d'identité, mais le registre danois a poussé le laxisme un peu plus loin que les autres en supprimant tout type de contrôle. La Caisse des Dépôts et Consignations, qui tenait le registre en France, demandait au moins un extrait des comptes d'une société. Ce qui ne l'a pas empêché d'héberger, en masse, des profils étonnants : des traders ne disposant que d'adresses de courriels ou de téléphones portables à Hong-Kong. Mais en nombre plus restreint. De nombreux ressortissants français étaient par ailleurs inscrits sur le registre danois.

Justice internationale

Selon Rasmus Borup, du secrétariat général du Rigsrevisionen, la seconde partie de l'enquête concerne « une coopération internationale entre les cours des comptes des autres pays concernés par la fraude ». Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Pologne auraient déjà assuré la cour des Comptes danoise de leur collaboration. En France, « la Cour des comptes n'a pas encore été contactée », constate Christian Descheemaeker, président de la septième chambre en charge des questions d'environnement. Laquelle avait remis en 2008 aux commissions des Finances du Sénat et de l'Assemblée un référé sur le marché des quotas, et continue de s'intéresser au dossier.

Aline Robert

Source : http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/20101124trib000575933/enquete-arnaque-au-co2-les-juges-contre-les-mafias.html

jeudi, septembre 2 2010

Le GIEC : petit meurtre entre amis

r_-k_-pachauri-climatologue_-geneve_940x705-300x225.jpg Le Conseil interacadémique (en anglais InterAcademy Council – IAC) vient de rendre un rapport qui constate que le fonctionnement du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC) est lacunaire à tous les niveaux, du traitement des sources à la communication, en passant par la prise en compte des opinions scientifiques divergentes, la prévention et le règlement des conflits d’intérêts, la transparence sur les données factuelles retenues, etc.

L’IAC en appelle à une réforme structurelle radicale de l’organisation, comportant la création de nouveaux organes de direction et la réforme des organes et procédures existants. Enfin, l’IAC suggère de limiter à la durée de production d’un seul rapport les fonctions de président du GIEC et de présidents de ses groupes de travail, suggérant ainsi, de manière implicite mais catégorique, la démission de Rajendra Pachauri, président du GIEC depuis 2002.

La sévérité du Conseil interacadémique, présenté comme la quintessence de la science mondiale, peut surprendre. Ce rapport est, en réalité, le fait d’un comité de douze scientifiques issus des sciences humaines autant qu’exactes, présidé par un économiste ; deux de ses membres ont été des experts du GIEC, et le savoir d’un troisième sera mis à profit pour la rédaction du cinquième rapport du GIEC.

Constatons également que M. Pachauri était le coauteur d’un récent rapport du Conseil interacadémique consacré aux énergies renouvelables (octobre 2007) et que le directeur général du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE, dont le GIEC est une émanation), Achim Steiner, commentait déjà dans la presse mondiale le rapport du Conseil interacadémique sur le GIEC, avant que celui-ci ne soit diffusé : on ne saurait mieux illustrer les relations incestueuses du GIEC et de son « juge ». « Nemo iudex in sua causa », disaient les juristes romains, « the censors cannot be judge and parties » (Edward Coke) : le principe est universel, on ne peut être juge de sa propre cause.

Pourtant, la critique est radicale et les réformes structurelles proposées vont incontestablement dans la bonne direction. Sans doute les carences du GIEC étaient-elles devenues trop évidentes pour que des scientifiques éminents s’abaissent à les nier.

Regrettons toutefois que la saisine, comme disent les juristes, du Conseil interacadémique ait été limitée aux procédures du GIEC, et non élargie à son principe même. Car non seulement le rapport du Conseil ne mentionne-t-il qu’en passant, sans l’examiner, la suggestion (formulée notamment par l’auteur de ces lignes) de réduire le GIEC à son premier groupe de travail, le plus proprement scientifique, encore le Conseil recommande-t-il au GIEC d’« explorer les options structurelles de nature à prendre en compte le caractère de plus en plus interdisciplinaire de la science, sans être contraint par des précédents historiques ».

Or c’est précisément le mélange des genres, la trop grande compénétration de savoirs disparates et hétérogènes qui, chacun pour ce qui le concerne, n’est pas encore arrivé à maturité, qui constitue la principale carence méthodologique et épistémologique du GIEC. Cette carence, le Conseil interacadémique, lui-même composé de scientifiques d’horizons divers, ne l’a pas identifiée – sans doute cet examen à la racine eût-il excédé son mandat.

Quoi qu’il en soit, saluons l’improbable indépendance et la qualité du travail du Conseil interacadémique et appelons les plus exposés médiatiquement des experts du GIEC à observer à tout le moins une période de latence, de réflexion, d’autocritique (et, dans le cas de M. Pachauri, de démission). Osons également soumettre que le rapport du Conseil devrait amener certains faiseurs d’opinion à reconsidérer la ferveur passée de leur enthousiasme face au GIEC. Le contraste entre le quasi-unanimisme dans la recension par la presse, depuis dix ans, des rapports du GIEC, et le caractère radical des critiques du Conseil intercadadémique, invitent, en effet, à la réflexion.

Source :http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/01/le-giec-petit-meurtre-entre-amis_1405321_3232.html

jeudi, août 5 2010

L’arme climatique : une conspiration ?

haarp1.jpg La température anormalement élevée dans le centre de la Russie a déjà engendré d’énormes pertes économiques. Un cinquième des cultures a été détruit et les prix des produits alimentaires principaux pourraient augmenter considérablement dès l’automne. Moscou est pris dans la fumée des incendies des tourbières. Les prévisions des experts sont loin d’être rassurantes : les sècheresses, les ouragans et les inondations se répéteront de plus en plus souvent et seront de plus en plus violents. Alexeï Kokorine, le directeur du programme Climat et énergie des Fonds mondiaux pour la Nature (WWF), explique que « la tendance actuelle (la sècheresse) ne s’arrêtera pas, elle n’est pas le fruit du hasard… »

Que l’employé d’une organisation internationale influente qui travaille dans différentes régions du monde sous la couverture des programmes écologiques soit si bien informé est très significatif. Et cela ne se réduit pas au fameux « réchauffement de la terre » qui fait l’objet d’intenses débats scientifiques et autres. La théorie du « réchauffement de la planète » en tant que cycle naturel nécessite, tout au moins, des preuves alors que la canicule actuelle, observée, d’ailleurs, exclusivement sur le territoire de la Russie et de ses territoires limitrophes, pourrait sous-entendre plus que des explications scientifiques naturelles.

Le problème de régulation de la météo, comme forme de régulation sociale, a été abordé dès les années 1970 par Zbigniew Brzezinski dans son livre Entre deux siècles. Il est clair que l’expert de la géopolitique américaine ne pouvait pas ne pas se poser la question sur la possibilité d’utiliser diverses formes d’impact climatique aussi bien sur les systèmes sociaux que géopolitiques. D’autres auteurs sérieux ont également écrit à ce sujet, bien que pour des raisons évidentes, il est peu probable que les informations concernant les découvertes dans le domaine de la création et d’essais d’une arme climatique soient divulguées un jour.

En 2000, Michel Chossudovsky, professeur d’économie à l’université d’Ottawa, a écrit sur la possibilité d’un changement partiel du climat comme résultant de l’utilisation d’une nouvelle génération « d’armement non létal ». Les Américains travaillent sur la capacité de contrôler le climat dans diverses régions du monde, cette technologie est développée dans le cadre du High-frequency Active Aural Research Program (HAARP), capable de provoquer des phénomènes tels que des sècheresses, des ouragans, des tremblements de terre et des inondations. Du point de vue militaire, le HAARP est une arme de destruction massive, un instrument d’expansion qui permet de déstabiliser sélectivement les systèmes écologiques et agricoles des pays et des régions ciblés. La base technique connue du programme est un système d’émetteurs électromagnétiques destiné à l’étude des processus dans l’ionosphère et composé de 360 émetteurs radio et de 180 antennes d’une hauteur de 22 mètres. En émettant dans le ciel 3 600 kilowatts la station est devenue l’installation la plus puissante au monde pouvant agir sur l’ionosphère. Le programme, lancé en 1990, est financé par la direction des Recherches maritimes et par le laboratoire de Recherche de l’armée de l’air américaine avec la participation des plus grandes universités.

Tout cela donne matière aux rumeurs et aux hypothèses. On pourrait toujours continuer à rire de Hugo Chavez qui a expliqué le tremblement de terre dévastateur en Haïti (http://fondsk.ru/article.php?id=2755) par la mise en application de HAARP, mais des hypothèses similaires ont été formulées après le tremblement de terre dans la province chinoise de Sichuan en 2008. De plus, une série de faits montre que le programme américain qui a pour objet le changement climatique dans des pays et des régions particuliers porte un caractère systématique qui touche maintenant le milieu spatial.

Ainsi, par exemple, le 22 avril 2010, le drone américain X-37B a été lancé sur l’orbite de la Terre et pourrait, selon certaines sources, transporter à son bord de nouveaux modèles d’armement laser. Selon le New York Times, les représentants du Pentagone nient fermement toute relation entre l’appareil et un armement offensif quelconque mais admettent qu’il a pour but d’assister des opérations militaires terrestres et de remplir diverses missions auxiliaires. Le X-37B a été construit il y a 11 ans déjà en vertu d’un programme de la NASA, et en 2006 ce programme a été transmis à l’armée de l’air américaine sous le cachet du secret défense en ce qui concerne sa destination et son budget.

Les exigences de soulever le voile du secret défense sur les expérimentations menées en Alaska n’ont jamais cessé d’être exprimées aux États-Unis et dans d’autres pays. En Russie les exigences similaires n’ont jamais été exprimées de façon bruyante. Néanmoins, il semblerait que les changements climatiques au service des intérêts politiques soient loin d’être un mythe et prochainement la Russie, ainsi que le reste du monde, devrait faire face à un nouveau type de menace. Les développements dans le domaine d’armement climatique semblent atteindre la « capacité de rendement prévue», en engendrant les sècheresses, en détruisant les récoltes et en provoquant sur le territoire de la « cible » toute une série de phénomènes anormaux.

Par Andreï Arechev, pour RIA Novosti

http://fr.rian.ru/discussion/20100803/187169238.html

vendredi, février 5 2010

Les habits neufs de l’hypercapitalisme

ToiAussiParticipeAuDeveloppementDurable160-d11bc.jpg De Copenhague à Davos via Porto Allegre, économie-carbone et mutation hypercapitalistique

L’économie occidentale, États-Unis en tête, est en train de muer… . Les arthropodes (les crustacés ou les araignées par exemple), pour croître doivent périodiquement abandonner leur enveloppe devenue trop étroite pour une plus spacieuse. Chez les vertébrés, les serpents pratiquent également la mue, une période de vulnérabilité nécessaire pour endosser des habits neufs plus spacieux. Le « capitalisme » de l’ère manégériale1 – autrement dit qui n’a plus rien à voir avec l’archéocapitalisme patrimonial dont les paléomarxistes continuent encore de nous rebattre les oreilles – connaît lui aussi ses cycles de mutation ou de transformation systémique.

En 1945 un modèle économique déferle sur ce que l’on nommait à l’époque « le Monde libre ». Un modèle qui scelle l’intégration de l’agriculture dans le secteur industriel annonçant l’unification, aujourd’hui visible, du marché global. L’une des dimensions saillantes de cette mutation concerne donc le secteur primaire (l’exploitation des ressources naturelles et matières premières non transformées) avec la mécanisation agressive et la conquête du marché de la production agricole par les multinationales de l’agrochimie. Bientôt nombre de fermiers naguère indépendants ne seront plus que des sous-traitants, des ouvriers-métayers en quelque sorte, des transnationales de l’agro-industrie.

Ce passage d’une économie, hier encore dominée par la ruralité (en France, 43,8% de la population vit encore directement de la terre en 1906, 31% en 1954) à une économie déjà post industrielle (bien illustrée par le film Playtime de jacques Tati -1967) met un point final à la grande crise de 1929 dont la guerre avait été, entre autres, l’une des conséquences. Il faudra d’ailleurs plusieurs années à l’Amérique pour bénéficier pleinement, notamment à travers les aides liées du plan Marshall, des retombées de sa victoire2. Les géants américains des engins agricoles autotractés déferlent sur leVieux Continent par le truchement de l’aide à la reconstruction nord-américaine… une industrialisation qui sonne la mort des terroirs et la fin du monde rural.

L’Europe de l’Ouest commence alors, à marche forcée, de se mettre aux normes anglo-américaines ; s’ouvre ici une époque que l’on nommera très abusivement les « Trente glorieuses ». L’adoption du « modèle » productiviste induit en effet dès 1945 un exode massif des campagnards qui affluent à la périphérie des villes. Exode qui ne s’achèvera que dans les années soixante-dix à la suite de la politique de remembrement des terres agricoles engagée en 1965. Une migration qui aboutit bientôt à l’hypertrophie carcinogénique des « banlieues » où naissent et croissent les cités dortoirs, dépotoirs humains où viendront s’entasser en 1962 les rapatriés d’Algérie avant d’accueillir le flux montant de l’immigration.

On voit aujourd’hui quels sont les bienfaits véritables de cette première grande mutation de la fin de l’ère industrielle : des paysages arasés par les restructurations territoriales et le recours à des machines de plus en plus monstrueuses, une nappe phréatique extensivement contaminée par un usage délirant des intrants chimiques, engrais et pesticides qui polluent également sous forme d’aérosols l’air que nous respirons jusqu’au cœur même de nos métropoles… L’exode rural qui s’est étalé quarante années durant en Europe occidentale, s’accomplit aujourd’hui sous nos yeux dans l’Europe orientale soumise aux contraintes normalisatrices liées à la « construction » européenne. Cela sans pour autant que les leçons d’un passé encore récent aient été, en quoi que ce soit, tirées.

2008 aura, semble-t-il, été marqué d’une rupture analogue – au moins d’un point de vue civilisationnel – que celle qui accompagna la victoire alliée sur le Reich allemand. Après la destruction accélérée des sociétés traditionnelles d’Europe de l’Ouest qui ont été littéralement « déracinées » pour se trouver projetées dans la modernité consumériste (nous passons au cours de cette période d’une économie basée sur l’épargne à une autre fondée sur le crédit puis sur la dette chronique – une forme inédite de servage), nous assistons maintenant à un nouveau changement de paradigme écosociétal.

En 2010, après les douleurs de l’accouchement, c’est un autre modèle qui tente de se mettre en place qui réduira vraisemblablement l’industrie occidentale à la portion congrue au profit des activités de services et de très hautes valeurs ajoutées (électronique, génie génétique, nanotechnique, bionique, et cœtera).

Mais au demeurant, quoiqu’on en dise, si la Chine monte en puissance en s’affirmant comme l’atelier du monde, les sources du pouvoir économique planétaire dans sa dimension financière se trouvent toujours sur les berges de la Tamise, du fleuve Hudson (et accessoirement de l’Amstel), ainsi que sur la rive gauche du Potomac où siègent les grandes institutions financières : Banque mondiale, Fonds monétaire international et surtout Réserve fédérale à la tête de laquelle M. Bernanke vient d’être réélu faute d’alternative, pilote des pilotes de l’économie mondiale tant que le « DD », le dieu dollar, n’aura pas vu son règne s’achever.

Un règne certes contesté3 mais qui n’est pas encore au bout de ses capacités de rebond. On l’a vu lors de sa réappréciation de février 2010 face à l’Euro en proie à des attaques inamicales. Des événements trop récents pour être parfaitement éclaircis mais qui se déroulent comme souvent selon un scénario convenu : des établissements financiers de Manhattan tels Goldman Sachs auraient d’un coté aidé l’état grec à négocier sa dette sur les marchés, de l’autre ils manipuleraient certains « fonds spéculatifs » (hedge funds) pour lancer des attaques contre l’Euro, en clair contre l’Union européenne à travers la Grèce… Ce qui en dit long sur l’audace de ces raiders et sur les capacités offensives du système, l’art et la science de la manipulation de la dette à des fins de mise sous tutelle (ou de rappel à l’ordre) des États. Le FMI, organe subsidiaire de l’informelle gouvernance mondiale, ne s’est-il pas proposé à l’occasion de la crise hellénique de venir se mêler d’aider l’Europe sous-développée désormais incapable de gérer seule sa dette ?

Les sanctuaires du dieu dollar évoqués perdureront donc autant que s’y trouvera pérennisée la source créatrice de la nouvelle économie mondiale financiariste considérée tout à la fois comme art, science et technique… autrement dit tant que ces places fortes de l’ultracapitalisme où s’élaborent toutes les gammes des nouveaux produits virtuels et les outils afférents, constitueront le cœur du réacteur de l’économie mondiale… C’est à ce titre que, quand le 15 septembre 2008 ce cœur s’est un instant arrêté de battre, c’est la planète entière qui s’est tétanisée.

Suivant en cela l’exemple américain, l’Europe passe donc à présent progressivement (mais avec des décrochages impressionnants : vague de restructurations et de délocalisation des années quatre-vingt-dix, contraction brutale de 2009…) d’une économie de production à une “économie de services” en grande partie dominée par le tourisme (l’Europe-musée, un mixte de Disneyland et de Versailles, celui-ci revu et corrigé par les homards bleus suspendus dans la salle des Victoires par l’ex ministre de la sous-culture Albanel).

Le géant de l’automobile General Motors ayant été détrôné (successivement par Toyota puis Fiat, un fait non contradictoire avec la suite de notre propos), l’inventive Amérique est déjà « ailleurs ». Si les industries en général ne sont évidemment pas à mettre au rang de reliques économiques, il n’en reste pas moins que, pour sa part, la prospérité des États-Unis n’en dépend plus directement qu’en proportion moindre…

Notons au passage que certaines activités créent des dépendances quasi absolues pour les économies périphériques vis-à-vis du « centre » émetteur. Prenons l’exemple du semencier américain Monsanto qui, grâce à des espèces végétales génétiquement modifiées (OGM -lesquelles sont obligatoirement associées à tout un arsenal phytosanitaire violemment agressif, entre autres des pesticides mutagènes aux effets dévastateurs sur l’environnement tel l’herbicide Roundup), étend son emprise sur une partie croissante de la planète en créant d’étroits liens clientélistes – notamment en raison du brevetage des semences – chez les producteurs ; des liens de sujétion dont ils auront beaucoup de peine à s’affranchir… et une cause de ruine pour les productions locales.

Il ressort clairement de notre propos que l’activité « motrice » de l’économie nord-américaine tend à présent à devoir être l’ingénierie financière avec son cortège de produits dérivés déclinés dans des gammes toujours plus étendues, originales et innovantes.

Le secteur industriel se trouvant par conséquent « rétrogradé », il devra trouver son exact locus au sein de la nouvelle épistémè hypercapitalistique en cours d’installation, autrement dit occuper une nouvelle place fonctionnelle au sein d’un système global dont la source, avons-nous dit, n’est autre, à portée de vue et pour un temps indéfini, que l’Amérique-monde.

La souplesse adaptative des salariés américains – il est coutume de parler maintenant, sur le mode anglo-saxon, de flexibilité – habitués qu’ils sont à une « économie nomade » (nul n’hésite en Amérique à se déplacer du nord au sud et d’est en ouest du continent pour un emploi ; un état d’esprit hérité des migrants de l’ancien monde, du Pioneering Spirit ou tout bêtement, d’une nécessité s’étant imposée avec la Grande Crise des années trente) qui n’est pas dans les traditions de la veille Europe… en dépit du fait que celle-ci ait connu d’importantes vagues d’émigration principalement vers les États-Unis : Italiens, Grecs, Suédois et un quart des Irlandais après la grande famine de 1845-1849).

C’est à tort que les Européens suivent donc l’exemple de la désindustrialisation américaine et que nous fonçons tête baissée dans les leurres de l’économie dématérialisée et de son dernier avatar l’économie-carbone.

Fragilisée par la mondialisation et la concurrence des pays producteurs à moindre coût social et environnemental, l’industrie européenne est à l’heure actuelle sous perfusion, ce pourquoi il faut dénoncer sans relâche le piège tendu par la classe politicienne européiste, de « droite » comme de « gauche », qui voudrait plomber plus encore la production industrielle sous ces taxes-carbone qui seraient autant de pénalité supplémentaire dans un secteur déjà mis au pillage par les produits manufacturés ultra-concurrentiels des économies dites émergentes.

Nous ne parlons pas ici des groupes transnationaux qui eux échappent largement à l’impôt (taux moyen d’imposition à 30% contre 45% en France pour les entreprises ordinaires) en ayant recours aux places financières off shore (autrement dit les paradis fiscaux insulaires). Une situation parfaitement injuste mais cependant rendue nécessaire par les conditions mêmes de la concurrence mondiale… Quant à M.Rocard, ancien Premier ministre socialiste, ci-devant président de la Conférence d’experts sur la création d’une taxe carbone ou Contribution climat énergie4 (CCE), il s’est fait le bon apôtre de taux prohibitifs pour la taxation carbone à l’instar des « Verts » qui paradoxalement sont parvenus à convaincre l’opinion de leur engagement philanthropique au service de l’humanité exploitée5.

Le lecteur commence certainement à saisir notre propos… Londres et Amsterdam étant la base-arrière-avancée de Manhattan dont l’emprise s’étend à l’UE par le truchement du « NYSE Euronext, Inc » né en 2007 de la fusion entre le New York Stock Exchange et le groupe Euronext, lui-même issu de la fusion en 2006 du London International Financial Futures and options Exchange avec les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Porto, l’Europe se voit incitée à se fondre de plus en plus dans la nouvelle économie du « néant ».

Par néant il faut entendre de l’actif artificiel, de la valeur matériellement inexistante, des jeux d’écritures (dont les quotas d’émission carbone – voir supra) appuyées sur une monnaie de singe, le Dollar papier et sa version obligataire sous forme de TBonds… Gardons en mémoire qu’en 2009 l’État fédéral américain faisait imprimer les billets – dont la valeur réelle se rapportait à leur seul coût d’impression – avec lesquels il se rachetait de la main gauche les bons du Trésor émis de la main droite. Étonnant bonneteau !

Jeux d’écritures, tours de passe-passe et économie virtuelle sont tout un. L’économie-carbone, les nouvelles filières vertes6 créées de toute pièce à partir de calculs et de conclusions se parant des prestiges de la science pour mieux la trahir, n’a évidemment pas pour finalité une réorientation substantielle de l’économie au profit d’une gestion rationnelle des ressources ménagères de l’avenir, mais principalement la relance de la croissance et la consolidation du Marché.

De ce point de vue, la distorsion du réel et le détournement d’une légitime inquiétude des opinions relatives à la destruction accélérée du milieu naturel à des fins mercantiles, se révèlent à l’usage extrêmement juteuses… et si « le mort saisi le vif », le système failli dont les turpitudes ont été mises à nu (mais sans conséquence immédiate pour lui), se refait une virginité en transférant, sans autre forme de procès, la totalité de son patrimoine génétique et de ses capacités de nuisance au secours prétendu de la planète agonisante.

Pour l’heure, contrairement à ce que beaucoup pensent, l’arrivée sur la scène internationale de nouvelles grandes puissances – Chine, Inde, Brésil – ne changent rien sur le fond à la configuration dynamique du Nouvel Ordre mondial, au contraire dès lors que tous sont solidairement interactifs au sein d’un système unique dont les centre nerveux se trouvent au nord-est des États-Unis et au Royaume-Uni.

Nous n’assistons donc (voir supra 1ère partie) qu’à une recomposition de la division internationale du travail avec pour corollaire une mondialisation (un marché unifié) dont l’intégration progresse à vue d’œil… Sommairement, la Chine est ainsi devenue le premier État-atelier de l’économie-monde, l’Inde en est le sidérurgiste et le prestataire de services informatiques, le Brésil produit les oléoprotéagineux nécessaires à notre surconsommation de produits carnés et des agrocarburants destinés à alléger certaines dépendances aux produits pétroliers importés…

Certes des règles communes sous l’égide de l’Organisation mondiale du Commerce et une interdépendance modératrice des ardeurs concurrentielles induisent certaines formes de solidarité entre les acteurs au sein du système universel, ceci contribuant à créer réciproquement de la richesse.

Cependant ce serait une lourde erreur que de prendre les inévitables, voire inexpiables, rivalités entre grandes puissances pour le contrôle et la mainmise sur les ressources naturelles, pour une contestation ou une remise en question du système par les uns ou par les autres.… De féroces concurrents qui s’affrontent dans des guerres intraspécifiques, des guerres indirectes, guerres masquées comme celle par exemple opposant les É-U et la Chine sur le continent africain, au Darfour en particulier.

Les antagonismes sont en effet d’abord géostratégiques dans le cadre de cette « impitoyable guerre économique qui ne dit pas son nom » (François Mitterrand)… Mais, contrairement aux désirs des adversaires du mondialisme, nul parmi les «Grands » ne propose une quelconque révolution conceptuelle… À savoir une sortie du modèle ultralibéral et la construction d’une vision holistique des rapports de l’homme avec son environnement biologique et physique, et de la place qu’il doit occuper dans la Nature et singulièrement dans le fleuve du vivant7.

Jusqu’à preuve du contraire la Fédération de Russie, opposant de longue date au bloc atlantiste, ne propose aucune alternative au système actuel et surtout, n’évoque pas même la nécessité d’en chercher une. Ennemie du bloc capitaliste depuis 1945 et jusqu’à la fin du régime soviétique, les deux superpuissances n’en continuent pas moins à fonder leur légitimité morale sur un certain nombre de mythes (ceux-là mêmes aujourd’hui remis en cause par les pays Baltes) fondateurs du Nouvel Ordre International né, peu ou prou, en 1945 à Yalta. Quant à la Chine populaire et néo-impériale, elle est l’exemple même d’une intégration réussie au sein du système global ultralibéral.

Cependant, quelle que soit la force des interdépendances qui lient actuellement les partenaires et rivaux (la moitié des réserves d’actifs chinois sont libellées en Bons du Trésor américains, soit quelque 1400 milliards de $), cela ne signifie pas que n’éclateront des guerres locales ou régionales… Les zones de tensions ou de frictions sont nombreuses et chacun s’entendra à défendre becs et ongles ses territoires de chasse, à savoir ses marchés, sa clientèle, ses sources d’approvisionnement, ses zones d’influence.

Les différents Chine/É-U sur le Tibet et Taïwan sont illustratifs de ce point de vue et c’est à tort que l’on croirait, avec plus ou moins d’autosuggestion, que l’actuel système d’interdépendances économiques et financières fortes garantisse la stabilité et la paix. Insistons sur le fait que les rivalités et les antagonismes géopolitiques et géoéconomiques ne constituent en aucun cas une remise en question de la logique systémique aujourd’hui à l’œuvre pour le plus grand dommage des hommes, des peuples, de la civilisation et du vivant en général.

Dans le même ordre d’idée, c’est à partir de ce constat qu’il faut apprécier la portée et la signification exacte de la contestation qui s’est exprimée à Copenhague en novembre 2009 ou au forum social de Porto Alegre fin janvier 2010.

La position des Verts a été analysée plus haut comme participant d’une surenchère libéraliste-libertaire visant à toujours plus de liberté pour le marché et à un encadrement fiscal et réglementaire toujours plus étroit pour les industries nationales moyennes ou petites (indépendamment de leur présence sur les marchés extérieurs) à l’exception des groupes transnationaux qui eux y échappent en grande partie, avec l’active complicité des gouvernements grâce à leurs domiciliations excentrées (Macao, Chypre, Îles anglo-normandes, Bahamas, des enclaves juridiques comme l’état du Delaware etc.)…

Mais le « système » ne l’impose-t-il pas ? Il faut à ce propos éviter de tomber dans un moralisme à la petite semaine : la guerre économique, bien réelle mais peu visible pour l’opinion, relève essentiellement de la real politik et non de la morale ordinaire. Il est facile d’ailleurs pour les décideurs politiques d’agiter des chiffons rouges sous les yeux de l’opinion et de lui livrer en pâture les paradis fiscaux – qui n’ont joué aucun rôle dans la crise – ou les sur-rémunérations des traders, lesquels ne sont que des agents du système et en aucun cas des donneurs d’ordre ou des décisionnaires de premier plan.

Autant de leurres destinés à polariser l’indignation et à divertir ainsi l’attention des foules sur des points marginaux en faisant coup double par l’élimination de « paradis fiscaux » concurrents, la Suisse, le Luxembourg, le Lichtenstein par exemple. « Paradis » qui, à bien y regarder, constituaient autant d’isolats culturels et de bastions de résistance au laminage mondialiste et à la « moralisation » sur mesure qui le précède : une exigence de moralisation des acteurs au seul profit des places fortes anglo-américaines, au final destinée à assurer un quasi monopole aux paradis domestiques, Londres et Manhattan en tête…

L’ultralibéralisme ennemi des libertés8 en général – sauf en ce qui regarde celles des marchés, la libre circulation des marchandises, des signes monétaires et des oligarchies qui en sont détentrices – se révèle être en réalité une forme de despotisme exacerbé à l’égard des producteurs indépendants et de la propriété patrimoniale.

À l’expérience, force est de constater que la « dérégulation » du marché – ce qui constitue sa raison d’être : une absolue liberté transactionnelle condition d’une supposée richesse des nations - s’accompagne nécessairement d’une destruction corrélative des structures sociales… Car fluidifier le marché revient à dissoudre l’organisation sociétale existante pour la « recomposer » ici, et parfois « ailleurs » lorsqu’on délocalise et que l’on débauche massivement… C’est également encourager la fragmentation sociale en segmentant le marché à l’infini, c’est-à-dire en créant de nouveaux besoins pour de nouvelles clientèles développées plus ou moins artificiellement à coup d’incitations consuméristes, égotistes et libertaires (l’individu s’affirmant par opposition à la norme sociale)… ados, enfants de plus en plus en plus jeunes, minorités sexuelles, ethniques, dysfonctionnelles deviennent autant de segments d’un marché communautarisé comme facteur de délitement du corps social.

Quant au tissu industriel européen, il est démantelé et transféré dans les pays à économie émergente laissant sur le carreau les hommes et leur savoir-faire (ne parlons pas des brevets rachetés ou transférés avec les entreprises dépaysées !)… Or les choses ne se faisant pas sans casse, un contrôle social de plus en plus serré et des normes sécuritaires de plus en plus lourdes s’imposent. Le paradoxe n’est donc qu’apparent entre libéralisation du marché et restrictions des libertés, l’une ne pouvant aller sans l’autre…

Certes les Altermondialistes réunis à Porto Alegre demandaient à cor et à cris « plus de régulation », mais sans pour autant remettre en question la logique intrinsèque du système, sauf pour quelques-uns uns à retomber dans l’imposture idéologique de l’anti-capitalisme9, version actualisée du communisme, ce dernier n’ayant sans doute pas encore engendré suffisamment d’hécatombes pour en dégoûter ou en décourager à jamais les adeptes.

En effet, pas plus que les « Verts », les Alter-mondialistes en général ne sont des contestataires conséquents de l’ordre établi et du paradigme hypercapitalistique (système de l’économie-monde ultralibérale) qui n’est au fond qu’un prolongement moderniste d’une économie de pure prédation dont on aurait retranché la sagesse des peuples primitifs qui savaient, eux ménager leurs ressources en les épuisant point tout à fait… l’exploitation démentielle des mers et des ressources halieutiques illustre bien cette assertion.

Qu’est-ce qu’en effet qu’un système basé sur la destruction sans limites (la consommation) et sans ménagement du futur ? Il s’agit donc maintenant d’arrêter de « dévorer » la planète, autrement dit, cesser de pratiquer l’autophagie : celle du monde qui nous porte, notre enveloppe matricielle.

Il aura suffi d’observer avec amusement les aller et retour Davos-Porto Alegre du Président brésilien Lula da Sylva où il a été accueilli en alter héraut, pour se convaincre que les deux sommets ne sont que deux scènes et deux manifestations d’une seule et même représentation.

Qui est d’ailleurs Luiz Ignacio da Silva dit « Lula » ? Au risque de contrevenir aux clichés établis, l’alter héraut de la mouvance alter-mondialiste (laquelle comme son nom l’indique n’est pas opposée au mondialisme, mais veut l’orienter différemment) est un populiste néo-conservateur à la mode sud-américaine. Il en a d’ailleurs le « profilé » : ancien syndicaliste trotskyste10, son parcours idéologique est somme toute analogue à bien des égards à celui de nombre de ces hommes d’influence que l’on retrouve propulsés sur le devant des scènes politiques de l’aire euratlantiste… ou que l’on croise – en réserve d’un destin fédéral au sein de l’Union – dans les diverses « Fondations » qui pullulent à Washington.

Lula da Silva de la même façon, aura eu un parcours exemplaire : de la lutte subversive à la méga agro-industrie (carburants « verts » et protéines végétales) qui s’étend à l’infini sur les cendres de la forêt amazonienne et sur le corps vivant de ce prodigieux joyau naturel qu’est le Pantanal. Ironie du sort son nom, da Silva, renvoie à la selve primordiale, celle-là même que cet alter héraut d’un mondialisme paré aux couleurs de l’humanisme tiers-mondiste, cet ami des puissants, fait détruire à un rythme effréné11.

L’hypercapitalisme est-il une fatalité tout comme son hybridation préemptive (son mariage morganatique) avec le marxisme-léninisme ?

À Davos l’homologue français du président brésilien, M. Sarkozy croit avoir trouvé la panacée à la crise civilisationnelle qui nous éprouve et aux catastrophes qui nous guettent dans une « moralisation » du système… Tous les espoirs sont donc permis !

Une position qui mérite que l’on s’y arrête un instant… S’il s’agit en effet de moraliser le système encore faudrait-il qu’il soit susceptible de l’être. En effet est-il envisageable de « moraliser » des comportements qui ne soient déjà moraux au préalable ? Autrement dit adossés à une claire distinction entre « bien » et « mal » à partir d’une échelle fixe de valeurs… Mais comment effectuer le « réglage » d’un système par définition sans règle, libre parce que « dérégulé », et dont le sport favori est de contourner ou de ridiculiser toutes les règles ? Goldman Sachs & comparses, ne prête-t-il pas à la Grèce au taux de 6% de l’argent dont les contribuables américains l’ont approvisionné à 1% ? Le Krach de septembre 2008 tout comme l’effondrement de la Grèce ont révélé que tous les acteurs du jeu financier participaient d’une tricherie générale : des stratèges de la prédation aux agences de cotation…

Ajoutons que le monde financier n’est au final que l’expression ou le reflet d’une dérégulation universelle de la pensée qui s’est mise à « flotter » en même temps que les taux de change : le pragmatisme absolu inhérent à un jeu sans règle caractérisé par une perpétuelle adaptation aux changements du terrain fait mauvais ménage avec une morale forcément restrictive (limitative). La morale, règle des règles a donc été – une fois pour toutes – jetée par-dessus bord afin de débrider le moteur et de donner toute sa puissance au réacteur financier.

De nos jours, les points de vue moraux se sont d’ailleurs multipliés à l’infini pour créer autant de « morales » sur mesure selon les besoins ! La morale bien distincte du droit et qui lui est même souvent opposée (le légitime ne se confondant plus avec le licite), ressemble à s’y méprendre à l’appréciation subjective et personnelle en matière esthétique… tout un chacun revendique haut et fort le droit fondamental de ne voir midi qu’à sa porte et de décider en totale souveraineté personnelle du « beau » et du « laid » (à la fin la distinction finit par s’estomper voire s’abolir), l’unique critère (objectif) reconnu pour décider du beau et du bon étant en dernier ressort la valeur commerciale attachée à l’objet, comme d’ailleurs au « sujet », l’individu dont la « valeur » intrinsèque se réduit désormais à sa seule surface financière.

Ainsi est-il dorénavant accoutumé de dire qu’il y a eu « déplacement » et surtout, « perte des repères » moraux ou simplement comportementaux. Une politique d’encadrement renforcé des marchés semble donc dans un tel contexte général doublement irréaliste : primo parce que l’idée même de « marché libre » est en soi incompatible avec une quelconque tutelle ou encadrement autre que cosmétique ou de façade (une intention par excellence antinomique du libre-échange) ; deusio parce que l’encadrement supposé aura toujours un temps de retard par rapport à l’inventivité et à l’ingéniosité ou à l’extrême volatilité morale (théorisée pour partie par l’école libertarienne) des grands manieurs d’actifs virtuels et autres joueurs de kriegspiel financiers… toutes dispositions intellectuelles et morales qui nantissent ces nouveaux Icares de merveilleuses sandales aux semelles de vent leur permettant de sillonner la stratosphère dans leurs jets loin des contingences et des misères terrestres.

De ce point de vue, on ne saurait envisager de moraliser la vie financière qu’en re-fabriquant des hommes obéissant eux-mêmes à une morale supérieure. Ce n’est pas l’air du temps. On ne s’enrichit plus aujourd’hui à la façon dont Guizot12 le souhaitait, c’est-à-dire pour créer de la richesse collective… l’on vit et l’on n’agit plus que pour soi. Moraliser le vortex de la finance internationale est donc au mieux un vœu pieux mais plus sûrement un creux verbiage.

Il fut un temps où le « capitalisme » respectait certaines limites (au moins certains capitalistes sous l’influence d’un protestantisme bien compris dans le monde anglo-saxon, en France et en Allemagne, notamment à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, sous l’influence de la doctrine sociale de l’Église) tant qu’il fut imprégné de valeurs chrétiennes lui servant de « limites » ou de garde-fou, c’est-à-dire établissant de façon claire le champ du « bien » et du « mal », du légitime et de l’illégitime.

Le capitalisme industriel (dans les cas où il se trouvait déjà sous-tendu par une exigence éthique), sut également trouver dans l’utilitarisme philosophique une morale rationnelle rendant licite l’enrichissement personnel – et même l’encourageant – comme moyen de contribuer à la prospérité collective. Bref, l’utilitarisme avec beaucoup de bon sens considère que l’honnêteté et l’altruisme sont à la fois d’un bon rendement social et un moyen assuré de réussir en affaires.. La maxime « honesty is the best policy » traduit ici assez bien cet état d’esprit.

On se reportera à ce sujet avec profit aux biographies des grands entrepreneurs13 dits « paternalistes » (expression utilisée avec toute la condescendance voir le mépris d’usage) qui, tant en Europe occidentale qu’aux États-Unis, ont assuré le travail, le logement, les services sanitaires, des loisirs et souvent l’éducation à des familles ouvrières sur plusieurs générations… Le socialisme pour sa part – c’est un fait – n’est jamais parvenu à mieux faire sur la durée !

La loi, en ce qui la regarde, ne définissant que le licite et l’illicite indépendamment d’une éthique intangible, et en s’appliquant à suivre l’évolution des mœurs à savoir une supposée demande sociale n’a fait que repousser constamment la ligne de démarcation établie de longue date par la morale naturelle. Car sur la base de quelle consultation démocratiquement populaire dépénalise-t-on tel ou tel acte naguère « délinquant » ou tel secteur d’activité jadis « criminel », la drogue en étant un exemple parmi mille autres ? Est-il par conséquent loisible de parler de « moralisation » du grand banditisme financier international si la société se veut chaque jour davantage permissive et de moins en moins répressive à bon escient ?

Pour qui regarde les choses avec un peu d’attention il apparaît bien que la dérégulation économique ne fait que répondre ou accompagner la libération, ou le cas échéant le « dérèglement », des mœurs et l’effritement du socle éthique sur lequel s’est édifié, et repose encore, la « civilisation », prise au sen large. À ce titre, il apparaît que les causes premières des crises qui nous affectent – crise financière, économique, sociale, alimentaire, environnementale, etc – se situent dans une crise de civilisation, elle-même crise de nature « morale ».

De la même façon que certaines mouches parasites pondent un œuf sur certaines fourmis, lequel œuf devenu larve dévore son hôte de l’intérieur, la révolution conservatrice néolibérale (qui tire une forte part de son inspiration du courant révolutionnaire trotskyste), après s’être débarrassée de toute servitude éthique, s’est maintenant installée sans bruit dans la peau de l’écologie pour la phagocyter sans tapage.

De sorte que la « contestation » environnementaliste récupérée se retrouve placée au centre du système avec un statut d’outil privilégié de relance et accessoirement comme moyen de légitimation de l’ordre « intérieur », de la contention des peuples nécessaire au nom de l’urgence éco-climatique, cette dernière justifiant a posteriori le libre exercice des forces du marché. Le « développement durable » redore ainsi le blason terni de l’hypercapitalisme, fait passer au second plan sa contestation et rend acceptable (déculpabilise) tous les excès d’une consommation compulsive.

Consommation qui ne vise pas à satisfaire des besoins mais assure le recyclage permanent de productions à courte durée de vie. Servant par la même occasion à compenser toutes les frustrations engendrées par des modes de vies artificialisés… À estomper du même coup l’anxiété diffuse liée à une instabilité sociétale croissante et accompagnant l’accélération continuelle de la circulation des biens et des signes monétaires.

Une accélération des cycles production/destruction qui déstabilise en profondeur les sociétés post-industrielles puisque la quête de gains rend nomades les approvisionnements en matières premières et la production, les fonds d’investissements étant en perpétuelle migration opportuniste selon la logique des essaims de criquets pèlerins. Une surconsommation qui libère également d’une culpabilité rampante installée depuis peu dans les consciences (et pas seulement celles des occidentaux) qui ne peuvent plus davantage ignorer les ravages d’un système prédateur sans foi ni loi…

Or, de même que l’art moderne n’existe en grande partie qu’à partir et en raison du verbiage qui le nimbe (un « art » antidémocratique par excellence puisqu’on n’y accède que par le truchement du langage, à savoir d’un décryptage « savant » que seuls savent manier les galliéristes et les « critiques d’art » à leur solde). Ainsi la « période verte » de l’ultralibéralisme s’entoure-t-elle d’un abondant et savant brouillard rhétorique relatif à une « croissance respectueuse de la nature », cela grâce aux énergies renouvelables, aux industries de dépollution, au génie génétique, à la recherche, etc, etc…

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (Giec)14, organe technique de la gouvernance mondiale, a réalisé un montage qui a fait illusion le temps suffisant à créer un nouvel élément mythique pour l’édifice idéologique justifiant la construction et l’instauration d’un pouvoir supranational à l’échelon planétaire, autrement dit l’instauration d’une « gouvernance » mondiale. Gouvernance qui échoira nécessairement aux mains d’oligarchies financières, celles-là même qui nommeront, ou éjecteront, les hommes et les gouvernements chargés de relayer leurs politiques à travers le monde.

Le catastrophisme écologique comme interprétations de fluctuations et des phénomènes climatiques qui échappent encore à une pleine compréhension scientifique, est ainsi maintenant exploité à fond pour orienter l’opinion publique afin que celle-ci s’engouffre dans des voies toutes tracées et soigneusement balisées par un « système » se présentant finalement en sauveur de l’humanité.

Une démarche qui, en s’appuyant sur la peur d’un réchauffement climatique cataclysmique, mais avec l’autorité de la communauté scientifique, exclue d’emblée toute réflexion sur le fond et manie la peur… Une crainte qui se combine à une culture de la « Solidarité » à l’égard des plus démunis dont les manifestations les plus spectaculaires ont eu lieu à l’occasion du Tsunami (26 décembre 2004) et du séisme de Port-au-Prince (13 janvier 2010). Des solidarités de masse méthodiquement et médiatiquement entretenues afin d’alimenter en abondance le « secteur » en pleine expansion de l’aide humanitaire.

Peur universelle et solidarité active destinées in fine à bannir toute raison raisonnablement critique à l’égard d’un système qui exploite simultanément d’un côté la peur et de l’autre la compassion sur fond d’optimisme irrationnel suivant lequel « l’Humanité menacée dans sa survie trouvera toujours une solution aux défis qu’elle est appelée à relever ». Or rien n’est moins sûr !

Il n’en demeure pas moins que dans la situation présente la solution avancée, l’hypercapitalisme repeint aux couleurs de l’Arc-en-ciel, n’est pas la solution, mais la perpétuation du mal lui-même… Quelques symptômes – les plus criants – seront effacés du paysage, mais le mal continuera à ronger les sociétés et à dévorer la nature condamnée à dépérir jusqu’à ce que désert s’ensuive.

A contrario le marché rebaptisé « durable » 15 continuera à déployer son inexorable logique de croissance exponentielle et d’exploitation à mort des « ressources » naturelles et humaines. Quant aux échanges se voulant « équitables », il est en toute logique destiné à rester relativement marginal puisque hors circuits des mégastructures commerciales génératrices de plus-value at large. Une industrie de la rente jamais à court de paradoxes ni d’inventivité qui fera prospérer par exemple, le commerce des permis de polluer16 tout en faisant admettre génialement (et sans rouspétance) l’amère pilule des innombrables éco-taxes présentes et à venir. Ainsi la société éco-totalitaire est-elle, quoiqu’on en veuille, en marche sur une route densément pavée de bons sentiments.

Nous n’entrerons pas dans le débat scientifique relatif à l’ampleur ou aux causes déterminantes d’un réchauffement climatique réel ou supposé, telle n’est pas la question voir note 6. Cependant, il est indéniable que la planète est actuellement le théâtre de désordres climatiques dont les origines combinées sont à coup sûr multiples, qu’ils soient dus à l’activité solaire, tellurique ou aux ravages de l’activité humaine, tout cela ne change rien à l’affaire. Cependant, les hommes et leurs gouvernements, égarés par une culture d’irresponsabilité et d’une inconséquence égocentrée – après nous, le déluge ! - doivent évidemment veiller à ne pas en rajouter, autrement dit à ne pas contribuer à accentuer des tendances déjà singulièrement négatives dans le contexte actuel ; or nous ne parlons pas ici du climat mais de la déforestation massive de la planète, de la destruction (peut-être irréversible) de nombreux écosystèmes terrestres et marins, de la menace d’extinction massive d’espèces animales…

L’incidence des déforestations à grande échelle sur les climats régionaux n’est par ailleurs plus à démontrer, en matière de sécheresse notamment. De ce point de vue, s’il est question de dénoncer le stratagème d’une instrumentation du changement climatique à des fins géoéconomiques, voire géostratégiques (l’instauration d’une gouvernance régulatrice des émissions de carbone crée de fait des instruments de contrôle sur les économies nationales ; or qui décide des règles, décide du jeu), il est tout aussi nécessaire de dénoncer (avec vigueur) le détournement de la science à des fins idéologiques, autrement dit à des fins de pouvoir17.

Nous voulons parler de la collusion d’une fraction de la communauté scientifique avec de touts-puissants intérêts financiers et géopolitiques qui sous-tendent l’agitation et le battage faits autour du changement climatique. Notons à ce propos que la tyrannie consensuelle – une fois que la logique systémique du catastrophisme climatique s’est trouvée enclenchée – joue à plein et que rares sont les chefs d’États ou de gouvernement qui osent aller à contre-courant.

Le bolivarien Chavez lui-même, le croquemitaine de l’Amérique latine, ne peut échapper complètement à la religion dominante, laquelle, nous l’avons vu, n’est que le masque idéologique d’une gouvernance mondiale en marche sous des oripeaux scientistes… une attitude emblématique de la domination idéologique qu’est parvenue à imposer l’autorité de la science détournée à des fins de prépotence ! (voir ci-dessous des extraits du discours d’Hugo Chavez à Copenhague).

Replacé dans le contexte des grandes peurs tétanisantes qui ont été instrumentées depuis le début du millénaire (le Terrorisme infiniment moins dangereux et meurtrier que le trafic de drogue, et, à ce titre, revêtu d’un inquiétant caractère d’irrationalité ; la pandémie fantôme de grippe porcine ; la crise financière qui aura permis un enrichissement spectaculaire, après refinancements publics, d’établissements financiers dont les dérives coupables auront été la cause d’un krach boursier de magnitude élevée…), la suspicion légitime qui se manifeste et qui croît à l’égard du discours dominant montre un divorce grandissant entre l’opinion publique – au sens large – et des gouvernements qui ne tiennent aucun compte de ce désaccord, voire de ce désaveu.

À ce sujet le rôle déplorable joué par la grande presse est proprement détestable18... Il aura fallu qu’une partie de la communauté scientifique s’insurge du trucage à grande échelle des chiffres et des résultats du Giec pour que l’on commence, sous la pression de révélations difficiles à nier, à faire quelques concessions en vu d’apaiser une certaine « colère » montante. Sur le fond pourtant rien n’a changé : la finance verte est opérationnelle, la « machine » globalisante est lancée et nul n’annonce un quelconque retour quant aux taxations carbone…

Au final, pour nous résumer, que constatons-nous ? Qu’ayant déclenché et orchestré la grande peur du réchauffement climatique, le Club des puissants vient d’inventer une nouvelle forme d’économie dématérialisée, le commerce du « carbone », un concept décliné sous d’innombrables formes et qui, en tout premier lieu, permet d’instituer le premier impôt mondial de l’histoire humaine… rendant imposables sur le papier, les pauvres comme les riches. Mais ces derniers ayant plus d’un tour dans leur sac s’entendent déjà pour monnayer et truquer leur quote-part (voir note16)

Nombre d’économistes (une corporation qui a souvent un temps de retard sur les événements, on l’a assez vu à l’automne 2008 !) glosent à présent sur la désindustrialisation et le déclin de la puissance américaine ! Mais ces “spécialistes” ont des yeux pour ne pas voir. C’est à se demander comment ils font pour sembler ne pas comprendre de quelle façon fonctionne le monde au XXIe siècle ? Et partant, quelle conception archaïque, académique ou instrumentale du Nouvel Ordre Mondial est la leur pour ne pas mieux lire dans “Copenhague” à cœur ouvert ?

Il importe peu que la manip sur le réchauffement climatique commence à être éventée, ceci tant que la contre-information se trouve confinée sur la Toile et dans la mesure où le mensonge institutionnalisé a la peau dure et même qu’il est quasiment increvable tant qu’il est utile… Entendons par là, la « vérité » imposée par les médias, supports officiels de la pensée unique et de la Novlangue dont le rôle exclusif est de diffuser de la propagande et de la publicité en faveur du Meilleur des Mondes (sous couvert de divertissement)… Deux volets d’une seule et unique réalité voir note 18. En effet, l’idée d’une menace catastrophique d’ordre climatique (renforcé par de nombreux épisodes récents, cyclones, raz-de-marée, séismes, etc.), inlassablement ressassée et relayée par les télévisions est finalement parvenue à s’enraciner profondément dans l’opinion sur fond de culpabilité diffuse.

Un parallélisme serait d’ailleurs à établir avec les campagnes relatives à l’imminence du collapse climatique et celles liées la pandémie de grippe porcine. Les secondes s’étant développées naturellement sur le terrain psychologique créé et préparé par les premières. Même cause, même effets, car à l’arrivée le « commerce de la peur » s’avère être d’un haut rendement économique et financier : alors que l’industrie pharmaceutique donnait des signes de fléchissement (échéance des brevets pour nombre de molécules appelées sous peu à passer dans le domaine public, celui des “génériques”), l’opportune pandémie et son cortège de frayeurs, est arrivée à point nommé pour relancer la machine. Allelujah !

Jean-Michel Vernochet 17 février 2010

Dernier livre paru : « Europe, chronique d’une mort annoncée ». Éditions de l’Infini. http://www.editions-infini.fr/

Notes :

1 – Cf. James Burnham. « L’ère des managers » 1947.

2 – En Amérique du Nord la résorption du chômage et la sortie de l’économie de guerre ne fut pas chose facile ; l’Europe quant à elle connaît de dures restrictions jusqu’en 1947 (elles ne s’achèvent totalement qu’en 1949) et des rationnements alimentaires plus sévères que pendant les années de guerre elles-mêmes. Loin des grandes déclarations idéalistes que l’histoire a retenues (lesquelles relevaient essentiellement de la propagande de crise) et qui ont servi de matériaux à l’édification d’une vision idyllique de l’engagement américain prévalant encore aujourd’hui ; en réalité la guerre aura été pour les États-Unis le moyen, parmi d’autres mobiles plus ou moins nobles, de fuir vent arrière un probable retour de crise.

Si l’on veut apprécier à sa juste valeur l’engagement des États-Unis contre la « barbarie nazie », outre les puissants intérêts unissant l’establishment industriel américain et le régime national-socialiste, il faut garder en mémoire que Washington ne leva que très tardivement l’embargo auquel étaient soumis Anglais et Français depuis 1e Neutrality Act de 1935. Le 3 septembre 1939, lorsque l’Angleterre puis la France déclare la guerre au IIIe Reich, Roosevelt confirme à nouveau encore la « neutralité » de l’Amérique, neutralité qui s’accompagne d’un embargo total sur les armes et les munitions. Mais la campagne électorale des élections présidentielles de novembre 1940 commençant et sous la pression de membres influents de l’establishment financier, malgré une forte opposition du Congrès et de l’opinion, Roosevelt fait passer le 4 novembre 1939 la loi Cash and Carry permettant d’assouplir l’embargo ; loi qui, comme son nom l’indique, implique des paiements comptant à la livraison. Réélu pour un troisième mandat sur le slogan « America first », Roosevelt ira à contresens de sa majorité en cédant au prix fort cinquante destroyers à la Royal Navy en échange de bases britanniques dans l’Atlantique. Il faudra attendre fin 1940, et la défaite franco-anglaise, pour que Roosevelt commence à prendre fait et cause pour son allié britannique.

3 – L’Alliance bolivarienne (l’Alba qui regroupe le Vénézuéla, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua, le Honduras, Cuba, la Dominique, Saint-Vincent, les Grenadines et Antigua-et-Barbuda pour une population d’environ 74 millions de personnes et un Produit Intérieur Brut d’approximativement 461 000 millions de dollars.) le 24 juin 2009 décidait à Maracay de la création du « Sucre » (Système Unique de Compensation Régionale), comme future monnaie d’échange ? L’Irak en 2000 décida de recourir à l’Euro pour ses transactions pétrolières (ce qui constitua un indéniable casus belli pour les États-Unis) et fut suivi sur ce terrain glissant par l’Iran en décembre 2006 puis par Vénézuéla, et les Émirats Arabes Unis ont également affirmé leur volonté de coter leurs hydrocarbures en euros, ceci afin de réduire leur dépendance vis-à-vis du dollar. De son côté la Corée du Nord avait adopté en décembre 2002, l’Euro comme moyen unique de règlement pour ses échanges commerciaux. En mars 2007, la Russie a également amorcé un rééquilibrage de ses réserves au profit de l’Euro, celui-ci passant alors de 10% à 20% dans le panier de devises utilisé pour déterminer le taux de change du rouble. Une tendance depuis lors suivie par la Chine et la Corée du Sud. Récemment, l’Organisation de Coopération de Shanghai réunie en juin 2009 à Iekaterinbourg envisageait la création d’une monnaie à vocation universelle.

4 – En France, la fiscalité écologique ou fiscalité verte en 2009 représentait 2,1% du produit intérieur brut. La « contribution climat énergie », plus connue sous le nom de taxe-carbone devant être mise en œuvre en 2010. L’on sait qu’elle fut rejetée par le Conseil d’État. Déjà en 2000, Dominique Voynet alors ministre de l’Environnement avait fait voter une taxe carbone s’appliquant à l’énergie suivant le principe pollueur-payeur. Mal conçu le texte est refusé par le Conseil constitutionnel. Le projet visait à étendre la Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) aux consommations intermédiaires d’énergie et appréciée en fonction de la teneur en carbone de chaque produit avec un taux de référence de 11 euros la Tonne de dioxyde de carbone. Dominique de Villepin à son tour propose en novembre 2006 « de taxer les importations venant de pays qui ne respectent pas Kyoto (protocole prévoyant la réduction des gaz à effet de serre) de droits de douanes spécifiques supplémentaires ». Proposition rejetée en décembre par le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson parce qu’elle lui semble « presque impossible à mettre en œuvre… problématique au regard des règles de l’OMC ». L’économie-carbone n’en est alors qu’à ses balbutiements et la crise commence seulement à poindre du nez. En septembre 2007, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la Fondation Nicolas Hulot exige la création d’une taxe sur les émissions de CO2, taxe acquittée par les ménages, les administrations et les entreprises non soumises aux quotas d’émissions européens, proposition reprise au bond par l’Élysée. La répartition des rôles fonctionne à plein. En juillet 2009, Michel Rocard rend des conclusions qui confirme une parfaite identité de vues entre la majorité et l’opposition, droite et gauche confondues.

5 – Dans l’Union européenne, l’écologie est largement dévoyée par la politique. De réflexion à caractère scientifique et technique, celle-ci est devenue un instrument de manipulation de l’opinion. L’agitateur européo-franco-germanique, Cohn-Bendit, libéral-libertaire par excellence, a ainsi participé à la création d’une chimère politique dont le ramage est gauchisant et le plumage authentiquement libéraliste. À telle enseigne que son discours est à peu de chose près celui que tenait le Président français au sommet de Copenhague et aux rencontres de Davos, en tout cas leurs prémisses sont les mêmes. L’écologie politique s’occupe bien entendu de tout sauf d’écologie concrète, celle du terrain, en cela elle constitue une cynique usurpation de raison sociale… De même la récupération et le dévoiement de l’écologie à des fins à la fois financières et géopolitiques est un signe des temps. L’économie ultralibérale étant soumise une nécessité permanente de « croissance » (autrement dit, tout fait « bulles »), elle ne peut que produire en excès en raison d’une « demande » plus ou moins irrationnelle ou créée artificiellement, par la publicité, par le crédit, (tels les fameux crédits hypothécaires à risques, un cas d’école), processus selon lequel « on » commence par vendre des biens réels avant de vendre du vent ! Ceci étant vrai de toutes les grandes escroqueries de Panama à Enron via Stavisky, Hanau et Madoff & Cie…

6 – Dernière et géniale trouvaille, les “Occidentaux” se mettent à vendre du “vent”, un commerce qui s’annonce très lucratif. Nous ne parlons évidemment pas ici des seules éoliennes qui semblent être une autre arnaque ou une autre fumisterie (leur rendement maximal théorique serait de 59 %, et sauf sites exceptionnels, le rendement moyen n’est évalué qu’à 35%). Les parcs éoliens installés aux É-U en 2007 ont rapporté 2,75 milliards de dollars en 2007, supérieurs aux coûts totaux des aides publiques consenties sous forme de “crédits d’impôts” qui étaient de 2,5 milliards, d’où une recette nette pour le Trésor américain de 250 millions de dollars. Des revenus fiscaux de plus en plus importants au fil des ans : environ 400 millions de dollars de taxes annuelles à partir de 2013 et 2025 (Cf.Steve Taub, vice-président de GE Energy Financial Services). Le “vent” serait ce fameux carbone fauteur d’effet de serre, alors que l’homme ne serait redevable que d’un pour cent (1%) de l’effet de serre naturel.

7 – Pierre Theilard de Chardin « La Place de l’Homme dans la Nature » 1965 ▪ Konrad Lorenz « L’Homme dans le fleuve du vivant » 1981.

8 – Il existe un antagonisme non de principe, entre libertés individuelles et le développement du marché libre, mais d’ordre systémique : les États se voient contraints de « contenir » les conséquences de l’expansion globalisante du Marché. Ainsi il s’agit de contenir, voire de réprimer les mouvements sociaux nés de la destruction des emplois liés aux « restructurations » et à des délocalisations de la production (à l’échelle mondiale) vers des zones (l’Asie) où le coût de la main d’œuvre est environ vingt fois moins élevé qu’en Europe. À ce titre la tardive démarche de ratification en février 2010, par la France, du traité d’octobre 2007 portant création d’une force de gendarmerie européenne est à placer dans la perspective d’une instabilisation croissante de populations touchées par la crise économique (elle-même considérée comme un épiphénomène, un accident de parcours, inscrit génétiquement dans la logique d’expansion du système ultralibéral) ; avec, dans l’immédiat au printemps 2010 un éventuel embrasement social de la Grèce dont la faillite (inédite pour un État) et la mise sous tutelle par l’UE sont des faits désormais acquis. Peu à peu – notamment à propos du contrôle des flux migratoires, clandestins ou non, ou encore de la lutte dite anti-terroriste – une réaffectation des forces de sécurité s’avérera de plus en plus nécessaire pour assurer la gestion des nuisances sociales nées de la « globalisation »… depuis la déstructuration de sociétés traditionnelles au bord de l’implosion, jusqu’à la conduite de guerres néo-impérialistes pour le contrôle des sources d’énergies fossiles et de matières premières. Dans un tel contexte, les libertés individuelles se verront réduire proportionnellement à libéralisation des marchés marquant l’expansion et l’unification du Marché.

9 – Autant il est urgent d’intervenir contre les ravages d’un ultralibéralisme et d’un hypercapitalisme sans âme, autant il serait opportun d’effectuer une rupture épistémologique définitive avec les systèmes idéologiques anticapitalistes prônant le communisme (l’organisation collectiviste de la production) ainsi que toutes les variantes de socialisme d’inspiration marxiste. Doctrines qui, sous des dehors de justice sociale, recréent aussitôt inéluctablement et sous une autre forme un « capitalisme » particulièrement dévastateur. En l’occurrence un capitalisme centralisé, un monopole d’État aux mains d’une nomenklatura qui est également une « privilegiatura ». Un capitalisme pourtant toujours basé, et pour toujours, sur les même règles de physique sociétale inhérentes à la nature humaine : des différences (des inégalités !) de capacités et de caractère entre les individus qui font qu’il y aura et pour longtemps encore des camarades-patrons donnant des ordres à des camarades-ouvriers, autrement dit des « égaux plus égaux que d’autres »(cf. George Orwel,« Animals farm »). Le communisme n’abolit pas les hiérarchies sociales, au contraire, il les exacerbe !

Si l’on donne du « capitalisme » cette définition nouvelle, à savoir qu’il serait « l’organisation de la production de biens et de services sur la base d’une hiérarchie de commandement – qui peut être de divers ordres : héréditaire (capitalisme patrimonial), d’initiative (entrepreneurial), de compétences réelles ou postulées (managérial), de contrôle financier (actionnarial), et cœtera », on voit bien que le « capitalisme » est proprement inhérent à la nature humaine et que vouloir l’abolir est un prodigieux non-sens. Cela ne veut pas évidemment pas dire qu’il ne faille pas combattre l’injustice sociale, le mésusage la propriété privée des moyens de production, l’exploitation de l’homme par l’homme (et des femmes par certains hommes)… mais non de se faire négateur de la réalité ce qui est un vrai danger et contre lequel nous devons continuer de nous armer intellectuellement. Le XXe siècle nous a trop montré la faillite (sanglante) des idéologies prétendument anti-capitalistes pour que nous n’en tenions pas compte : des idéologies qui ont finalement accouché d’une perversion plus monstrueuse encore, l’hypercapitalisme sans foi ni loi.

10 – Lula da Silva, fils de docker, est issu d’une famille de huit enfants, ouvrier métallo puis syndicaliste trotskyste. Élu président du Brésil à la quatrième tentative, il s’est montré d’un pragmatisme exemplaire en se convertissant aussitôt à l’économie de marché à l’instar de son premier ministre de l’économie, Antonio Palocci, lui aussi ancien trotskiste. Sans toutefois s’éloigner de ses amis altermondialistes qui lui doivent la « démocratie participative » – comme si la démocratie pouvait être autre chose que « participative » ? – concept repris à « droite » comme à « gauche » et pour cause puisqu’il n’est qu’une transposition dans le politique du « management participatif » lequel n’est autre dans le domaine de la gestion des entreprises qu’une application des techniques de manipulation des groupes, développées dans des buts d’agitation et de propagande par les trotskistes eux-mêmes. En raccourci, démocratie ou management participatifs reviennent à faire participer ou associer le sujet à sa propre sujétion.

11 – Au Brésil, en dépit des déclarations fracassantes de la Présidence, pour la période 2003-2004 ce sont 26 130 km² soit 20% de la forêt amazonienne qui ont été détruits. La grande selve abrite 30% des espèces recensées, animales et végétales, de la planète. Dans les zones de déforestation, les températures de la saison sèche auraient crû de 1 à 3 °C d’après l’Institut national brésilien de recherches spatiales (INPE)). Quant au chercheur Pedro Leite Silva Dias de l’Université de São Paulo, celui-ci établit une relation « entre les anomalies pluviales en Europe et aux États-Unis et la déforestation en Amazonie». Conclusions reprises par Brian Kaskins, de la Reading University (Grande-Bretagne) qui, après vingt ans d’observation, a établi l’existence d’une relation entre les anomalies des moussons du sous-continent indien, les inondations en Europe, la sécheresse en Australie et les modifications environnementales massives en cours dans le Bassin amazonien.

12 – C’est vraisemblablement en 1840, lorsque François Pierre Guillaume Guizot était l’homme fort du gouvernement, qu’il aurait prononcé sa phrase célèbre : « Éclairez-vous, enrichissez-vous, améliorez la condition morale et matérielle de notre France ». Phrase rapportée ultérieurement (à l‘occasion d’un débat sur le vote censitaire) sous la forme qui passera à la postérité : « Enrichissez-vous par le travail et par l’épargne et vous deviendrez électeurs ».

13 – En février 2010 la chaîne de télévision franco-allemande a diffusé une série passionnante relative aux biographies de self-made-men qui, partis de rien (et d’Allemagne), construisirent au XIXe siècle aux États-Unis des empires industriels sur les bases d’un capitalisme éthique : Heinz (Ketchup), Steinway (pianos) renvoient aux maîtres de forges Siemens en Allemagne et le français Schneider (se prononce Schneidre), pour ne citer que ces quatre noms.

14 – Créé en 1988, le Giec (Intergovernmental Panel on Climate Change) est un Organe intergouvernemental affilié à l’ONU chargé à la demande du G7 de synthétiser les travaux sur le changement climatique. Dans son dernier rapport publié en 2007 (le prochain est attendu en 2013), le GIEC indiquait une probabilité d’environ 90 %, pour que l’Homme soit le principal responsable du changement climatique. En réalité son incidence ne dépasserait 1% dans l’effet de serre naturel qui aurait contribué à une augmentation d’environ 0,5 °C de la température moyenne de notre planète au cours de la seconde moitié du vingtième siècle.

C’est sur la base de ce rapport de 2007 que les chefs d’États et de gouvernement se sont engagés au sommet de Copenhague à prendre les mesures nécessaires pour limiter le réchauffement climatique à +2°C. Le 14 février 2010, le Giec reconnaissait cependant par la bouche de Phil Jones, directeur du Climate Research Unit, en un demi-aveu d’incompétence voire de falsification, que « certaines données climatiques n’avaient pas été assez bien organisées » ( !) tout en rejetant cependant l’accusation de manipulation. Toujours est-il que le 20 décembre 2009, le quotidien conservateur anglais, Telegraph accusait le directeur du Giec, Rajendra Pachauri, d’avoir profité de position directoriale au GIEC et de directeur du TERI (The Energy and Resources Institute) pour conseiller des firmes pétrolières et des banques investissant dans le commerce des crédits carbone, où il siégeait à leur conseil d’administration. Last but not least, le 19 novembre 2009, peu avant le sommet de Copenhague, un fichier comportant 4 000 courriels et documents provenant des ordinateurs du CRU de l’université britannique d’East Anglia, est posté sur le site The Air Vent. Le Giec est alors accusé, sur la base de données précises de manipuler les chiffres afin d’accréditer la thèse d’un réchauffement climatique d’origine anthropique.

15 – L’idée de « développement durable » apparaît officiellement en 1989 dans le rapport « Brundtland », Premier ministre norvégien de l’époque. Ce « rapport », utilisé dans la préparation du « Sommet de la Terre » de Rio en 1992 à Rio, présente le développement durable comme la base d’une possible politique internationale de l’environnement. Rédigé dans une perspective « utilitariste » (faites le bien pour mieux servir vos propres intérêts), le rapport inverse l’opposition classique entre croissance économique et préservation des milieux naturels, en établissant a contrario une complémentarité, voire une synergie dynamique, entre les deux. Il s’agirait d’ailleurs de repréciser le contenu du « concept » de croissance en ce que beaucoup le confondent avec l’idée de « progrès », alors que la croissance ne mesure strictement qu’un volume transactionnel.

16 – Ainsi, à titre d’exemple, les mécanismes du « Crédit carbone » (autrement appelés “cap & trade” par les anglophones – à ne pas confondre avec la Taxe carbone qui s’applique aux consommateurs – ouvrent d’ores et déjà d’alléchantes perspectives. Il s’agit d’un mécanisme lié à l’attribution de quotas de CO2, autrement dit d’un “droit à polluer” par lequel les entreprises qui n’épuiseront pas leur quote-part, seront autorisées à les vendre. Ces crédits carbone représenteraient aujourd’hui en Europe, 90 milliards d’euros en transactions. Ce commerce totalement immatériel (de simples jeux d’écriture) donne lieu dès à présent à des fraudes massives : la TVA, à laquelle les transactions carbones sont assujetties, est récupérée (sans avoir été payée), en bout de chaîne par le bénéficiaire de la dernière transaction, ceci via de multiples sociétés écran dispersées à travers l’Europe. Un nouveau secteur commercial et une nouvelle “niche” fiscale sont donc nés pour une « denrée » fictive… une pure construction de l’esprit toujours fécond des faiseurs de marchés. Le sommet de Copenhague devrait, en toute logique, ouvrir la voie à une mondialisation de ce marché si juteux pour des droits d’émission dont la valeur se chiffre potentiellement en milliards de milliards d’euros.

17 – Entendons ici par idéologies une représentation ou une interprétation fallacieuses des choses, des événements et des situations en vue de légitimer des intérêts, à savoir une démarche d’acquisition de pouvoir. La construction idéologique vise en outre à discréditer, disqualifier, exclure d’entrée de jeu ses adversaires de par sa forme péremptoire, sa posture d’autorité signalant une nature à vocation intrinsèquement totalitaire. Il va de soi que l’écologie s’inscrit dorénavant au catalogue des outils de contention sociale du politiquement correct.

18 - À ce propos, ne parlons plus de “médias aux ordres” car cela supposerait que les journalistes jouissent encore d’une certaine liberté sur les sujets sensibles, qu’ils seraient de ce point de vue contraints, sous diverses pressions, d’aller contre leurs convictions intimes. Cassons ce mythe : le journaliste libre n’existe pas dans le “système” qui ne recrute, sauf bévue, que des hommes – et des femmes – qui sont formatés pour devenir, plus ou moins consciemment, des falsificateurs professionnels, ne serait-ce que par « omission » ou ignorance… D’où la haine de ces marchands de billevesées pour la “fosse sceptique du net” – selon leur élégante terminologie – qui met à nu leur sinistre attitude.

ANNEXES

Intervention du président Hugo Chavez à Copenhague

Extraits :

« (…) Monsieur le Président, le changement climatique est sans aucun doute le problème environnemental le plus dévastateur de ce siècle : inondations, sécheresses, tempêtes sévères, ouragans, dégel ; montée du niveau moyen de la mer, acidification des océans, vagues de chaleur… Tous ceci aggrave l’impact des crises mondiales qui s’abattent sur nous. L’activité humaine actuelle dépasse le seuil du développement durable et met en danger la vie sur la planète.

Mais, je tiens à le souligner, nous sommes là aussi profondément inégaux. Les 500 millions de personnes les plus riches, soit 7%, sept pour cent, de la population mondiale, ces 7% sont responsables de 50% des émissions polluantes, alors que la moitié la plus pauvre de la population de la planète – la moitié, 50% – n’émet que 7% des gaz polluants. Voilà pourquoi je m’étonne: il me paraît bizarre de solliciter ici la Chine et les États-Unis dans les mêmes termes. Les États-Unis comptent peut-être 300 millions d’habitants, et la Chine, cinq fois plus. Les États-Unis consomment plus de 20 millions de barils de pétrole par jour, et la Chine arrive à peine à 5 ou 6 millions. On ne peut pas demander la même chose aux États-Unis et à la Chine. Voilà un sujet qui mérite discussion cartes sur table…

En outre, Monsieur le Président, 60% des écosystèmes de la planète sont endommagés, et 20% de l’écorce terrestre est dégradée. Nous avons été les témoins impassibles de la déforestation, de la conversion de terres, de la désertification, des altérations des systèmes d’eau douce, de la surexploitation des ressources marines, de la contamination et de la perte de la diversité biologique. La surexploitation de la terre dépasse de 30% sa capacité de régénération. La planète perd sa capacité d’autorégulation, elle est en train de la perdre. Nous produisons chaque jour bien plus de déchets que nous ne sommes capables d’en traiter.

La survie de notre espèce est une question qui hante la conscience de l’humanité. Malgré l’urgence, deux années de négociations se sont écoulées pour élaborer une seconde série d’engagements sous le Protocole de Kyoto, et nous participons à cette réunion sans être parvenus à un accord réel et significatif… (or) il est indispensable de parvenir à un nouvel et unique accord applicable à des parties absolument inégales, par l’ampleur de leurs contributions et de leurs capacités économiques, financières et technologiques, et basé sur le strict respect des principes énoncés dans la Convention.

Les pays développés devraient contracter des engagements contraignants, clairs et concrets de réduction de leurs émissions, et assumer des obligations d’assistance financière et technologique aux pays pauvres, pour faire face aux dangers destructeurs du changement climatique. A cet égard, la situation particulière des États insulaires et des pays les moins développés devrait être pleinement reconnue. (…)

(Cependant) le changement climatique n’est pas le seul problème qui frappe aujourd’hui l’humanité. D’autres fléaux et d’autres injustices nous guettent. Le fossé qui sépare les pays riches des pays pauvres n’a cessé de se creuser en dépit de tous les Objectifs du millénaire, du Sommet de Monterrey sur le financement, de tous ces sommets, comme le faisait remarquer ici le président du Sénégal, qui dénonçait une grande vérité: les promesses, tant de promesses non tenues, alors que le monde continue sa marche destructrice.

Le revenu total des 500 individus les plus riches du monde est supérieur au revenu des 416 millions de personnes les plus pauvres. Les 2,8 milliards de personnes qui vivent dans la pauvreté, avec moins de deux dollars par jour et qui représentent 40% de la population mondiale –je dis bien 40% de la population de la planète!– se partagent seulement 5% du revenu mondial. Aujourd’hui, environ 9,2 millions d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans, et 99,9% de ces décès ont lieu dans les pays les plus pauvres. La mortalité infantile est de 47% décès pour 1 000 naissances vivantes; mais elle est de 5 décès seulement dans les pays riches. L’espérance de vie sur la planète est de 67 ans, mais de 79 ans dans les pays riches et de 40 ans seulement dans certains pays pauvres. Enfin il existe 1,1 milliard d’habitants privés d’accès à l’eau potable; 2,6 milliards sans services sanitaires et plus de 1,02 milliard de personnes affamées. Tel est le tableau actuel du monde.

Mais, et la cause ?… Et bien, la cause c’est le rêve de vouloir chercher le bonheur à travers l’accumulation matérielle et du progrès sans fin, en recourant à la science et à la technique, avec lesquelles on peut exploiter de manière illimitée toutes les ressources de la Terre»… «Une Terre finie peut-elle supporter un projet infini ? ». La thèse du capitalisme du développement infini est un modèle destructeur… (Alors) Que pouvons-nous attendre de Copenhague? À peine ce simple aveu : nous ne pouvons plus continuer ainsi, et un objectif simple: nous allons changer de cap? Faisons-le, mais sans cynisme, sans mensonges, sans doubles agendas, sans documents issus du néant, et avec la vérité comme valeur ultime.

On a beaucoup parlé d’une intervention du Fonds monétaire international pour venir au secours de la Grèce dont l’économie cependant n’est guère plus mal en point que celle des États-Unis… à ceci près, que la petite Ellade n’a pas la faculté, à la différence de la Grande Amérique, d’émettre autant de papier monnaie qu’utile ou nécessaire.

Avec une dotation d’intervention supplémentaire de quelque 100 milliards de $ la création d’un « fonds vert » (doté d’un montant pouvant aller jusqu’à 100 milliards de dollars par an) destiné en principe à aider les pays à faire face aux changements climatiques », le Tiers-monde et les éclopés de l’économie d’abondance et de l’argent gratuit (tels la Grèce, l’Espagne, le Portugal et tutti quanti) en réalité conviés à co-gérer leur propre domination et l’affermissement d’organismes supranationaux, à l’instar du FMI, dans leur rôle de tutorat mondialiste.

Le Fonds Monétaire International Esquisse d’une stratégie globale, de Davos à Herzliya

Lors de la session du Forum économique mondial de janvier 2010 à Davos, M. Strauss-Kahn a développé l’idée selon laquelle « ce ne sont pas seulement les pays en développement qui n’ont pas les moyens de lutter contre le réchauffement climatique, mais également les pays développés dont les capacités sont également limitées par d’importantes contraintes budgétaires nées de et avec la crise économique »… Rappelant par la même occasion que « le nouveau modèle de croissance économique devait être faible en émissions de gaz à effet de serre ».

Les moyens financiers de lutte contre le réchauffement climatique ( lequel ne saurait donc être désormais remis en question : il s’agit d’une vérité révélée, un dogme intangible, incontestable, non réversible, le sceau d’une nouvelle vulgate) proviendraient de Droits de Tirages Spéciaux (DTS) émis par le FMI depuis 1969 pour alimenter les trésoreries nationales. M. Strauss-Kahn a, de cette façon, avancé le chiffre mirobolant de 100 milliards de dollars destinés à rendre les économies moins consommatrices en énergies polluantes.

Sous couvert d’allocations d’aide au Tiers-monde, le FMI acquérrait par ce biais la capacité de mettre sous tutelle la plupart des États qui, dans la sphère occidentale ou ailleurs, pourraient montrer quelques signes de défaillance. Une montée en puissance de cette institution internationale qu’il faut interpréter comme participant de la construction de cette gouvernance mondiale s’établissant sous nos yeux et dont la nécessité est présentée comme devant s’imposer dans le contexte de la crise multiforme qui est le nôtre actuellement : crise financière, économique, sociale, sociétale, alimentaire, sanitaire, environnementale, climatique… Des crises interconnectées pour ne pas dire qu’elles forment peut-être, au moins en partie, une seule et même crise… Or à défi global, réponse globale, comme l’avait énoncé de manière limpide le Belge Paul-Henri Spaak, l’un des pères fondateur de l’Union européenne qui fut en 1957 le second Secrétaire général de l’Otan.

Lors du sommet de Davos, le président français, M. Sarkozy, dans son allocution d’ouverture tint à appuyer les propositions de réforme bancaires du président américain, Barack Obama (lequel souhaite, entre autres, une limitation de la taille des banques américaines sans aller cependant jusqu’à vouloir séparer banques d’investissement et banques commerciales). Allant plus loin, M. Sarkozy, s’est quant à lui déclaré en faveur d’un resserrement, au niveau mondial, de la réglementation applicable aux établissements financiers ainsi que des règles comptables, en particulier en ce qui concerne la capitalisation des institutions financières. Or, il faut lire ces déclarations au regard de l’intervention de M. Strauss Kahn, Directeur du Fonds Monétaire International, à la Conférence d’Herzliya relative la sécurité de l’État hébreu (février 2010), conférence qui suivit immédiatement le sommet de Davos…

Un discours qui sonne à la fois comme un avertissement et un plaidoyer en faveur d’un renforcement des moyens d’action du FMI, financiers mais aussi de « conseils ». Traduit en langage ordinaire, les « conseils » sont la version actualisée de ces plans dits d’ajustement structurel qui naguère étaient censés redresser les économies chancelantes des pays en développement surendettés grâce à la corruption d’élites compradores. M. Strauss-Kahn nous dit en outre, au fil de son propos, que la crise, loin d’être achevée, rôde le spectre de la guerre, qu’il est donc un urgent besoin de créer les structures d’intervention, autrement dit d’installer des instances de pilotage internationales, notamment par le truchement d’institutions de régulation. On ne saurait être plus clair : à Marché global, gouvernance mondiale.

__Dominique Strauss Kahn, Directeur du Fonds Monétaire International__

Conférence d’Herzliya sur la sécurité de l’État israélien, février 2010

Extraits de la version communiquée à la presse (différente du texte original)

(….) Garantir la stabilité Permettez-moi de souligner que la crise n’est en aucun cas terminée, et que de nombreux risques subsistent…. Et même si la croissance repart, il faudra du temps pour que l’emploi fasse de même. Cette instabilité économique continuera de menacer la stabilité sociale.

Les enjeux sont particulièrement élevés dans les pays à faible revenu… pas moins de 90 millions de personnes pourraient sombrer dans la misère à cause de la crise. Dans de nombreuses régions du monde, ce n’est pas seulement de hausse du chômage ou de baisse du pouvoir d’achat qu’il s’agit, mais vraiment d’une question de vie ou de mort. La marginalisation économique et l’indigence pourraient entraîner des troubles sociaux, des désordres politiques, une faillite de la démocratie, ou la guerre. Dans un sens, les efforts que nous déployons collectivement pour combattre la crise ne peuvent être distingués de ceux déployés pour préserver la stabilité sociale et obtenir la paix.

Au sujet de la guerre, on pourrait à raison parler de « développement négatif ». La guerre entraîne des morts, des invalidités, des maladies et des déplacements de population. La guerre accroît la pauvreté. La guerre réduit le potentiel de croissance en détruisant des infrastructures, ainsi que du capital financier et humain. La guerre détourne les ressources vers la violence, la recherche de rente et la corruption. La guerre affaiblit les institutions. La guerre dans un pays nuit aux pays voisins, notamment par des afflux de réfugiés.

(…) Il est difficile d’estimer le véritable coût d’une guerre civile. Selon des études récentes, une année de conflit peut amputer la croissance d’un pays de 2 à 2 1/2 points de pourcentage. Comme une guerre civile dure en moyenne sept ans, cela signifie une perte de 15 % par rapport à une période de paix (…)

La causalité marche aussi dans l’autre sens. Tout comme une guerre a des effets dévastateurs sur une économie, un pays économiquement faible est plus exposé à une guerre. Les données sont assez claires à ce sujet : un revenu faible ou une croissance économique lente accroît le risque d’un conflit civil. La pauvreté et la stagnation économique entraînent la marginalisation, dont les victimes n’ont plus de place dans l’économie productive. N’ayant guère d’espoir de trouver un travail ni de s’assurer un niveau de vie raisonnable, ces marginalisés risquent de se tourner vers la violence. La dépendance à l’égard des ressources naturelles constitue aussi un facteur de risque : la compétition pour le contrôle de ces ressources peut provoquer des conflits et le revenu des ressources naturelles peut financer des guerres.

(…) Quel est le rôle du FMI à cet égard ? De manière générale, il peut aider les pays à préserver ou à consolider la stabilité économique. À cet effet, le moyen le plus évident est de fournir un financement si besoin est. Faute de quoi, le gouvernement pourrait être obligé de réduire la protection sociale et les services publics de base. L’activité économique risque d’être davantage perturbée, et les possibilités d’emploi réduites. Dans ce domaine, le FMI joue son rôle : son appui aux pays à faible revenu pour les deux prochaines années sera trois fois ce qu’il était avant la crise. Et pour alléger la charge de ces pays, tous nos prêts concessionnels seront sans intérêt jusqu’à la fin de 2011.

(…) Le FMI accorde aussi beaucoup d’importance à une bonne gouvernance. Environ 40 % des conditions dont sont assortis les programmes que nous appuyons dans les pays à faible revenu mettent l’accent sur l’amélioration de la gestion des ressources publiques et la responsabilisation. Nous fournissons aussi des conseils et de l’assistance technique aux pays riches en ressources naturelles, pour les aider à mieux gérer leurs recettes, ce qui de nouveau contribue à la stabilité sociale.

Le mandat du FMI

J’en reviens à mon point principal. Lorsque les nations du monde joignent leurs forces pour affronter les problèmes communs dans un esprit de solidarité, il est possible d’enclencher le cercle vertueux de la paix et de la prospérité, et d’éviter le cercle vicieux des conflits et de la stagnation. À première vue, cela peut sembler accessoire au rôle du FMI. Au contraire, cela étaye notre mandat.

Pour mieux comprendre, examinons les origines du FMI et les enseignements du XXe siècle. Les nations du monde se sont réunies après la première guerre mondiale. Mais au lieu de promouvoir la coopération économique, elles étaient motivées par des considérations à courte vue. En particulier, la sévérité des modalités du Traité de Versailles a conduit à la ruine de l’économie allemande, l’une des causes de la Seconde Guerre mondiale.

John Maynard Keynes, l’un des fondateurs du FMI, l’avait bien compris. Il a condamné vigoureusement « la politique consistant à réduire l’Allemagne à la servitude pendant une génération, à avilir des millions d’êtres humains », et il a engagé vivement la société à « fonder son action sur de meilleures attentes, et à croire que la prospérité et le bonheur d’un pays favorisent la prospérité et le bonheur des autres pays, que la solidarité de l’homme n’est pas une fiction ».

L’avertissement de Keynes a été ignoré. Les pays ont préféré défendre leur intérêt personnel et se sont réfugiés dans l’isolationnisme. Il s’ensuivit l’effondrement sans précédent de l’activité économique mondiale dans les années 30, avec de sombres conséquences sociales et politiques. La guerre économique a vite conduit à la vraie guerre, et la Seconde Guerre mondiale a fait des dizaines de millions de victimes et dévasté de nombreux pays.

Après la guerre, les nations du monde se sont réunies de nouveau. Elles se sont engagées à ne plus jamais répéter les erreurs du passé. Elles ont souscrit au multilatéralisme et ont décidé de coopérer dans les domaines économique et financier. Les dirigeants souhaitaient créer un monde nouveau.

C’était une stratégie à dimensions multiples. Les Nations Unies ont été fondées pour « préserver les générations futures du fléau de la guerre » tout en favorisant « le progrès social et de meilleures conditions de vie ». En Europe, les dirigeants ont engagé un processus remarquable d’intégration économique et politique. Ils étaient déterminés à bannir pour toujours du continent le spectre de la guerre et à réaliser le rêve de la « paix perpétuelle » ce grand rêve de tant de philosophes au fil des siècles, parmi lesquels Saint-Pierre, Rousseau, Bentham et Kant. Rappelez-vous aussi que la paix a été favorisée par une aide financière extérieure, avec le plan Marshall, et intérieure, avec la mise en place de vastes dispositifs de protection sociale. C’est la stabilité économique et sociale qui a consolidé la paix.

Le FMI a été créé à ce moment décisif de l’histoire, dans une ambiance multilatérale tournée résolument vers la paix et la coopération. Il a reçu pour mandat d’assurer la stabilité économique, en encourageant la coopération monétaire et en facilitant une expansion du commerce et de l’emploi qui profite à tous. Il a été chargé de surveiller le système financier mondial et d’accorder des prêts aux pays membres ayant des besoins de financement de leur balance des paiements. Avec la stabilité viendraient la paix et la sécurité, pensait-on.

Lorsque les pères fondateurs se sont réunis à Bretton Woods en 1944, la paix figurait au premier rang de leurs priorités. Le pessimisme de Keynes vingt-cinq ans plus tôt s’était transformé en optimisme. À la fin de la conférence, Keynes a déclaré que, en œuvrant tous ensemble, « ce cauchemar, dans lequel la plupart d’entre nous avons passé une trop grande partie de notre vie, prendra fin ». Signe des temps, il était convaincu que « la fraternité des hommes ne serait plus un vain mot ». Henry Morgenthau, Secrétaire du Trésor américain, était du même avis, liant la paix à la prospérité partagée et dénonçant les politiques économiques de l’entre-deux-guerres. Selon lui, « l’agression économique ne peut déboucher que sur la guerre. Elle est aussi dangereuse que futile. Nous savons qu’il y aura un conflit économique lorsque des pays s’efforcent chacun individuellement de s’attaquer à des maux économiques dont la portée est internationale ». C’est notre héritage, et c’est de là que provient notre mandat.

Une occasion historique nous est donnée aujourd’hui de renouveler cet attachement au multilatéralisme et de l’adapter au monde de l’après-crise. Nous devons tous ensemble relever ce défi. La paix de notre planète en dépend…

jeudi, janvier 28 2010

La gouvernance mondiale s’avance masquée sous couvert de l’économie-carbone

usine-carbone_940x705-300x225.jpg Le (mauvais) génie de l’Occident

À Copenhague, on a pu voir le Tiers-monde notamment les pays dits “émergents” montrer peu d’empressement à se plier au programme (unilatéral) de réduction de gaz à effet de serre que leur proposaient les « Occidentaux ». Mais de là à parler d’échec comme beaucoup le font, c’est sans doute prendre ses propres désirs pour des réalités. Certains parmi les représentants du Sud ont indubitablement saisi le but de la manœuvre et perçu les intentions à peine cachées des promoteurs d’une carbo-taxe mondialisée 1. Au demeurant, la plupart des États du Sud - avec ou sans conscience claire de ce que couvre l’hystérie de la traque au carbone - se sont entendus pour biaiser, traîner des pieds devant l’impatience des membres du G8 à mettre la communauté des nations sous la tutelle d’une fiscalité universelle. Car tel est bien l’enjeu derrière les nobles intentions déclarées de « sauver la planète ».

Une attitude d’atermoiement d’ailleurs bien compréhensible de la part des gouvernements du Sud qui ne veulent pas fâcher les puissants de ce monde tant les liens de dépendance et d’interdépendance économiques sont puissants et paralysants. Comment en effet conserver quelque autonomie sans déplaire à ses créanciers ou indisposer des débiteurs parfois tout-puissants ? Comment éviter les mesures de rétorsions et la perte de marchés vitaux pour sa propre économie ? Telle est la “quadrature du cercle” que doivent résoudre des pays qui n’ont la plupart du temps qu’une marge d’action passablement réduite face à la mafia des “grands”, lesquels s’entendent pour dicter leur Loi aux États, aux Nations et aux peuples du monde ? Alors sur le fond de quoi s’agit-il ?

Contrairement donc à ce que pense un certain nombre d’altermondialistes, les promoteurs du projet de gouvernance mondiale n’ont pas rencontré d’échec significatif à Copenhague. Si aucun accord substantiel n’a été conclu, personne n’a cependant officiellement remis en cause la vulgate du réchauffement ni a fortiori le bien fondé d’une taxation des émissions de dioxyde de carbone étendue à l’ensemble de la Communauté internationale. Tout au contraire les « écolos » ont surenchéri quant au mythe fondateur de la causalité anthropique du changement climatique.

Ce sont d’ailleurs les mêmes qui à Strasbourg et à Bruxelles exigent de ruiner ce qui subsiste encore d’industries productives en Europe en les écrasant sous d’exorbitantes taxes carbone… Une mythologie scientiste d’ailleurs assez bien ficelée et efficace parce que largement mobilisatrice à proportion qu’elle est culpabilisatrice 2 et qui pourrait au final s’avérer être l’un des grands scandales scientifiques du monde moderne …

Copenhague aura été par conséquent, qu’on le veuille ou non, le coup d’envoi de ce qu’il convient de nommer maintenant l’économie carbone en prenant appui sur mythologie de la peur (ce qui ne signifie pas évidemment qu’il faille nier des désordres climatiques apparemment en nette recrudescence) et des manipulations de l’opinion dont le XXIe siècle a déjà donné quelques exemples prometteurs, du 11 septembre à la pandémie supposée mortelle de 2009 en passant par les armes irakiennes de destruction massives… nous en passons, et des meilleures ! Constatons que de plus en plus de chercheurs se désolidarisent, ou prennent leurs distances, avec les thèses officielles et des résultats dont quelques-uns paraissent avoir été manipulés sans vergogne. 3

Pourtant malgré l’impossibilité de parvenir à imposer ce nouveau paradigme à l’ensemble de la communauté scientifique, il faut admettre que la tyrannie consensuelle et la dictature de la pensée politiquement correcte imposée par les Anglo-saxons, relayées sans faille par les mass-médias, sont à ce point toutes puissantes, qu’elles s’imposent à toutes les nations. Avec pour conséquence immédiate que, la logique systémique du mythe et son corollaire, la taxation des émissions de gaz à effet de serre, sont appelés à poursuivre inexorablement leur progression de rouleau compresseur mondialisant.

Ajoutons que, derrière les objectifs de gouvernance mondiale que cette taxation universelle permettra d’atteindre, se trouvent également des enjeux idéologiques puissants liés au renouvellement des classes politiques occidentales (principalement européennes) au profit des « Verts » dont la mission est de réaliser une synthèse « californienne » entre social-démocratie et écologisme politique.

Il s'agit évidemment d’une écologie dévoyée, détournée de ses finalités fondatrices pour n’être plus – pour ce que nous pouvons voir depuis longtemps en France – qu’un levier de pouvoir parasitant et prospérant sur des inquiétudes légitimes nées des transformations irraisonnées qui affectent notre environnement depuis un demi-siècle, pour ne pas parler de bouleversements à multiple facette 4.

Dévoiement d’une écologie qui se revendique comme politique et s’occupe de tout sauf d’écologie concrète, de terrain, ce qui revient au final à une usurpation de raison sociale…

La vogue de l’alimentation « bio » (en fait un simple retour à des produits « naturels) n’est pas uniquement un effet de mode de la part de quelques semi-nantis, des bourgeois-bohêmes, mais constitue une réaction largement populaire aux ravages constatables qu’induit l’environnement délétère des sociétés post-industrielles sur les populations humaines. Pensons aux « épidémies » de cancers et de maladies neurodégénératives qui déciment aujourd’hui les pays du Nord mais aussi du Sud ! Il s’agit là de peurs fondées et bien réelles…

Dans la même veine s’inscrit à présent la récupération de l’écologie à des fins simultanément financières et de géopolitique… L’économie ultra-libérale, dévorante, vit sur une « croissance » perpétuelle, ce que l’on qualifie de bulle suivant un processus toujours identique : on commence par vendre des biens réels avant de finir par vendre du vent ! Cela est vrai de toutes les grandes escroqueries de Panama à Madoff *.

L’écologie vient d’ouvrir de nouveaux espaces ouverts à la conquête par le Marché, de nouveaux horizons sont à présent disponibles, jetés en pâture aux appétits des sorciers de la finance sous le slogan somptueux et régalien de « sauvez la planète » ! La superproduction Avatar en est l’exacte métaphore, tout y est dit des guerres actuelles pour le contrôle des sources et des espaces de transit des énergies fossiles, Irak, Afghanistan, Pakistan… Nous avons là une parabole aussi explicite que transparente. L’hyper capitalisme vert n’est au demeurant que l’ultime mouture du libéralisme-libertaire qui a pris son essor à partir de 1968, période marquée par une révolution authentique, autrement dit une rupture du continuum sociétal. Nous avons eu là avec les Reaganomics* (le thatcheroreaganisme, né en fait précédemment sous la présidence du Démocrate Jimmy Carter), le premier étage de la fusée, celui qui s’est détaché le 15 septembre 2008… jour où la méga bulle des mensonges financiers (les mensonges et autres escroqueries « légales » étant désignés assez pudiquement par des prises de risque inconsidérées) s’est finalement effondrée sur elle-même, ce jour-là un nouveau diable plus séduisant que les crédits hypothécaires à risque et sorti tout armé du chapeau à surprises de l’ultra libéralisme : l’hyper capitalisme vert était né et prenait dès lors le relais au niveau qui est le sien, le niveau global.

Or le fleuron de cette métamorphose systémique est l’économie-carbone tenue sur les fonts baptismaux de Copenhague. Cela qu’on le veuille ou non parce que son principe n’a au final été remis en question par personne, seules les modalités d’application de l’impôt universel (la « Taxe ») pour l’iniquité de sa répartition ou de ses conséquences par le groupe des 77.

Une « économie-carbone » dont la caractéristique majeure est d’être doublement voire triplement virtuelle.

Si l’on considère le dispositif international mis en place organisant les échanges et les tarifs relatifs au commerce des gaz à effet de serre, ce dit commerce est essentiellement immatériel et même largement surréaliste.

Selon les dispositions actuelles, un pays X pourra en effet réduire ses émissions de dioxyde sans changer quoique ce soit à ses activités polluantes, cela en achetant des droits d’émissions à un autre pays. En vérité ces droits d’émissions sont calculés sur des prévisions d’augmentation d’activité industrielle qui en principe ne devraient pas avoir lieu puisque les droits qui leur sont liés ont été vendus ! Ici nous sommes effectivement passés dans un espace virtuel très éloigné de l’idée vulgaire d’une l’économie portant sur des biens tangibles utiles au maintien et au développement des sociétés. Si le CO2 est bien une matière tangible, son commerce, lui, relève d’une extrapolation, autant dire qu’il s’agit d’une fiction et, à l’arrivée, le dispositif de taxation du carbone constitue un emboîtement de fictions successives**.

En clair on crée un commerce sur une non - réalité (surtout si le dioxyde de carbone n’est pas la molécule délétère que l’on brandit comme épouvantail, mais un élément constitutif et nécessaire du fonctionnement, notamment climatique, de notre écosphère), autrement dit « on », à savoir les ingénieux génies de l’ingénierie financière, a créé de toutes pièces un nouveau domaine économique avec un matériau dématérialisé sous forme de signes comptables et statistiques en résultat d’hypothèses scientifiques plus ou moins controuvées… Bravo aux artistes. En pleine crise, l’économie-carbone ouvre ainsi un secteur inédit – une terre vierge – où pourra se donner libre cours la féconde ingéniosité des fabricants d’outils et de produits financiers innovants. Mais toute l’astuce est là, il ne s’agit pas d’une économie réelle, productive ou même « de services », nous sommes – ou nous pataugeons – dans l’économie-fiction par excellence ! Bref une économie parasite du réel, une économie du mensonge, déguisant l’exploitation de la richesse des nations à des fins purement spéculatives, et de dominance pour les manieurs de nouveaux « instruments » de pouvoir aussi virtuels que contraignants. Des « outils » d’autant plus efficaces qu’ils s’adossent et se légitiment pour une mythologie improbable, autrement dit sur une idéologie et une « théogonie » dévoyées de la relation Homme-Nature.

Réchauffement climatique et “gouvernance” mondiale

Comme le spectre du terrorisme, la panique pandémique 5 de l’été 2009 qui ont montré leur surcapacité à doper certains secteurs économiques (industrie sécuritaire et pharmaceutique), le défi du changement climatique (cependant bien réel) est de plus en plus exploité d’abord pour relancer une économie en état de collapsus cardiaque et du même coup, justifier puis ensuite, établir et imposer une « gouvernance mondiale » assortie au fil des jours de normes sociétales de plus en plus strictes et liberticides (voir note n°2, les ampoules basse consommation ; quant à la taxe carbone d’abord pour les véhicules, puis, pourquoi pas pour les individus, les animaux domestiques, et cœtera, un gisement a priori inépuisable).

Déjà, sous couvert d’un hygiénisme plus que contestable, il est quasiment interdit de fumer (exigeons plutôt des tabacs sans pesticides), bientôt il sera tout à fait interdit de boire ne serait-ce qu’un verre de vin avant de conduire (notons au passage que les drogues sociales comme les neuroleptiques dont les Français font grande consommation, ne sont pas elles dans la ligne de mire). Nul apparemment ne voit clairement ce que signifie l’intrusion outrancière de l’État dans nos vies privées et la perte subséquente de libertés personnelles intimement liées à l’exercice de notre libre-arbitre, autrement dit à la plénitude de notre responsabilité individuelle. La lutte conte le terrorisme nous a conduit depuis quelques années à accepter peu à peu des normes de contrôle social et sécuritaire de plus en plus oppressantes. Craignons maintenant en parallèle un « éco-fascisme » qui sous couvert de relever des défis, hélas trop présents, nous assujettira étroitement au joug d’un pouvoir global, normatif, anonyme, diffus et in fine, totalitaire.

Ajoutons qu’il serait quand même grand temps de remettre de l’ordre dans nos affaires, en veillant cependant à ce que les causes les plus nobles ou les plus vitales ne se trouvent pas systématiquement dévoyées et récupérées au profit du lucre et de l’esprit de conquête au service d’une sourde volonté d’asservissement des peuples, des nations et des hommes.

JM Vernochet

Notes :

1 - À l’instar du soudanais Lumumba Stanislaus-Kaw Di-Aping négociateur en chef pour le G77, groupe dit des 77 au sommet des NU sur le changement climatique de Copenhague, lequel, à l’occasion d’une conférence de presse, a pu déclarer que « tout avait été essayé pour obliger les pays du Sud à signer un pacte suicidaire ».

2 – Culpabiliser, culpabiliser, il en restera toujours quelque chose : la ruine des nations n’est-elle pas due à nos ampoules à incandescence ? Qui pourtant éclairent dix fois mieux que les fort moches ampoules réputées à basse consommation !

3 – http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/20/les-experts-du-climat-epingles-sur-les-glaciers-de-l-himalaya_1294249_3244.html

4 - Voir par exemple http://www.terrefuture.fr/monsanto-446 et http://www.terrefuture.fr/le-cancer-une-pandemie-453

5 - En 2008, année de pleine crise, les entreprises françaises du médicament ont réalisé un chiffre d’affaires de 26,2 milliards d’euros (soit une hausse de 2,7 % par rapport à 2007). Les exportations de produits pharmaceutiques ont augmenté de 10,4 % par rapport à 2007, atteignant ainsi les 21,2 milliards d’euros. Dopée, par la pseudo pandémie grippale, l’industrie du médicament aura été, au niveau mondial, l’un des rares secteurs ultra-bénéficiaires en 2009.

  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Reaganomics


** Les « crédits carbone » un commerce frauduleux à la base

Le commerce du carbone ne date pas tout à fait d’hier, les pays industrialisés ont négocié entre eux dès 1990 une répartition des émissions de gaz à effet de serre. À l’époque l´Union soviétique possédait encore un vaste parc industriel et de ce fait s’est vue attribuée une importante dotation. Un an après, en 1991, l´Union soviétique collapsait, à partir de là, avec l’effondrement de sa production, ses émissions ont rapidement décliné. Il n’en demeure pas moins que ces gaz qui ne seront jamais émis sont considérés comme acquis par la Russie et ses ex-satellites d´Europe orientale, qui les font intervenir à chaque négociation notamment sous forme de droits d’émission revendus au plus offrant. Ainsi, en vertu du système actuel, les États-Unis acquièrent des droits chez les nouveaux membres de l’Otan d’Europe de l’Est et se prévalent ensuite de réductions inexistantes. Autre cas de figure, si le Royaume-Uni finance la Chine populaire pour qu´elle démantèle une centrale au charbon et construise un barrage hydro-électrique, le R-U bénéficie de cette réduction d’émissions de carbone, en raison des réductions globales prévues par pays. De son côté, la Chine se prévaut également de ses nouveaux équipements hydroélectriques et les déduit de ses quotas d’émission.



Pour compléter un tableau de toute façon non-exhaustif, évoquons le procédé des « forêts fictives » connu sous l’acronyme de LULUCF (Land Use, Land-Use Change and Forestry) soit, l’utilisation des terres, les changements d´affectation des terres et la foresterie. Les forêts étant autant de capteurs naturels du dioxyde de carbone, des crédits sont accordés pour leur préservation. Or les multinationales de la foresterie, nippones, canadiennes, suédoises et finlandaises, les entreprises de l´exploitation forestière sont parvenues à introduire une clause selon laquelle la « gestion durable des forêts » leur permet de réaliser des coupes à blanc sans perdre pour autant les crédits carbone attachés à la préservation intégrale des forêts. De sorte qu’une forêt rasée n’alourdit pas votre bilan carbone… !

Enfin notons que toutes les recommandations scientifiques prennent 1990 comme point de référence du niveau dangereusement élevé dont nous devons partir. Alors, quand nous parlons d´une réduction de 40 pour cent, nous voulons dire 40 pour cent de moins qu´en 1990. Mais les Américains ont - dans un éclair de génie publicitaire - décidé de prendre 2005 comme leur niveau de référence. Tout le monde parle des niveaux de 1990, sauf eux. Alors, quand les Etats-Unis promettent une réduction de 17 pour cent par rapport au niveau de 2005, ils sont en fait en train de proposer une réduction de 4 pour cent par rapport au niveau de 1990 - beaucoup moins que les autres pays riches.

lundi, janvier 4 2010

Considérations sur les controverses concernant le réchauffement « climatique »

chaleur_planete.jpg Il est un fait certain : notre époque se polarise sur le phénomène du réchauffement « climatique » qui, naguère étudié par des climatologues et des scientifiques de l’écologie du même nom, a fait l’objet d’une médiatisation poussée, d’une politisation et d’une idéologisation importantes, conséquence de l’activité des mouvements écologiques politisés et des lobbies directement intéressés par les aspects économiques en découlant.

Ces mouvements puissants, organisés, disposant de moyens financiers importants, comme Greenpeace, ont alors réussi, par une médiatisation télévisuelle intense et des films, comme celui d’Al Gore, et plus récemment celui de Yann Arthus-Bertrand, à distiller l’idée que les phénomènes auxquels nous assistons sont dus à l’activité humaine, et en particulier à l’accentuation de l’effet de serre.

Hypothèses sur le phénomène du réchauffement global

Il existe toutefois d’autres hypothèses, scientifiques, qui permettent d’expliquer le phénomène dit de « réchauffement climatique ». D’après les analyses menées sur les carottes de glace prélevées dans l’Antarctique, on arrive à retracer l’évolution de la température sur de très longues périodes, jusqu’à 400 000 ans, et on observe un cycle de 100 000 ans, avec un pic actuel analogue à celui d’il y a 100 000 ans. Entre ces 2 pics, 5 fluctuations sont observées, et nous nous situons à mi-chemin entre l’optimum de l’Holocène, il y a 10 000 ans, et le prochain minimum. Nous serions ainsi en régime de refroidissement.

Pour ce qui concerne le pic de 100 000 ans, où nous nous trouvons aussi, il serait dû à des configurations astronomiques : ellipticité de l’orbite de la Terre, inclinaisons de son axe de rotation par rapport à l’écliptique, position du système solaire dans notre galaxie (il en fait le tour en 250 millions d’années) qui l’amène à recevoir davantage d’énergie s’il se situe dans un bras galactique peuplé d’étoiles et non entre 2 bras où les rayonnements sont moindres.

Si la Terre est en moyenne plus près du Soleil (orbite circulaire) ou si son axe de rotation est perpendiculaire au rayon Terre-Soleil, elle reçoit un surcroît d’énergie par m². Si, en plus, le système solaire est dans un bras galactique, il reçoit beaucoup plus d’énergie de la part de ses étoiles et beaucoup plus de rayons cosmiques. Nous serions dans cette configuration.

Par ailleurs, l’activité solaire est variable, d’une part dans son demi-cycle de 11 ans, d’autre part pour son activité propre corrélée au nombre de taches solaires. Le petit âge glaciaire de 1350 à 1850, accentué de 1650 à 1850, était caractérisé par un très faible nombre de taches solaires, et on a ainsi pu corréler valablement la température avec la durée du cycle qui évolue de 9 à 13 ans (moyenne 11 ans). En fait, ceci est évident car la source principale d’énergie que reçoit la Terre est le Soleil ! Comme la Terre doit évacuer son énergie interne provenant essentiellement de la radioactivité de ses éléments, il est clair que si elle reçoit davantage d’énergie extérieure, sa température d’équilibre radiatif va croître pour assurer cet échange thermique.

On assiste ainsi à un réchauffement global de la planète, et non à un réchauffement climatique, dont les conséquences vont être multiples.

D’abord la Terre, plus chaude, va se dilater, ce qui conduit la douzaine de plaques à être plus mobiles : la subduction va augmenter, avec le volcanisme associé, que ce soit sur les continents ou sur les rides médio-océaniques, libérant d’énormes quantités de CO2.

Ensuite les océans vont se réchauffer dans leur masse, alors que le réchauffement climatique ne chaufferait que la couche superficielle (l’eau chaude est plus légère et flotte en surface). Les mesures montrent bien que le cœur des océans (mais aussi le fond des mines) se réchauffe. Ce réchauffement de la masse libère alors d’une part le gaz carbonique dissous, mais d’autre part le méthane tapissant le fond des océans sous forme de clathrates (glace d’eau et de méthane), puisque c’est le fond des abysses qui se réchauffe.

Or, le méthane a une puissance d’effet de serre au moins 20 fois supérieure à celle du CO2, et on observera que le GIEC et autres propagandes n’évoquent que le CO2 et rarement le méthane. Celui-ci est d’ailleurs produit par les herbivores, mais aussi par toutes les espèces végétales qui vivent dans l’eau (rizières, mangroves, marécages etc.), et comme la moitié de la population mondiale utilise le riz pour sa survie, il ne serait pas écologiquement correct de demander leur suppression… sauf pour les thèses de Malthus (1766-1834).

Enfin, il est évident qu’une population mondiale qui est passée de 1 milliard en 1800 à 6 milliards en 2000 et qui nécessite de 2000 à 4000 kilocalories par jour, va consommer plus de ressources énergétiques (pétrole, gaz, charbon) mais aussi chimiques (engrais, textiles, produits chimiques etc.) et va forcément émettre beaucoup plus de CO2.

Mais, quoi qu’il en soit, ce CO2 anthropique ne représente que quelques pourcents dans le bilan global mondial, de 1 à 3%. Autrement dit, l’effet anthropique n’est pas responsable de l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère, si ce n’est par le fait que la population mondiale de 6 milliards de personnes a forcément un effet, quel qu’il soit.

Conséquences des variations climatiques dues au réchauffement global

Lorsqu’on interroge la population sur les raisons de sa peur du « réchauffement climatique » alors qu’elle pourrait se réjouir de voir diminuer sa facture d’énergie de chauffage, laquelle se traduirait par moins d’émissions de CO2 des centrales thermiques, une moindre importation de gaz, pétrole et charbon, réduisant le déficit commercial, une diminution des dépenses de protection contre le froid (habitations, isolations, habillement etc.) on constate que 4 catégories de conséquences sont évoquées : élévation du niveau des océans, modifications de la nature et de la répartition des espèces végétales et animales, sécheresses en certains lieux et inondations d’autres, problèmes dans la répartition des eaux pluviales.

Elévation du niveau des océans

Les océans recouvrant les 2/3 de la planète avec une profondeur moyenne de 3000 mètres, il faut une quantité d’énergie colossale pour en assurer le réchauffement de quelques degrés, et donc augmenter le volume par dilatation thermique. De plus, les océans se refroidissent par rayonnement et évaporation. S’il s’agissait de « réchauffement climatique », ce serait donc du dessus que la chaleur nécessaire devrait provenir. Or, d’une part l’air a une très faible capacité calorifique, une conduction thermique réduite et un coefficient d’échange de basse valeur, ne lui permettant pas d’assurer le bilan thermique, et d’autre part l’eau chauffée en surface ne pourrait pas réchauffer l’eau profonde. Retenir le « réchauffement climatique » implique donc un non réchauffement des cœurs des océans, et donc une non variation de leur niveau ! Par ailleurs, l’énergie solaire se réfléchit sur les nuages et les surfaces claires (effet d’albedo) et une grande partie est renvoyée dans l’espace. Pour réchauffer les océans, il faut donc que la chaleur provienne du manteau, ce qui implique le réchauffement global, indépendant de l’effet anthropique.

On évoque alors la fonte des glaciers. Ceux-ci ne fondent pas par « réchauffement climatique » (effet d’albédo conduisant le rayonnement solaire à être réfléchi, capacité calorifique de l’air froid réduite) mais diminuent de volume car, fondant par la base, ils s’écoulent plus rapidement vers les océans et, s’ils ne sont pas rechargés par des chutes de neige, le bilan charge/décharge diminue leur volume. Comme presque 90% de l’eau stockée sous forme de glaciers se situe en Antarctique, la fonte des autres glaciers (Arctique, montagnes), même supposée totale, ne pourrait pas accroître de beaucoup le niveau des océans.

Reste ainsi la fonte des glaces de l’Antarctique, énorme continent recouvert d’une calotte de glace de 3000 mètres d’épaisseur. Mais il se trouve que cette épaisseur s’accroît au lieu de diminuer ! Ce qui n’est pas étonnant, car les masses d’eau évaporée s’y condensent progressivement, les courants du manteau n’y apportant pas la chaleur suffisante pour le réchauffement de la base du continent et, de plus, la glace ne transmettant pas la chaleur.

Tout ceci indique que seul le réchauffement global est envisageable, et qu’il n’y a que peu de probabilité pour que le niveau des océans s’accroisse, si on tient compte en outre de l’augmentation de l’évaporation des océans.

On évoque la disparition de certaines petites îles ou atolls du Pacifique, mais en général cela est dû à l’enfoncement progressif des plaques continentales sous-jacentes qui les supportent. On oublie aussi les phénomènes d’isostasie qui conduisent des continents à s’élever, comme le Canada, ou d’autres à s’enfoncer (comme à Venise). Autrement dit, une élévation du niveau marin local peut être dû à un enfoncement du niveau terrestre ! Rien à voir avec le « réchauffement climatique ».

Quant à la fonte de la banquise de l’Arctique, qui recouvre une partie de l’océan et non un continent, d’une part elle ne peut s’effectuer que par le dessous, donc par courant marin plus chaud provenant vraisemblablement de la ride médio-océanique qui porte l’Islande à proximité, d’autre part le niveau de l’eau ne peut s’accroître, puisque la glace flotte au-dessus.

Modification de la nature et de la répartition des espèces

Il est évident qu’il y aura adaptation des espèces, végétales et animales, en fonction du climat. Toutes les études passées l’ont montré depuis l’Holocène et bien avant. Ainsi les grands cycles (100 000 ans et 20 000 ans), toujours en cours, amèneront des modifications qui peuvent être prévues d’ores et déjà, et on ne voit pas pourquoi il en serait autrement, malgré le conservatisme des « écolos ».

Quant à l’homme, de même qu’il s’est adapté aux grandes périodes froides puis chaudes, il a toutes les capacités pour s’adapter à ces modifications, surtout du fait de leur lenteur et parce qu’il en a les moyens technologiques. __ Sécheresses en certains lieux et inondations dans d’autres__

On l’a vu, le réchauffement global amène le globe à assurer son refroidissement par un nouvel équilibre dans le mouvement des courants mantelliques. Il y aura ainsi des zones terrestres qui seront réchauffées plus que d’autres, amenant des sécheresses locales, par réchauffement des sols. Mais ailleurs, il y aura augmentation de l’évaporation, donc de la couche nuageuse, de sa quantité d’eau et d’énergie, ce qui conduira à davantage de précipitations, plus violentes, et à des modifications des mouvements généraux de l’atmosphère, cyclones, cellules nuageuses etc. D’où des inondations locales.

Tout ceci est bien connu, bien étudié, et fait partie de l’écologie scientifique. Il est bien évident que la succession des cycles (100 000 et 20 000 ans) se traduit par des modifications climatiques et qu’il y a de nombreux rééquilibrages comme ceux qui sont actuellement observés. La science actuelle décrit très bien ce qui s’est produit dans le passé et est en mesure d’établir des prévisions réalistes pour l’avenir.

Encore une fois, l’effet anthropique dans ces grands cycles naturels reste de faible portée, les énergies en cause étant incommensurables. A titre d’exemple, on peut comparer le dégagement de CO2 provenant des volcans (Pinatubo, Mount St Helen, volcans sous-marins des rides médio-océaniques…) à ceux d’origine anthropique, et s’apercevoir que la part attribuée à l’activité humaine est infime.

Problèmes dans la répartition des eaux pluviales

En conséquence directe des modifications climatiques précédentes, il y aura modification du régime des pluies, conduisant certaines régions du globe à un déficit, et d’autres à des excédents. Cela peut conduire à des conflits pour l’accès à l’eau, à la gestion des fleuves, à des déplacements de populations. Mais, une fois encore, d’une part l’homme arrivera à trouver des solutions, d’autre part cela est une conséquence des grands cycles naturels. Il s’agira alors de problèmes politiques et de coopération internationale pour assurer la répartition de l’eau et tenter d’éviter des guerres pour son contrôle.

Hypothèses sur les motivations des mouvements écologiques

Quelles peuvent être, alors, les motivations de ces mouvements puissants qui veulent imposer leur modèle de réchauffement climatique d’origine anthropique ? D’abord politique et écologique en prolongement et dans le cadre de la lutte contre l’énergie nucléaire civile qui, en Occident, n’a jamais fait de victime depuis un demi-siècle (la catastrophe de Tchernobyl étant abusivement assimilée à l’Occident, alors que la technologie soviétique en est très en-deçà et que les raisons de la catastrophe sont dues au débranchement des systèmes de sécurité par des personnels nommés en fonction de leur appartenance au Parti).

A noter aussi que le problème des déchets nucléaires de longue période avait été réglé dans Super-Phénix, à Marcoule, par insertion dans les crayons du cœur du réacteur, lequel a été arrêté dès l’arrivée des écologistes du gouvernement Jospin. En fait, ces déchets ultimes ne représentent que 3 fûts de 200 litres par an, en France, mais leur destruction aurait ruiné le fonds de commerce des écologistes. Donc problème idéologique et politique.

On fait croire ainsi à la population que les énergies de substitution, comme le solaire, l’éolien, la géothermie, les marées, peuvent remplacer l’énergie d’origine nucléaire et thermique, alors que les rendements annuels très faibles correspondent tout au plus à 1 à 3% de l’énergie nécessaire, et ceci à un coût d’au moins 20 fois plus élevé. En conséquence de quoi l’abandon du nucléaire demanderait des centrales thermiques au gaz, pétrole ou charbon… ce qui dégagerait des quantités importantes de CO2 « responsables » de l’effet de serre. On comprend un certain malaise chez les écologistes !

Ensuite économique, car les lobbies fabriquant les éoliennes, appareils photovoltaïques, batteries etc. ont vite compris la rentabilité élevée qu’ils pourraient en tirer, malgré le faible rendement et le coût très élevé de l’énergie produite. Si on n’avait pas imposé à EDF de racheter au prix fort cette électricité, subventionné largement le propriétaire du terrain pour l’inciter à y disposer des éoliennes (et la commune corrélativement) personne n’accepterait de financer les surcoûts très importants…qui se retrouvent répartis sur les factures d’électricité de chaque consommateur et sur les taxes locales des communes.

Autrement dit, on impose par le biais de ces taxes obligatoires réparties astucieusement sur le plus grand nombre le financement de ces dispositifs non rentables économiquement.

A la réflexion, cela permet à des secteurs de Recherche et Développement de disposer de ressources qu’ils n’auraient pas pu obtenir autrement, et donc de recruter des chercheurs, ingénieurs et techniciens pour mettre au point et améliorer les rendements très faibles actuellement. De plus, en cas de réussite, notre pays pourra vendre ces produits de haute technologie et améliorer sa balance des paiements. A ce titre, si la campagne d’économies d’énergie très médiatisée réussit, le surplus d’électricité pourra être vendu aux pays européens où les écologistes ont entravé l’énergie nucléaire et qui doivent importer de l’électricité.

En fait, tout ceci est bien réfléchi, bien monté, bien organisé et les intérêts économiques sont suffisamment élevés pour que tout soit mis en place en vue de la réussite.

A notre époque de médiatisation à outrance, c’est par le biais de l’action psychologique et de la propagande qu’il faut convaincre la population désinformée scientifiquement non seulement d’accepter toutes ces taxes (la dernière en cours étant le projet de taxe Rocard sur toutes les énergies, dont l’électricité nucléaire, qui pourtant n’émet pas de CO2 !) mais encore de croire que les allégations présentées comme « scientifiques » sont vraies et vont conduire la Terre au désastre si on ne fait rien. On agit ainsi par la peur au moyen de films-catastrophes et, pour faire croire que ces faits sont scientifiques, on crée le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) qui, comme son nom l’indique, est en fait un groupe politique où la majorité des experts ne sont pas des scientifiques, et où les quelques scientifiques ayant accepté d’y participer sont dûment avertis du risque de perdre leur poste, leur situation ou leurs crédits s’ils ne sont pas « écologiquement corrects ». J’ai vérifié ce point personnellement.

Quant aux autres scientifiques, indépendants du GIEC, des campagnes médiatiques sont organisées pour les discréditer, s’ils osent dire la vérité (cas de M. Allègre, scientifique, géophysicien, Directeur du BRGM, qui dispose de l’assise scientifique nécessaire au contraire de tous les journalistes, cinéastes, écologistes et autres « experts » qui se répandent dans les médias) ou alors des pressions dissuasives sont exercées pour qu’ils gardent le silence (type CNRS).

Si on analyse les rapports du GIEC, on constate une grande indétermination dans les prévisions (existence de 4 scénarios), des résultats contradictoires sur les zones réchauffées ou refroidies, sur les précipitations et leur localisation, sur les dates, etc. Cela est dû essentiellement à la modélisation informatique et à la puissance des ordinateurs disponibles, encore insuffisante.

En fait, tout n’est qu’un modèle mathématique où les équations sont si nombreuses et si compliquées qu’on ne sait ni ne peut les résoudre ! Comme on veut toutefois alimenter la machine médiatique, on procède à des simplifications ; par exemple, on néglige l’effet des océans, de la couverture nuageuse, des glaces polaires, et les mailles de calcul sont de plusieurs centaines de kms. Par ailleurs, on parle de température « moyenne » de la planète, ce qui est une variable mathématique, alors qu’elle est extrêmement variable en réalité (- 50° aux pôles, + 50° au Sahara, entre les deux à la surface des océans et en région tempérée). On fait donc au mieux, d’où les différences de résultats entre les équipes, et on ne peut même pas retrouver le climat passé connu depuis 1950, alors qu’on se permet de faire des prédictions sur 100 ans…

Quant à l’évolution de la température « moyenne » de la Terre, elle n’a aucun sens car les séries de mesures antérieures sont d’une part locales, d’autre part assez peu nombreuses, assez imprécises, non homogènes avec les mesures actuelles et enfin relativement récentes.

Quant au niveau « moyen » des océans, les coefficients de marées sont de l’ordre de plusieurs mètres, les ondes de marées parcourant tous les océans (2/3 de la surface du globe) deux fois par jour et l’imprécision sur le niveau « moyen » est supérieure à la hausse supposée de ceux-ci. Même par satellite, dont l’orbite est très fluctuante en altitude, on ne peut mesurer valablement une variation infime par rapport aux ondes de marées. Reste ainsi l’observation d’une mer fermée comme la Méditerranée dont le niveau apparaît comme stable, depuis longtemps…

En résumé, les rapports du GIEC sont des modèles mathématiques simplifiés, très éloignés encore de la réalité très complexe, incapables de retracer le passé et donc de prévoir l’avenir. Ayant fait personnellement beaucoup de calcul scientifique sur la modélisation du fonctionnement des installations de l’industrie chimique, je peux apprécier les difficultés inhérentes à la résolution des équations mathématiques très compliquées, et ainsi les écarts substantiels entre la théorie et la pratique. Il est simplement consternant de voir ce que l’idéologie et la propagande ont fait médiatiquement de ces résultats qui ne sont que des élucubrations mathématiques simplifiées.

Résumé, en guise de conclusion

Le soi-disant « réchauffement climatique » dû à l’activité anthropique est une mystification bien montée, bien organisée, bien financée par des mouvements puissants, contrôlant les médias, ayant des objectifs politiques, idéologiques, économiques et financiers.

Profitant de la désinformation scientifique de la population, ils agissent par le biais de l’action psychologique et de la propagande, en utilisant la peur, l’émotion et la désinformation généralisée et systématique, voire des pressions sur les scientifiques.

Les intérêts sont tels (politiques pour les écologistes, économiques pour les lobbies, financiers pour l’Etat par le biais des taxes, et la relance de secteurs industriels non rentables, etc.) que la vérité scientifique est ignorée, bafouée ou même contredite.

De nombreux arguments montrent qu’il s’agit d’un réchauffement global de la planète, d’origine naturelle, connu et retracé selon des cycles de 100 000 ans et 20 000 ans, lié essentiellement à des configurations astronomiques selon la position de la Terre sur son orbite, du système solaire dans la galaxie, et de l’activité propre des cycles solaires. Ce réchauffement explique bien celui des océans, avec dégagement du gaz carbonique et du méthane qu’ils contiennent, l’activité volcanique terrestre et sous-marine par mobilité accrue des plaques continentales due à la dilatation thermique du globe, et la répartition des zones arides en liaison avec les courants mantelliques, ce que n’arrive pas à faire le modèle du réchauffement climatique.

Les conséquences climatiques sont bien étudiées, connues par l’analyse du passé lors des cycles précédents et leur énoncé (sécheresses, inondations, cyclones, variation du niveau des océans …) sert d’ailleurs à alimenter les films-catastrophes.

L’effet anthropique allégué, malgré le passage de la population mondiale de 1 à 6 milliards d’individus depuis 2 siècles, représente au plus 3% des émissions mondiales de CO2, ce qui est négligeable, alors que l’effet du méthane, 20 fois plus puissant, est escamoté. En effet, celui-ci est produit au fond des océans, dans les rizières et par les ruminants et, sauf à supprimer la moitié de la population comme le souhaitait Malthus, on ne le mentionne pas car on ne peut ni le taxer, ni le réduire, au contraire du CO2 . Ce réchauffement global, cyclique et naturel, ne peut évidemment pas être enrayé par l’homme. Les énergies en jeu sont colossales et incommensurables avec celles mises en jeu par l’humanité qui, dans sa situation actuelle, continuera sa consommation pour de simples raisons de survie. On rappelle que chaque être humain a besoin de 2 000 à 4 000 kilo-calories par jour. Donc l’éventuelle réduction de consommation d’énergie qu’elle pourrait consentir, en y consacrant des moyens financiers prélevés sur ceux dont elle a besoin pour son développement, représenterait un écart de faible importance au total.

Ainsi, l’humanité ferait bien de prendre en compte sérieusement ce phénomène naturel du réchauffement global de la planète, sans avoir l’orgueil de vouloir le réduire (image d’un enfant tapant de ses mains sur une muraille pour tenter de l’abattre !), et de prendre des mesures positives et rationnelles pour faire face à ses conséquences inéluctables, par exemple pour ce qui concerne la gestion de l’eau (barrages et retenues, digues et canaux, traitement et réseaux d’alimentation en eau potable, etc.) et l’utilisation de l’énergie nécessaire au développement (nucléaire, solaire…) mais aussi les transformations chimiques appliquées au charbon pour la production de toutes les molécules nécessaires (carburant, engrais, textiles, produits chimiques, etc.).

Autrement dit, au lieu de taxer l’économie pour financer des projets très coûteux et non rentables économiquement, ce qui l’affaiblit, et ceci au profit de lobbies et de mouvements qui ne considèrent que leurs intérêts égoïstes à court terme, on ferait mieux de travailler au vrai développement au service de l’humanité, en prenant en considération les conséquences d’un phénomène naturel qui s’impose à elle, et qu’elle subira inexorablement malgré les gesticulations et les agitations des écologistes. Les moyens financiers peuvent être dégagés (cf. les milliards injectés dans les circuits bancaires pour enrayer la crise financière récente ou les milliards affectés aux armements dans tous les pays du monde, etc.) et le génie de l’homme a toujours réussi à trouver les moyens de s’adapter aux évolutions naturelles de la planète. Encore faut-il qu’une prise de conscience basée sur la vérité et non sur le mensonge se produise et que l’humanité toute entière se mobilise pour faire face à un phénomène global qui la concerne sans distinction.

Ceci implique un nouveau paradigme à l’échelle des politiques mondiales et donc un changement radical dans le mental des populations, c’est-à-dire un saut caractéristique dans l’évolution humaine. Il se pourrait que nous assistions à l’éclosion de cette transformation mais, compte tenu des décalages mentaux, voire leur arriération, que l’on peut estimer grâce à la teneur des messages délivrés par les médias, il semble qu’il faudra encore beaucoup de temps pour qu’elle se produise, tellement les passions et les intérêts matérialistes dominent et offrent de résistances.

En conséquence, et c’est bien consternant, il est probable que les vraies mesures pour faire face (sans avoir la prétention d’en enrayer les causes) aux conséquences inéluctables du réchauffement global, et non pas climatique, ne seront pas prises posément en temps utile mais plutôt sous la contrainte des événements, d’origine naturelle et non anthropique.

C’est le drame du genre humain qui, dans son aveuglement passionnel et ses intérêts matérialistes à court terme, n’a jamais voulu écouter la voix de la sagesse et de la raison mais doit s’y résigner après avoir subi des souffrances qu’il aurait pu éviter. Et c’est très probablement ce que nous observerons encore une fois.

Triste épilogue pour ces considérations sur le soi-disant « réchauffement climatique » !

Précisions complémentaires

Modélisation mathématique et informatique

Ce problème est capital et fondamental, car toutes les prévisions en découlent. On doit donc d’abord examiner sa pertinence, tant pour ce qui concerne les séries du passé que pour les algorithmes utilisés pour l’estimation du futur.

La « température moyenne globale » de la planète n’a pas de signification concrète compte tenu des variabilités (latitude, longitude, altitude, albédo des surfaces, continents ou océans, couvertures nuageuses, etc.). Pour le passé, on ne dispose de séries de mesures que depuis peu de temps en Europe et aux USA, et antérieurement on ne disposait d’aucune couverture de suivi significative pour de nombreux continents (Afrique, Amérique du Sud, Asie…), mais aussi pour les océans.

En Europe, l’imprécision des séries de mesures a conduit à recourir aux « proxies », c’est-à-dire aux observations dont les variations donnent des tendances que l’on tente de corréler aux températures locales (cernes des arbres, dates des vendanges en Bourgogne, fluctuations des glaciers, évènements historiques des civilisations, sécheresses, famines, etc.), et il est très difficile non seulement de déterminer les températures locales, lesquelles sont de plus moyennées sur 6 mois, mais encore de les recouper avec les séries de mesures modernes.

Il existe ainsi tout un ensemble de corrections, régressions et lissages mathématiques, qui font disparaître toutes les fluctuations et il en résulte une courbe-résultat modélisée à laquelle il est très difficile d’accorder une signification. La célèbre courbe de Mann, « en crosse de hockey » largement diffusée ne retrace d’ailleurs pas l’Optimum Climatique du Moyen-âge (OCM) de 300 ans (environ 900 à 1200) ni le Petit Age Glaciaire (PAG) de 500 ans (environ 1350 à 1850).

Si on prend comme « proxies » les variations des isotopes de l’oxygène dans les carottes sédimentaires réparties sur les océans du globe, on obtient la courbe de Moberg qui retrace bien les OCM et PAG et qui montre alors que la remontée des températures au XXème siècle, logique après le PAG, s’apparente à celle du Xème siècle.

Pour le XXème siècle, si on examine la température minimum journalière (moyenne de 44 stations météorologiques), on observe une tendance plate, avec bien sûr des fluctuations, de 1900 à 1987, avec un creux très froid en 1940 et, en 1987, un saut brusque d’environ 0,8° pour entamer un nouveau palier à tendance plate. Si on « lissait » cette série de mesures, on ferait disparaître ces variations brusques qui ne peuvent être expliquées par le CO2. Il y a donc un autre phénomène en jeu, par exemple un couplage de l’activité magnétique du globe avec l’irradiance solaire, qui expliquerait la tendance ascendante des températures de 1910 vers 1950, descendante jusque vers 1970, ascendante jusque vers 1990, et descendante depuis.

On voit ainsi la prudence avec laquelle il faut apprécier les résultats et surtout les moyennes lissées et modélisées avant de déterminer une causalité, surtout si elle est présentée comme uniquement due au CO2 d’origine anthropique ! Le CO2 étant émis depuis le début de l’ère industrielle (vers 1850) et la courbe de tendance étant assez plate jusque vers 1987, on ne peut pas lui attribuer le saut brusque de 1987 ! A noter aussi que le méthane a lui aussi été émis pendant cette période.

D’autres observations, comme les évolutions de la « durée de vie » de la température moyenne journalière en Europe et du nombre de taches solaires (nombre de Wolf) montrent une bonne corrélation jusque vers 1960, une perte de la corrélation entre 1960 et 1970, et un déphasage de 180° de la corrélation ensuite, indice d’une modification peut-être attribuable au couplage activité magnétique / irradiance solaire. Par ailleurs, les mesures par satellite de la température de la basse troposphère (entre 0 et 8000m) montrent une baisse de Janvier 2002 à Juin 2008, la température décroissant depuis 10 ans, après le pic de 1998.

Tout ceci montre le rôle primordial du Soleil : irradiance, nombre de taches, activité magnétique, vent solaire, émission d’UV et d’EUV (UV extrêmes), interaction avec les rayons cosmiques, etc.

Le CO2, quant à lui (0,038% de la troposphère), d’augmentation régulière depuis 1850 (285ppm) à 2000 (375ppm), soit +90ppm en 150 ans (0,6ppm/an en moyenne), dont +60ppm en 50 ans (+1,2ppm/an en moyenne) n’accroît que de 0,3% la concentration de 380ppm. Sans nier l’apport anthropogénique, son émission peut être une conséquence du réchauffement global par dégazage des océans, activité volcanique terrestre et sous-marine. Diverses mesures par analyse des carottes glaciaires ont d’ailleurs montré que l’accroissement du taux de CO2 était postérieur à celui de la température.

Comme on le voit, l’effet de la population de 6,5 milliards actuellement, contre 1 milliard en 1800, a été modéré par rapport à l’effet de l’activité solaire. La population allant vraisemblablement se stabiliser sur un nouveau palier de 8 à 9 milliards (l’incertitude de 1 milliard dépendant de l’Afrique et de l’Inde), la croissance de 2 milliards encore à venir ne devrait pas bouleverser la tendance actuelle.

Montée du niveau des océans

Ici encore, la prudence doit être de mise.

D’une part parce que l’expression « niveau moyen des océans » n’a pas de signification concrète compte tenu des variabilités (ondes de marées, courants marins, forme de la Terre « en poire », hétérogénéités gravitationnelles dues à la répartition irrégulière de ses masses internes, effet des pressions cycloniques ou anti-cycloniques, etc.). Ces variabilités impliquent que les mesures par satellite doivent être corrigées, filtrées, traitées statistiquement pour estimer la moyenne globale à partir des relevés. On rappelle aussi que l’altitude d’un satellite est fluctuante en raison des hétérogénéités gravitationnelles et du ralentissement par frottement sur les couches d’air et qu’elle est déterminée à partir d’un ellipsoïde de référence puisqu’il n’existe aucune relation analytique permettant de calculer l’orbite. Elle est donc, elle aussi, issue d’un modèle informatique. Tout procède ainsi d’un modèle mathématique informatisé et on retrouve les mêmes conclusions que pour la « température moyenne ».

D’autre part parce que les mesures disponibles sont celles des marégraphes, situés dans certains ports, donc sur les côtes, en nombre forcément limité et ne couvrant que peu de zones, mesures forcément soumises aux marées, courants ou effets barométriques, voire aux phénomènes d’isostasie. Quant aux séries de mesures dans le passé, on peut aussi se poser la question de leur représentativité.

La notion de « niveau moyen des océans » semble ainsi devoir être relativisée, et il faut considérer, ici encore, des variations locales. Or, il se trouve, pour ce qui concerne la France, que la façade Atlantique ne montre guère d’évolution, pas plus que la Méditerranée, mer fermée, qui devrait être un bon indicateur.

La remontée de 120m, entre les glaciations du Wurm et le réchauffement de l’Holocène, est bien corrélée à la disparition des boucliers glaciaires septentrionaux. Ces très imposants glaciers ayant disparu, le niveau des océans s’est ensuite stabilisé.

L’évolution de 20cm, soit 2mm/an, au XXème siècle, qui est citée, recoupe celle de 1,8mm/an de 1950 à 2000. De 1997 à 2007, on assisterait à un supplément d’accroissement de 1,5mm/an attribué pour moitié au Groenland et pour moitié aux glaciers terrestres. On rappelle ici que c’est la vitesse d’écoulement de la glace sur la couche d’eau du fond qui est à considérer, la fonte de la base du glacier ne pouvant provenir que du flux de chaleur provenant de la Terre, indice du réchauffement global, et non pas climatique (l’air est un très mauvais conducteur de la chaleur et a une capacité calorifique faible. De plus, en altitude, il connaît des températures négatives). A titre indicatif, 0,75 mm/an pour une surface des océans de 360.106 km² équivaut à un volume de 360.106 x 0,75. 10-6 = 270 km3 par an. Le Groenland ayant une surface de 2,18.106 km², à ce volume correspond une variation d’épaisseur moyenne de 12,4 cm/an. Autrement dit, toute la surface du Groenland diminuerait de 1m en 8 ans, soit 12,5m en 100 ans, pour une variation du niveau des océans de seulement 7,5cm en 100 ans.

De telles variations devraient être décelées mais, à ma connaissance, et grâce à des techniques de télédétection spatiale, on a découvert que le Groenland perdait environ 130 à 150 milliards de tonnes de glace par an, soit 130 à 150 km3/an, c’est-à-dire la moitié environ des 270 km3 par an. En admettant que l’autre moitié provienne des glaciers terrestres et de la bordure Ouest de l’Antarctique, on est conduit à 0,75mm/an, soit 7,5cm en un siècle. (Au passage, la disparition de toutes les glaces du Groenland, soit 2,18.106 km² x 1,2km = 2,6.106 km3 (avec épaisseur moyenne de 1,2km) conduirait à une variation du niveau moyen de (2,6.106/360.106) x 1000 ~ 7m… mais en 10000 ans au taux actuel de 0,7mm/an ! les 7m étant à comparer à la hausse de 3m estimée par la Banque Mondiale comme « réaliste » d’ici 2100, en 90 ans, soit 33mm/an : c’est tout simplement irréaliste).

On est ainsi conduit à évoquer la dilatation thermique des océans. Mais alors un double problème se pose :

a) La quantité de chaleur contenue dans la troposphère chauffée par le flux de 67w/m² ne pourrait réchauffer que de quelques degrés (4 à 5°c) une couche d’eau de mer superficielle d’environ 1m, et ceci sans tenir compte du refroidissement dû à l’évaporation ni les réémissions par les infra-rouges, b) Cette couche chaude de surface, si elle se diluait dans la masse des océans par des processus complexes (à définir), ne pourrait alors chauffer celle-ci que de 5 millièmes de degrés.

Il faut donc envisager une autre source de chaleur, par exemple le volcanisme sous-marin relié aux courants mantelliques, c’est-à-dire dû au réchauffement global. Cette hypothèse permettrait d’expliquer le réchauffement des océans par la base et le relargage du CO2 qu’ils contiennent, mais aussi celui du méthane inclus dans les clathrates qui en tapissent les fonds. Hypothèse compatible avec la fonte de la base des glaciers, et le réchauffement dans les mines.

Il découle de tout cela que le niveau des océans ne peut s’accroître même de 1m en 100 ans, soit 10mm/an, et que l’assertion de 3m est tout simplement irréaliste. Au taux de 3mm/an, la variation n’est que de 30cm par siècle ! Bien sûr, les conséquences d’une élévation de 3m seraient catastrophiques, et on comprend bien qu’elles soient développées et assénées par des mouvements qui ont d’autres intérêts, comme ceux que j’ai évoqués. C’est le fameux catastrophisme.

Je considère, pour ma part, que ce réchauffement global inéluctable, dû essentiellement à des cycles astronomiques et solaires, touchera principalement les processus atmosphériques et les surfaces terrestres, avec les phénomènes qui ont bien été décrits (sécheresses, inondations, dégradation de la biodiversité, problèmes liés à la répartition de l’eau potable, etc.), mais que le catastrophisme de la montée du niveau des océans n’est pas fondé, pas plus que le réchauffement climatique anthropogénique. Et ce n’est pas parce que l’homme a un impact modeste au regard de la puissance incommensurable et majestueuse de la Nature, qu’il ne doit pas, avec le génie dont il a toujours fait preuve, tenter de trouver des solutions aux problèmes auxquels il aura à faire face.

A condition, bien sûr, qu’ils soient clairement et scientifiquement exposés, et non pas masqués par une idéologie et des motivations égoïstes à court terme. Auteur : Jean-Luc Roger, ingénieur polytechnique de Toulouse (INPT), chimie, génie chimique et maîtrise de sciences.

Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2233_controverses_rechauffement_climatique.php

vendredi, janvier 1 2010

Réchauffement climatique, système Maddoff, même combat !

1072217192_small-300x210.jpg Au risque de surprendre les lecteurs, je vais énoncer qu’il y a une grande ressemblance entre la fausse idéologie du réchauffement climatique et le système Madoff. D’abord, à la base, il s’agit de deux chimères.

La chimère du réchauffement climatique revient à affirmer qu’il y a effectivement un réchauffement et que ce réchauffement est dû aux activités humaines et non au soleil ou autres manifestations de la nature. Or, cette double affirmation semble contraire aux faits. Des milliers de savants américains ont envoyé une pétition à Obama pour le mettre en garde contre les erreurs ainsi formulées et les conséquences dévastatrices qu’elles pourraient avoir pour l’économie américaine. Vaclav Klaus, président tchèque qui fut président de l’Europe pendant six mois, est un savant et a examiné en détail les études concernant le prétendu réchauffement et son rattachement au CO2 ; il a montré dans plusieurs livres que c’était pure fantaisie. Du côté de Madoff, nous sommes aussi en pleine chimère : c’était l’idée folle que l’on pouvait obtenir, par une prétendue bonne gestion, un rendement financier très supérieur à la norme des rendements dans des placements similaires à un moment donné et que ce succès pouvait être durable, voire indéfini.

Pour poursuivre la comparaison dans les deux phénomènes, il faut ajouter la respectabilité apparente des acteurs. Pour le réchauffement, c’est un fait qu’un grand nombre de prétendus savants fort honorables se sont engagés pour le glorifier. Madoff avait pour lui sa célébrité due à ses hautes fonctions antérieures et personne ne pouvait imaginer, qu’il tromperait tout le monde jusqu’à ses meilleurs amis.

Ensuite, nous relevons la consolidation des chimères. J’ai souvent montré ailleurs comment et pourquoi une chimère, reposant sur un pur mensonge au départ, peut se consolider au fur et à mesure du temps jusqu’à devenir du béton ; personne, alors, ne se soucie plus d’aller aux sources pour vérifier les fondations ; des Danois se vantent de prendre des douches très brèves pour sauver la planète (sic) : comme la douche est brève ils n’ont certes pas le temps de réfléchir calmement à l’ineptie de leur propre comportement !

Rappelons-nous du temps de Law ; des gens dans la rue Quincampoix se disputaient pour des bouts de papier représentant des actions dans des mines inexistantes. Plus près de nous dans les années 1990, la mine de Busang en Indonésie avait surgi brusquement du néant et fut saluée comme la plus grande découverte de mines d’or de tous les temps ; les plus importantes compagnies se sont disputées avec acharnement le trésor. Peu de temps après la prétendue découverte, le pot aux roses était mis au jour : pas plus d’or dans la forêt que dans un jardin de banlieue. On appris alors que les ” carottes avaient été salées ; les carottes, ce sont les morceaux que l’on retire d’un gisement, de place en place pour l’évaluer ; ” saler la carotte “, cela veut dire rajouter, par grande, sage et illégitime prudence, ce que chacun aimerait bien y trouver et ce qui n’y est pas. Quand le salage est direct, c’est facile à déceler et c’est bien plus difficile quand les carottes sont broyées. Dans le cas particulier, la compagnie, propriétaire du faux trésor, avait broyé elle-même les carottes, ce qui était une bonne précaution ! Du coup, le géologue en chef de cette fameuse compagnie eut la bonne idée de se ” suicider “, mais par une méthode des plus difficiles, car il se jeta d’un hélicoptère ! La bourse de Toronto connut un krach mémorable.

Poursuivons l’analyse. Les deux chimères du réchauffement et de Madoff sont ou furent mondiales et cette extension universelle est extraordinairement favorisée par les moyens de communication ultra rapides que nous connaissons. La mondialisation joue ainsi sa partie dans la consolidation.

Nous relevons aussi le jeu des intérêts. Derrière Madoff se groupaient des intermédiaires naïfs ou à moitié consentants pour avoir le bonheur de profiter de l’aubaine. Les personnes qui tirent avantage de la chimère du prétendu réchauffement climatique sont extrêmement nombreuses. Il y a au départ un très grand nombre de savants ; la chimère est, en effet, tellement bien organisée qu’il est pas possible de faire une carrière raisonnable et paisible dans un domaine scientifique, quel qu’il soit, si l’on marque du scepticisme vis-à-vis du réchauffement climatique et de ses causes humaines : les éditeurs se dérobent et les postes intéressants vous échappent. Mais, en plus, un grand nombre de firmes importantes se sont engouffrées dans l’occasion. Des sociétés de renom international et cotées dans les grandes bourses mondiales ont un directeur du ” développement durable “. Elles investissent de grandes sommes dans la promotion de leur action dans ce domaine et prétendent faire des produits ” durables “, personne ne s’avisant de l’absence de signification intelligente de ce terme dans la langue française telle qu’elle est connue. Il serait inimaginable que ces sociétés et leurs collaborateurs se mettent brusquement à semer le doute sur la solidité de l’édifice. La presse est invitée au festin : nous sommes inondés de publicité proposant des produits ” durables ” ou soi-disant respectueux de l’environnement.

Une autre ressemblance est qu’une fois la chimère lancée il est difficile d’en sortir. Monsieur Madoff ne pouvait pas ignorer les véritables gouffres dans lequel il s’engloutissait ; personne ne saura jamais vraiment pourquoi il s’est obstiné mais il est probable que devenu prisonnier intellectuel de sa propre création il espérait en sortir un jour sans dégâts : le joueur rêve toujours de la martingale imprévue. La sortie de la chimère du réchauffement climatique sera très difficile à moins que brusquement le mensonge n’apparaisse en pleine lumière. Le “climategate “, sur internet est peut-être un premier ébranlement dans l’édifice car il montre l’intensité de l’imposture ; ce qu’il décrit ressemble étrangement au coup de la ” carotte salée ” évoquée plus haut.

Des deux cotés, la ruine est au rendez-vous. Pour Madoff, sans avoir causé à lui seul la crise financière, il l’a sensiblement aggravé dans le monde entier entraînant dans la ruine à la fois des riches et des pauvres. A la faveur du prétendu réchauffement, les Etats se saisissent de la chimère pour nous dicter leur loi jusque dans tous les détails de la vie publique et privée et, d’ailleurs, cet interventionnisme des gouvernements a joué un rôle dans la consolidation de la chimère. Même si Copenhague ne répond pas aux espérances des dévots, il y aura des impôts, des réglementations et des dépenses insensées. La conséquence négative de toute action économique d’un État est bien connue avec l’effet de ruine pour chacun.

Au point où nous en sommes arrivés dans l’analyse, il y lieu de constater tout de même quelques dissemblances. Le réchauffement bénéficie d’une autre chimère parallèle et antérieure, celle des ” écolos” ont acquis d’une façon surprenante un statut particulier sous le prétexte mensonger qu’ils auraient le monopole de l’amour de la nature. Terrorisant les pouvoirs publics dans tous les pays ils se sont saisis de l’imposture du réchauffement, ceci d’ailleurs avec beaucoup d’incohérences.

Une autre dissemblance est que le réchauffement climatique est une véritable religion avec ses dogmes et ses dévots alors que le système Madoff était une simple combine au service d’un particulier. L’aspect religieux est tel que les manipulateurs du réchauffement en sont venus à penser que les hommes étaient de trop ; leurs savants calculs aboutissent carrément à chiffrer le CO2 dont les nourrissons seraient responsables pour l’avenir. C’est le retour de l’idéologie du club de Rome et de Malthus. Il en résulte qu’à Copenhague ils vont jusqu’à préconiser d’imposer à certains pays en voie de développement comme la Chine et l’Inde des politiques antinatalistes avec, au programme, la destruction des petits à naître.

Pour terminer notons qu’il serait aisé d’appliquer la même grille d’analyse à d’autres chimères. Parmi celles-ci, se trouve la retraite par répartition qui dès le départ était condamnée dans son principe, même si le maléfice a mis des dizaine d’années à se révéler. Beaucoup de pays, comme le Chili, l’ont compris et sont arrivés en sortir. Cette circonstance ouvre ainsi un peu d’espoir dans le domaine du réchauffement car cela montre qu’en définitive malgré la solidité des chimères mondiales un jour ou l’autre une issue peut apparaître, le château de cartes s’écroulant parfois d’un seul coup.

Michel de Poncins

mercredi, décembre 30 2009

Le pavillon écologique des pirates financiers dans la lunette d’un météorologue allemand

1697189246-6f4a4.jpg Terre Future ouvre ses pages – notamment sous la rubrique « Tribune libre » – à diverses contributions en raison de leur ouverture sur d’autres horizons, cela indépendamment de sa ligne éditoriale propre.

Concernant la réaction de scepticisme croissant à l’égard des promoteurs du réchauffement climatique d’origine anthropique, c’est-à-dire produit en grande partie par l’activité humaine, il s’agit de conserver une certaine prudence, d’abord eu égard à l’extrême complexité du dossier… Cependant il est clair que certaines manipulations des données utilisées par le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) ou fournies par lui, commencent à être connues et bien documentées. À ce titre, elles doivent être urgemment dénoncées pour ce qu’elles sont, des manipulations de l’opinion et des pressions indirectes exercées sur des gouvernements tributaires ou clients des grandes puissances, celles-là mêmes qui se sont faites les promotrices des négociations sur le climat.

En un mot – et nous y reviendrons – l’économie du carbone qui se met en place, outre qu’elle participe à l’institution de formes embryonnaires de gouvernance mondiale, ressemble fort à une vaste arnaque dont les mécanismes doivent aussi être impérativement démontés et exposés au vue et au su de tous si nous ne voulons pas, à l’arrivée, en être tout à fait les victimes…

Cela d’autant plus que la polarisation des préoccupations (des scientifiques et des gouvernements) quant aux émissions de carbone n’est, de toute évidence, pas démunie d’arrières pensées (financièrement et géopolitiquement intéressées). Ajoutons qu’en ce qui concerne les gaz à effets de serre, ce n’est, curieusement, qu’à la marge que la « Communauté internationale » se préoccupe d’un problème pourtant majeur tel la déforestation.

Une question cruciale, non seulement du point de vue de la disparition d’essentiels « puits de carbone » (en l’occurrence les grandes forêts tropicales, poumons de la planète), mais surtout comme « réservoir » biologique, à savoir vivant dans sa prodigieuse diversité et son infinie richesse biologique. Certes les hommes peuvent imaginer vivre dans un désert, mais à quel prix et pour quel avenir ?

Cependant au final, il nous faut raison garder et ne pas tomber d’un camp extrême dans l’autre, de la négation du changement climatique à ses antipodes catastrophistes, l’apocalypse programmée. La vérité et l’action nous requièrent de trouver et de suivre une voie moyenne, sans excès ni béat optimisme (du style « l’Homme s’en est toujours sorti »…) car notre devoir est de montrer que, derrière l’arbre à palabre, se cache la forêt qui meurt et nous avec…

JMV _ 30 décembre 2009

Le pavillon écologique des pirates financiers dans la lunette d’un météorologue allemand

Un catéchisme clair pour dissiper les erreurs écologistes.

Un camarade de lycée, érudit prolixe et compétent, M. Alfred Fierro, me fit jadis connaître l’opinion insolite du professeur à Princeton et Harvard, ambassadeur des États-Unis en Inde, pionnier, dit-on, de l’économie du développement depuis 1951, le défunt John Galbraith…

Ce conseiller du président assassiné J.F. Kennedy, après avoir été celui de F. D. Roosevelt, disait de l’aventure écologique qu’elle serait un puissant dérivatif permettant de préserver pour toujours le caractère occulte du seul danger véritable menaçant la planète entière, à savoir le système financier démentiel des États-Unis d’Amérique du Nord.

Au début des années septante, cette opinion originale avait frappé mon camarade et voici qu’aujourd’hui, ce qui, il y a quarante ans, pouvait passer pour un paradoxe, s’impose à présent comme une vérité d’évidence…notamment pour quelques savants parmi les plus réputés tel le géophysicien japonais Ichi-Akasofu, une gloire de l’archipel nippon qui fonda et dirigea l’Institut de Géophysique d’Alaska et, à ce titre, est sans doute l’un des meilleurs connaisseurs des milieux arctiques.

Une « évidence » qui commence donc à faire tâche d’huile dans les milieux scientifiques : en Allemagne le docteur Wolfgang Thüne (né en 1943, réfugié de Prusse-Orientale), expert en climatologie, en voit la preuve emblématique dans les images d’ours faméliques diffusées sur la Toile pour l’édification et la rédemption des climatosceptiques.

Et comme le dit le fabuliste Jean de La Fontaine : » Digne et savant prélat, vos soins et vos lumières, me feront renoncer à mes erreurs premières » 1

La propagande par l’image : l’ours blanc sur la banquise !

Cette seule image résume en effet toute l’affaire.

On nous annonce ainsi la fonte inéluctable des glaciers himalayens ou la transformation de la rive méditerranéenne en Sahara si les gaz à effet de serre ne sont point exorcisés par les nouveaux Croisés qui ont reçu pleins pouvoirs du Gotha de la finance internationale. Goldgotha d’où M. George Sorros lance ses fulgurations révolutionnaires et brandit sa bannière rouge, aussi rouge que l’écusson du célèbre financier de Francfort (écusson qui lui a donné son surnom de Rothschild) et rouge comme le tissu couleur de sang agité devant les taureaux lâchés sur les boulevards de l’émeute ! Ajoutons un fonds vert (green fund2) d’investissement disponible, non par des investissements nationaux, mais au moyen de Droits de Tirage Spéciaux… Ce qui autorise M. Georges Sorros à déclarer lors du sommet des Nations-Unies sur le climat de Copenhague : « C’est une occasion gagnant-gagnant, pour les pays développés et ceux en développement, de travailler ensemble ». Retenons cette chance financière d’un surcroît d’endettement général…

Essayons maintenant de démêler l’écheveau argumentaire. De quelles contrefaçons argumentaires se fardent la ruse des nouveaux pirates de l’économie verte ? Que clament les cris d’enfer de nos nouveaux diables financiers écologistes ? C’est là que le bon docteur Wolfgang Thüne vient de sa Prusse natale à notre secours en dénonçant quelques grossières falsifications :

L’ours polaire s’éteint : « Il y avait, en 1950, 5000 ours polaires dans l’Arctique; ils sont aujourd’hui 25000 ».

L’homme modifie le climat : « L’influence de l’homme sur le climat est à peu près nulle. C’est le soleil qui fait le climat et non pas l’homme. Les changements de climat existent depuis des millions d’années. Les périodes de réchauffement ont été bonnes pour les homme; les périodes de froid ont amené la faim, la misère, la migration des peuples, en particulier la ruine de l’Empire romain. »

Le CO² nous tue : « Le CO² est une bénédiction pour l’homme, les animaux, les plantes. Sans CO² la vie sur notre belle terre est impossible. La part de CO² créée par l’homme ne constitue de plus qu’une fraction de toutes les émissions de ce gaz. Nos météorologues souvent ne peuvent pas même prédire le temps pour 24 heures, et nos bonnes âmes et les hystériques du climat font déjà des pronostics pour les prochains siècles ! »

L’énergie éolienne (force du vent) protège l’environnement et crée du travail : « Ces monstruosités éoliennes abîment notre belle nature, causent des dégâts aux animaux et aux hommes. Pour une part d’énergie renouvelable (soleil et vent), 2,2 parts sont perdues. Dans les autres industries, un kilowatt de courant traditionnel coûte 2 à 3 centimes d’euro, un courant éolien entre 9 et 10 centimes. »

Climat en serre-chaude : « Les serres chaudes ont des températures qui demeurent constamment égales, créées artificiellement. Allez une fois dans le désert, car s’il y a une chaleur torride le jour, les nuits sont sensiblement froides. Le prétendu climat de serre ou effet de serre est une pure fiction d’horreur pour la manipulation du monde par des groupes d’intérêts financiers puissants. »

Tout un bouquet d’approximations désinformantes et d’omissions très volontaires recueillies par le météorologue allemand, lesquelles se retrouvent également à propos du trou de la couche d’ozone, de la grippe porcine (alors que dans ce cas précis rien n’est dit des millions de morts par malaria ou malnutrition) etc… Des mensonges ou des faits tronqués qui servent les intérêts de l’hyperactif gouvernement mondial de la finance qui a réellement dirigé en sous-main, mais de mains de maître, le sommet de Copenhague. Sommet qui n’est, pour l’oligarchie financière, en aucun cas un échec contrairement à ce qui nous a été seriné par les médias, mais une véritable amorce de succès puisque l’idée d’une taxation mondiale du carbone a été implicitement admise. Or, qui dit impôt mondial, dit gouvernance modiale, qu’on se le dise !

Ici encore les vers de La Fontaine semblent reprendre vie : « A former les esprits, comme à former les corps, La Nature en tout temps fait les mêmes efforts, Son être est immuable, et cette force aisée Dont elle produit tout, ne s’est point épuisée. » 2

Que l’on s’occupe moins d’idéologie, nous avertit Wolfgang Thüne, et davantage d’histoire de la terre, de paléontologie, ou même de physique… Un discours fort identique à celui que nous tient d’ailleurs le géophysicien japonais déjà cité, M. Akasofu, lequel demande aux futurologues écologistes catastrophistes de réintroduire dans leurs analyses les enseignements tirés de l’étude du climat à travers les âges géologiques, cela sur la très, très longue durée. Âges géologiques durant lesquels les alternances de réchauffement et de refroidissement ont été la règle.

« Aucun homme ne peut », fait observer avec raison Wolfgang Thüne « entraver la température et aucun homme ne peut apporter de l’énergie pour mettre en mouvement, en marche, un cycle général produisant la température. Calculons le poids de l’atmosphère : sur 1 cm² exercez une pression de 1kg d’atmosphère. Et la terre a une superficie de 510 000 000 km². Et combien de cm² a un km² ? De combien d’énergie a-t-on besoin pour accélérer de forts courants de vent à une vitesse de 300 km/h ou une pluie battante de 100 km/h sur une superficie de 10km4 ? »

Il est intéressant de souligner que c’est à une question d’un site musulman allemand que répond le spécialiste car il y a derrière ces spéculations anthropocentristes ou humanistes dévoyées l’idée démente que l’homme peut être « maître et possesseur de la nature », alors qu’il en est le locataire, le gardien, bref, comme il le dit, que nous n’avons point de prise sur le phénomène naturel irréversible. La soi-disant « futurologie » serait à cet égard une illusion, tout autant que, le rappelle Wolfgang Thüne, les pronostics « intenables » du Club de Rome sur les limites de la croissance en 1972 que les absurdes prédictions suivantes : « Personne ne se souvient que dans une étude scientifique de 1978, l’administration fédérale prévoyait qu’en 1995 la dernière forêt s’éteindrait en Allemagne. L’hystérie crée de l’angoisse et l’angoisse aveugle ». 3

Dans ce même entretien, le scientifique allemand renvoie à l’injonction de son compatriote Emmanuel Kant à oser penser par nous-mêmes, ceci étant une urgence face au tapage et tintamarre médiatique de Copenhague, au pays d’Andersen, l’auteur du conte sur la nudité du roi que nul ne percevait !

Une nouvelle idolâtrie ou une imposture ?

Le docteur Thüne donne l’arrière-plan de ce que nous ne percevons qu’au premier rang des personnages des ballets de Kyoto et de Copenhague. Il demande à son interlocuteur : « Que fait-on dans une société de bien-être, laïque, qui est pratiquement tombée dans le Nihilisme et qui ne croit encore qu’au dieu « Mammon » ? L’argent régit le monde ! Le commerce avec les droits d’émission de CO² peut sans doute mettre en mouvement des courants monétaires, néanmoins les courants aériens demeurent eux intacts. « Les dieux de la température » se tirent de toute corruption active ou passive ! On doit inventer de nouvelles « cages de servitude » comme d’obéissances. Ainsi l’ « Enfer » est-il devenu » la Serre chaude. Il fallait seulement qu’on dise aux hommes de s’asseoir sur un thermostat et qu’ils peuvent régler eux-mêmes la « température de l’Enfer ». Comme régulateur a paru à des gens tout à fait rusés l’« oxyde de carbone » (CO²) qui est libéré à chaque combustion, mais aussi dans la combustion d’aliments dans le corps humain.»

On peut objecter ici que l’affaire n’est pas si simple, et que l’on peut parfaitement distinguer entre les émissions naturelles de CO² existant et celles produites par la combustion ou la transformation des énergies fossiles…

Dr. Thüne : « C’est au contraire tout à fait simple ! Un physicien qui veut découvrir les secrets de la nature, doit avant tout avoir le don de l’observation, pour formuler à partir de ce qu’il a observé et surexaminé expérimentalement des lois générales de la nature. Il doit pouvoir penser analytiquement. Prenons le concept de « réchauffement terrestre » » et la supposition des « experts du climat » que la terre se réchauffe par l’augmentation de « gaz à effets de serre » à la suite d’un « contre-rayonnement » plus élevé. C’est physiquement absurde, illogique et, en principe, très facile à contredire. Tout comme aucune pomme, en raison de la force de gravitation de la terre, ne peut ressauter vers la branche, détachée d’une branche d’où elle est tombée, de même aucun corps, qui émet, conformément à sa température, toujours plus de rayonnement, et cela indépendamment des corps environnants, ne peut s’échauffer avec l’énergie émise par lui. Tout comme chaque corps sur terre doit se chauffer avec dépense d’énergie, ainsi en va-t-il de la terre elle-même.

Si l’on considère que la terre fournit constamment de l’énergie, ordinairement en rayonnement infrarouge, la vie n’est donc possible sur elle que s’il existe une source extérieure d’énergie qui réchauffe constamment la terre. Cette source d’énergie est le soleil. A tout lever de soleil, le sable froid du désert se réchauffe, premièrement pour équilibrer la perte nocturne de chaleur, et secondement pour mettre en place un matelas de chaleur pour la nuit à venir. Ces oscillations extrêmes de température sont une preuve solide que la terre n’est pas une « serre chaude », que l’image est une « escroquerie ». Je ne puis qu’approuver le professeur docteur Hubert Markl, président de la Société Max Planck qui, à l’occasion de l’expo 2000 à Hanovre a reconnu ouvertement : « Mensonge et tromperie sont des composantes intégrales de la recherche ! ». Il n’y a pas d’exagération à ce que je dise , et cela n’a absolument rien à voir avec de la « conjuration », que « le système entier de la serre chaude » est un système mensonger. Celui qui comprend le savoir comme une puissance sait comment l’on peut produire avec l’ignorance de l’impuissance ».

P. Dortiguier & JM Vernochet – 30 Décembre 2009

Notes :

1 – Poème à Monseigneur l’évêque de Soissons, Le XVIIème siècle, par P. Clarac et A. Simon, Eugène Belin, 1956, p.307

2 – A mutual fund or other investment vehicle that will only invest in companies that are deemed socially conscious in their business dealings or directly promote environmental responsibility. A green fund can come in the form of a focused investment vehicle for companies engaged in environmentally supportive businesses, such as alternative energy, green transport, water and waste management, and sustainable living.

3 – La Fontaine, Poème sur le Siècle de Louis le Grand

4 – Entretien, 27 mai 2007

lundi, décembre 14 2009

Copenhague : Le “crédit carbone” nouvel Eldorado des marchés !

Les mécanismes du « Crédit carbone » (autrement appelé « cap & trade » par les anglophones – à ne pas confondre avec la Taxe carbone qui s’applique aux consommateurs) ouvrent d’ores et déjà d’alléchantes perspectives.

Il s’agit d’un mécanisme lié à l’attribution de quotas de CO2, autrement dit d’un « droit à polluer » par lequel les entreprises qui n’épuiseront pas leur quote-part, seront autorisées à les vendre. Ces crédits carbone représenteraient aujourd’hui en Europe, 90 milliards d’euros en transactions. Ce commerce totalement immatériel (de simples jeux d’écriture) donne lieu dès à présent à des fraudes massives : la TVA, à laquelle les transactions carbones sont assujetties, est récupérée (sans avoir été payée), en bout de chaîne par le bénéficiaire de la dernière transaction, ceci via de multiples sociétés écran dispersées à travers l’Europe. Un nouveau secteur commercial et une nouvelle “niche” fiscale sont donc nés pour une « denrée » fictive… une pure construction de l’esprit toujours fécond des faiseurs de marchés. Le sommet de Copenhague devrait, en toute logique, ouvrir la voie à une mondialisation de ce marché si juteux pour des droits d’émission dont la valeur se chiffre potentiellement en milliards de milliards d’euros.

JMV



La fraude aux crédits carbone, un business juteux !

C’est Europol 1, l’office Européen de police, qui le dit dans un article publié 2 il y a deux jours. Le titre est éloquent : « Carbon Credit fraud causes more than 5 billion euros damage for European Taxpayer ».Soit, en français : « La fraude au Crédit Carbone coûte plus de 5 milliards d’euros au contribuable européen »

Le fait qui a mis la puce à l’oreille de l’Europol est une soudaine explosion, fin 2008/début 2009, des volumes échangés sur plusieurs bourses aux crédits carbone de l’Union Européenne. (...) C’est un mécanisme de « Cap and Trade » qui est le principal sujet qui fâche de la loi sur le climat qui est en suspend au Sénat Américain après avoir été votée de justesse à la chambre des représentants.

Voici le graphique , qui explique le mécanisme – en fait une gigantesque fraude (carrousel) à la TVA, basée sur les droits d’émission.

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(...) Une des choses commodes, avec les droits d’émission, est qu’ils sont, d’un bout à l’autre de la chaîne, complètement immatériels. Ce sont uniquement des jeux d’écriture, du vent (...) On a créé un « marché » pour quelque chose qui n’existe pas. (...) Ce marché, que nous allons, vous et moi, financer de notre poche, sera évidemment un eldorado particulièrement juteux pour le crime organisé mondial.

Source : http://www.lepost.fr/article/2009/12/11/1835732_la-fraude-au-credits-carbone-un-business-juteux.html

mardi, décembre 8 2009

A l’heure du sommet de Copenhague sur le « changement climatique », quelques réflexions…

Réchauffement climatique et “gouvernance” mondiale

Comme le spectre du terrorisme, le défi du changement climatique (bien réel à mes yeux) commence petit à petit à être utilisé d’abord pour justifier, puis après coup, pour imposer une « gouvernance mondiale » qui sera assortie au fil du temps de normes sociétales de plus en plus strictes et contraignantes.

Déjà, sous couvert d’un hygiénisme contestable il est quasiment interdit de fumer, bientôt il sera tout à fait interdit de boire ne serait-ce qu’un verre de vin avant de conduire (notons au passage que les drogues sociales comme les neuroleptiques dont les français font grande consommation, ne sont pas elles dans la ligne de mire). Nul apparemment ne voit clairement ce que signifie une intrusion outrancière de l’État dans nos vies privées et la perte subséquente de nos libertés personnelles intimement liées à l’exercice de notre libre-arbitre, autrement dit à la plénitude de notre responsabilité individuelle.

La lutte conte le terrorisme nous a conduit depuis quelques années à accepter peu à peu des normes de contrôle social et sécuritaires de plus en plus contraignantes. Craignons maintenant en parallèle un « éco-fascisme » qui sous couvert de relever des défis, hélas trop présents, nous assujettira étroitement au joug d’un pouvoir global, normatif, anonyme, diffus et finalement, totalitaire.

Ajoutons qu’il est finalement grand temps de remettre de l’ordre dans nos affaires, en veillant cependant à ce que les causes les plus nobles ou les plus vitales ne se trouvent pas dévoyées au profit de l’esprit de conquête et d’une sourde volonté d’asservissement des hommes et nations.

JM Vernochet

Traduction d’un texte de Vaclav Klaus, président de la republique tchèque, publié dans le Financial Times en juin 2007.



Nous vivons une époque étrange. Un hiver exceptionnellement doux est assez – en oubliant que, pendant tout le 20ème siècle, la température globale n’a augmenté que de 0.6 pour cent – pour que les défenseurs de l’environnement et leur disciples suggèrent des mesures radicales et immédiates concernant le climat.

L’an dernier, le film soi-disant « documentaire » de Al Gore a été projeté dans les cinémas du monde entier; en Angleterre, le rapport Stern (plus ou moins inspiré par Tony Blair) a été publié; le quatrième rapport du Panel Intergouvernemental des Nations Unies à propos du changement climatique a été rédigé, et le sommet du G8 a annoncé des volontés d’action à propos du climat.

Les gens rationnels et ceux qui aiment la liberté doivent répondre. La dictature du politiquement correct est stricte, et une seule vérité acceptable nous est imposée; ce n’est pas la première fois dans l’histoire de l’humanité.

Tout le reste est dénoncé.

L’écrivain Michael Chrichton l’a dit clairement : « Le plus grand défi auquel l’humanité ait à faire face est le défi de distinguer la réalité de l’imagination, la vérité de la propagande« . Je ressens la même chose, parce que l’hystérie du réchauffement climatique global est devenu un exemple évident d’un problème de choix entre la vérité et la propagande. Il faut du courage pour s’opposer à la vérité « établie », bien qu’un très grand nombre de gens – y compris des scientifiques de très haut niveau – voient la question sous un angle complètement différent.

Ils protestent contre l’arrogance de ceux qui défendent l’hypothèse du réchauffement global et la mettent en relation avec les activités humaines.

J’ai passé l’essentiel de ma vie sous le joug du communisme ; je me sens obligé de dire que je vois la plus grande menace à la liberté, à la démocratie, à l’économie de marché et à la prospérité venir maintenant de la défense ambitieuse de l’environnement, et non plus cette fois du communisme.

Cette idéologie veut remplacer l’évolution libre et spontanée de l’humanité par une sorte de planification centrale (et maintenant globale). Les défenseurs de l’environnement demandent des actions politiques immédiates parce qu’ils ne croient pas en l’impact positif, à long terme, de la croissance économique. Ils ignorent les progrès technologiques que les générations futures réaliseront, et peut-être à très court terme,... ainsi que le fait bien établi, selon lequel plus une société est riche, meilleure est la qualité de l’environnement.

Ce sont des Malthusiens pessimistes. Les scientifiques devraient nous aider et prendre en considération les effets politiques de leurs opinions scientifiques. Ils ont l’obligation de rendre publics leurs choix politiques et leurs jugements de valeur, et d’expliquer en quoi ces choix affectent leurs interprétations des faits scientifiques.

Cela a-t-il un sens, de parler de réchauffement de la Terre, quand nous le regardons dans le contexte de son évolution sur des centaines de millions d’années ? Tous les enfants, à l’école, apprennent qu’il y a eu des variations de température; ils ont entendu parler des âges glaciaires et des climats plus tempérés du Moyen Age. Nous tous avons remarqué, pendant nos vies, des changements de température (dans les deux sens).

Du fait des progrès des technologies, de la production de richesses, de la rationalité des institutions et de la capacité des pays à s’organiser, l’adaptabilité des sociétés humaines s’est considérablement accrue. Elle continuera à s’accroître et résoudra toutes les conséquences potentielles de changements climatiques modérés.

Je suis d’accord avec le Professeur Richard Lindzen, du Massachussetts Institute of Technology, lorsqu’il dit : »les générations futures se demanderont avec une stupéfaction amusée pourquoi, au débutdu 21ème siècle, le monde développé s’est plongé dans une panique hystérique à propos d’une augmentation globale moyenne de température de quelques dixièmes de degré, et, sur la base d’exagérations grossières, de projections informatiques hautement incertaines, combinées en déductions improbables, il s’est trouvé en face d’un recul de l’âge industriel ».

Ce qui est en cause à propos du réchauffement global concerne davantage les sciences sociales que les sciences naturelles et davantage l’homme et sa liberté que quelques dixièmes de degré Celsius dans une température globale moyenne.

En tant que témoin dans le débat mondial d’aujourd’hui, à propos du climat, je suggère ce qui suit :

-Les changements climatiques modérés ne demandent pas de mesures restrictives à long terme;

- Toute suppression de la liberté et de la démocratie doit être évitée;

- Au lieu d’imposer l’organisation aux gens par autorité, laissons les vivre comme ils l’entendent;

- N’acceptons pas la politisation de la science et n’acceptons pas le terme « consensus scientifique », qui provient toujours d’une majorité bruyante et non d’une minorité silencieuse;

- Au lieu de parler de l’ « environnement », faisons attention à notre conduite personnelle;

- Soyons humbles mais confiants dans l’évolution spontanée des sociétés humaines. Faisons confiance à sa rationalité et n’essayons pas de la ralentir ou de l’orienter dans une direction particulière;

- N’ayons pas peur des prévisions catastrophiques et ne les utilisons pas pour défendre et promouvoir des interventions irrationnelles dans des vies humaines.

Traduction : Bernard Beauzamy

Source : http://www.ft.com/cms/s/9deb730a-19ca-11dc-99c5-000b5df10621.html

lundi, juin 16 2008

Al Gore au Pays des Mensonges

Global_20cooling_20Al_20Gore.jpg Le Giec, organe de propagande onusien

Fin 2007, Albert Arnold Gore Junior et le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec ou IPCC pour les anglophones) reçoivent conjointement le prix Nobel de la Paix « pour leurs efforts visant à renforcer et propager la prise de conscience des changements climatiques dus à l’homme… ». L’attribution de ce prix entérine ainsi un postulat qui ne fait pas consensus parmi la communauté scientifique bien que l’on nous assène le contraire, et envoie un signal fort à l’ensemble de la communauté internationale par sa portée symbolique et médiatique. Le débat qui oppose les tenants de la thèse du Giec aux scientifiques sceptiques quant au réchauffement climatique dû à l’activité humaine est pourtant loin d’être clos.

Le Giec est un organisme qui a été créé en 1988, à la demande des gouvernements des pays les plus riches, par le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’Association Mondiale Météorologique, et placé sous la responsabilité de l’ONU. Parce que c’est un organisme gouvernemental, la nomination de ses membres est politique et ne répond pas à des critères strictement scientifiques.

Il « a pour mission d’évaluer (…) les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.(…) Il n’a pas pour mandat d’entreprendre (…) de suivre (…) d’autres paramètres pertinents. ».

Ses attributions sont ainsi clairement établies et strictement fixées dans ses statuts. Depuis, le Giec s’emploie à démontrer l’incidence de l’action humaine sur le climat en négligeant tous les autres facteurs possibles. Il ne fait pas autre chose que remplir la mission qui lui a été attribuée dès sa création. Ce faisant, il centre rapidement ses recherches sur les conséquences possibles des rejets de gaz carbonique issus des combustibles fossiles sur l’évolution du climat.

Dans son livre « Climat de panique », le chercheur à l’École nationale supérieure des mines de Paris, Yves Lenoir, qui milite dans l’association écologiste, Bulle bleue, traite le Giec de machinerie climatocratique. D’après lui, « cette institution (…) fonctionne comme une technocratie au sens classique du terme. C’est-à-dire qu’elle génère sa propre légitimité, invente un discours qui lui donne raison (…) Le tout sans aucun contrôle démocratique. (…) le Giec, comme la plupart des institutions onusiennes, bâtit des projets scientifiques à long terme destinés d’abord à lever des fonds. »

Cet organisme regroupe près de 2000 membres, des experts en économie, sociologie, biologie, botanique, etc, étudiant chacun dans son domaine les conséquences d’un changement climatique, mais aussi des bureaucrates, des conseillers, des membres de l’ONU. William Schlesinger, membre éminent du Giec, en réponse à une question lors d’un débat, a reconnu que seulement « environ 20% (des membres du Giec) ont quelque chose à voir avec le climat ».

A partir de ces travaux dans les domaines les plus variés, des informaticiens s‘appliquent à établir des modèles théoriques en intégrant de nombreux paramètres très sophistiqués. Pour ce faire, ils prennent en compte un ensemble de facteurs qui comportent de grandes variabilités, tels que des données démographiques, de fécondité, économiques. Et ces modèles se complexifient en se couplant avec d’autres modèles eux-mêmes entachés d’incertitudes (modèles glaciologiques, modèles de cycle du carbone, modèles régionaux, etc.).

Compte tenu de la complexité de la science du climat et du grand nombre d’inconnus qu’elle comporte, il est clair pour de nombreux scientifiques rigoureux que le résultat d’un tel exercice ne peut être qu’hasardeux. Cette méthode aboutit à des projections ou encore à des scénarios et non à des prévisions.

Le climatologue américain, Richard Lindzen, professeur au Massachusetts Institute of Technology, estime que les prévisions émises par le Giec comportent une marge d’erreur de 400%. Le climatologue américain Gavin Schmidt, cofondateur du blog realclimate.org, estime pour sa part, la marge d’erreur du Giec à 60%. Quoiqu’il en soit, les spécialistes jugent que les modèles établis sont très imprécis et ne peuvent être présentés comme des certitudes.

Les climatologues, seuls véritables spécialistes, ne sont qu’entre 50 et 100 parmi les scientifiques que compte le Giec. Et certains des plus grands noms qui s’y trouvaient ont quitté l’organisme au cours des années, invoquant que le processus était poussé par des objectifs préconçus. Même le vice-président du Giec, Yury Izrael, affirmait en 2003 que : « Toutes les preuves scientifiques semblent soutenir la même conclusion générale, celle que le protocole de Kyoto est cher, inefficace et basé sur de la mauvaise science » et en 2005 : « Il n’y a pas de lien prouvé entre l’activité humaine et le réchauffement climatique » mettant en garde les gouvernements qui seraient tentés de prendre certaines mesures d’ordre politique qui se révèleraient inappropriées. L’hypothèse du réchauffement anthropogénique ne fait donc pas l’unanimité au sein même du Giec. Le rapport scientifique qu’il émet est d’ailleurs en général plus mesuré dans le catastrophisme que le rapport de synthèse à l’usage des décideurs politiques qui est celui qui inspire les médias.

De nombreux scientifiques se sont groupés pour s’opposer au rouleau compresseur de l’organisme onusien qu’ils jugent partisan. L’imposture est, selon eux, de présenter le réchauffement du climat comme inéluctable et sa prétendue cause comme une vérité scientifiquement établie. Ils regrettent le manque de transparence des données qui servent à faire les modèles et le dogmatisme ambiant peu propice au débat.

Aux Etats-Unis, l’ancien président de la National Academy of Sciences, Frederick Seitz, a lancé une pétition signée par plus de 17000 scientifiques, dont 2660 physiciens, géophysiciens, climatologues, météorologues et océanographes, des plus grandes universités du monde, remettant en question la thèse du Giec. Malgré tout ce qui précède, le Giec est considéré comme la référence en matière de climatologie et monopolise la tribune médiatique sur le sujet.

Al Gore, le messie des écologistes

Al Gore a été récompensé à travers ce prix Nobel, pour sa participation active à un documentaire alarmiste « Une vérité qui dérange » sur le réchauffement climatique et dans lequel il joue son propre rôle. Ce film a été couronné par deux Oscars à Hollywood. Al Gore s’est fait, depuis son effacement aux présidentielles devant Bush, le plus fervent prosélyte du dogme « CO2 gaz polluant » et enjoint le monde à l’auto restriction et à une consommation plus écologique. En 1992 déjà, Al Gore avait présidé à Rio de Janeiro la délégation américaine qui participait à la Conférence mondiale sur l’Environnement. Il venait de publier « Earth in balance : ecology and human spirit », ouvrage dans lequel il proposait : « un plan Marshall qui se chargerait à l’échelle mondiale d’une redistribution globale des moyens industriels et d’un contrôle drastique des naissances ». Al Gore, adepte de Malthus, a tout de même quatre enfants !

Quelqu’un a a dit que la façon la plus simple de faire de l’argent était de lancer sa propre religion. Al Gore suit le conseil apparemment. Il a quitté la vice-présidence en 2000 avec un actif déclaré de deux millions de dollars, une maison en Virginie et la ferme familiale du Tennessee. Il a depuis amassé 35 millions de dollars à investir à travers le fond Capricorne Investment Group, dont le fondateur Jeffrey Skoll, ancien président d’eBay, est également producteur exécutif du documentaire qui attise l’hystérie climatique. Ce fond investit bien sûr dans des fabricants de produits étiquetés « respectueux de l’environnement ».

Son film et sa version écrite, les tournées de conférences, les militants formés aux présentations PowerPoint, la série de concerts Live Earth, l’activisme effréné de l’ex-vice président des Etats-Unis (plus de 1000 interventions publiques) ont représenté une des campagnes de propagande les plus abouties de ces dernières années. Après son début en 2006 aux Etats-Unis, ce film a été distribué dans 35 pays et a été introduit dans les écoles et les églises. Ce documentaire est pourtant argumenté à l’aide d’extrapolations douteuses. En 2007, il a fait l’objet d’un jugement de la justice britannique saisie par le directeur d’un lycée du Kent qui contestait la diffusion du film dans le cadre scolaire, l’accusant de faire du lavage de cerveau. Le tribunal a répertorié une dizaine d’affirmations erronées dans le documentaire mais a autorisé, malgré celles-ci, la présentation du film dans les écoles, accompagnée du conseil aux enseignants de mettre en évidence que le film est une œuvre politique qui ne montre qu’un seul point de vue.

Al Gore enjoint sans relâche les Etats-Unis à se fixer pour but de diminuer considérablement la consommation d’énergies fossiles au prix d’un accroissement massif des énergies renouvelables. Lors d’une tournée en octobre 2006, Gore avait même appelé à soumettre les foyers domestiques au même type de système de quotas d’émission que celui mis en place pour les entreprises, un système qu’il a baptisé « Association des hypothèques neutres sur le carbone ».

Dans une de ces récentes déclarations fracassantes, il a qualifié « d’impératif moral » l’adoption par le Congrès d’une loi sur l’énergie. Pourtant, dans son film, on le voit voyager en avion en classe affaire ou se déplacer en 4X4, les deux produisant beaucoup trop de gaz carbonique selon ses propres critères. Et d’après le Centre de recherche politique du Tennessee, la propriété du zélote de l’environnement consommerait plus d’électricité en un mois qu’un foyer américain en un an. A cette critique il fut répondu qu’il compensait en achetant des swaps sur le carbone …ce sont des droits à polluer. Impératif moral, a-t-il dit ?

Il y a une chose qui n’est pas précisé dans le film mais qui donne un éclairage à l’engagement d’Al Gore : il possède avec son associé David Blood, un fond d’investissement, le « Generation Investment Management GIM » dont la spécialité est de spéculer sur les marchés de droits d’émission de carbone. Le GIM a donc été spécifiquement établi pour profiter financièrement de nouvelles technologies et solutions combattants le réchauffement climatique. Le film d’endoctrinement d’ « Al Carbone » va donc dans le sens de ses intérêts financiers personnels. Il met de la sorte en application la thèse qu’il défend selon laquelle « les mécanismes de l’économie de marché étaient les mieux à même de résoudre les questions environnementales ». Plus surprenant encore, l’activiste pourfendeur des combustibles fossiles est vice-président d’une grosse société qui manufacture, entre autres, des tuyaux et raccords pour les conduites de pétrole et de gaz, la société ACIPCO (Iron Pipe Company American Cast).

Le GIM a conclu un partenariat avec Kleiner Perkins Caulfield & Byers,(KPCB) une société de capital-risque pour trouver, financer et accélérer les entreprises « vertes ». Al Gore gagne de l’argent en faisant la promotion des investissements qui portent l’imprimatur KPCB. Mais KPCB n’investit pas seulement dans les industries « vertes ». Dans son porte-feuillle, on trouve GreatPoint Energy, Terralliance Technology ainsi que GloriOil, des sociétés liées à l’exploitation du pétrole. Il semble que Al Gore, l’homme qui déteste les énergies fossiles, ne soit pas trop regardant sur les investissements de son partenaire.

Dans un discours, l’ancien Vice Président a exhorté la nation « à s’engager dans la production de 100% de notre électricité à partir d’énergie renouvelable et véritablement propre exempte de sources de carbone en moins de 10 ans. » Gore a reconnu que la réalisation de son objectif ambitieux sera difficile : « Pour être sûr d’atteindre l’objectif de 100% d’ électricité renouvelable et véritablement propre dans 10 ans, il nous faut surmonter de nombreux obstacles. » Ironiquement, l’un des nombreux obstacles n’est autre que Gore lui-même qui continue d’avoir un intérêt financier dans les combustibles fossiles tout en travaillant à mettre fin à la dépendance des états-uniens et du monde envers le pétrole.

Lehmann Brothers était la banque du GIM et a publié un long rapport « The Business of Climate Change » qui prévoyait l’évolution du climat d’ici à 2100 et faisait des projections des conséquences économiques et financières de ce changement plusieurs décennies dans le futur. Il montrait les profits élevés attendus grâce aux subventions publiques considérables engendrées par le système du Protocole de Kyoto. Ce document a eu un grand écho parmi les leaders politiques, dans les mass media et, les Verts l’ont utilisé comme preuve du bien-fondé de leurs positions. Ses sources et références ont été reprises dans le quatrième rapport d’évaluation du Giec en 2007.

Le consultant scientifique de Lehmann Brothers était James Hansen, directeur à la NASA de l’Institut Goddard pour les Études Spatiales et père de la théorie de l’effet de serre. Il était aussi président du conseil d’administration de l’Alliance pour la Protection du Climat dont le directeur général est Théodore Roosevelt, figurant lui-même comme Managing Director de Lehmann Brothers et président du Pew Center for Global Climate Change. Il n’est donc pas surprenant que depuis quelques années, Lehmann Brothers ait considérablement investi dans le business du Carbon Trading. Lehmann Brothers qui se targuait de prévoir le temps dans 100 ans n’avait cependant pas prévu sa faillite récente.

En Amérique, il existe un seul marché d’échange des émissions de carbone, le Chicago Climate Exchange (CCX). Le GIM d’Al Gore en est un important et opportuniste actionnaire. Au conseil de ce CCX siège Maurice Strong. Il est connu comme un important leader environnementaliste, d’origine canadienne. Il a été directeur de la Fondation du Forum Économique Mondial, qui est à l’origine des Sommets de la Terre, d’où vient la théorie du réchauffement climatique d’origine anthropique et également le premier directeur exécutif du PNUE qui donnera naissance au Giec, ainsi que vice-président du World Wide Fund for Nature (WWF). M. Strong a dirigé la mise en place des protocoles de Rio de Janeiro et de Kyoto. Il a dit en public : « Il est possible que nous en arrivions au point où, pour sauver le monde, la solution sera l’effondrement de la civilisation industrielle ».

Paradoxalement, ce chantre de l’environnement et partisan du développement durable a commencé sa carrière dans le milieu du pétrole. A 25 ans, il est déjà vice-président de Dome Petroleum, une société canadienne. Ancien baron pétrolier, il est encore en rapports directs avec Petro-Canada, société pétrolière nationale dont il fut le premier président en 1976. Maurice Strong a maintenant rejoint le Asian Power Group qui investit dans des projets de centrales électriques au charbon en Chine.

Al Gore qui s’est opposé, devant les sénateurs américains, à la construction de toute nouvelle centrale thermique au charbon aux USA, n’est manifestement pas contre le fait que son associé le fasse en Chine. A ce stade, il est utile de rappeler le parcours de notre Prix Nobel de la Paix. Gore Vidal, romancier célèbre et cousin d’Al, raconte que le sénateur Albert Arnold Gore Premier, a été le principal bénéficiaire en son temps de l’appui du magnat du pétrole, Armand Hammer, propriétaire de la Occidental Petroleum Corporation (Oxy), en échange de faveurs politiques et diplomatiques. Cette société fut à l’origine d’un scandale en déversant des milliers de litres de produits toxiques à proximité d’une zone résidentielle de New-York, Love Canal, et causant des anomalies congénitales, des fausses couches et une forte incidence du cancer parmi ses habitants. Oxy est toujours restée liée à son important actionnaire, le trust familial Gore. Al Gore a reconnu avoir détenu jusqu’à 500 000 dollars d’actions de Occidental Petroleum.

Et Oxy canalisa des centaines de milliers de dollars pour la seconde campagne de Clinton/Gore, en échange de quoi, Al Gore facilita à Oxy l’acquisition de droits de forage dans la Elk Hills National Petroleum Reserve, en Californie, propriété de l’état fédéral gérée par la Marine. L’évaluation commandée par le Département de l’énergie qui devait avaliser la vente, a été menée par un directeur de campagne d’Al Gore, Tony Cohelo qui siégeait au conseil de la compagnie privée chargée de cette étude d’impact sur l’environnement.

L’acquisition des 47000 acres de Elk Hills tripla les réserves de pétrole de Oxy aux USA. Elk Hills faisait partie des terres traditionnelles de la tribu Kitanemuk et il ne fallut pas plus de cinq ans à Oxy pour raser toute trace des sites archéologiques et cimetières indiens de cette région.

Lors de la campagne de 2000 d’Al Gore, les écologistes protestaient contre ses liens avec Oxy. Cette fois, il s’agissait du plan de forage de l’entreprise en Colombie près du terrain sacré de la tribu U’wa. Pendant la vice présidence d’Al Gore, Oxy qui avait dépensé des millions en aide militaire à la Colombie pour protéger ses pipelines des rebelles armés, était poursuivie car des avions de la compagnie avaient été utilisés par l’armée colombienne pour une opération qui avait fait 18 morts parmi les paysans U’wa. En dernier ressort, les 5000 membres de la tribu menacés par les forages menacèrent de se suicider collectivement. Mais Gore refusa de rencontrer le représentant de la tribu venu plaider leur cause à Washington. Finalement, en 2002, après une longue bataille, Oxy se retira mais cela ne fut pas le fait d’Al Gore.

Enfin, le Wall Street Journal révélait il y a quelques années que la propriété de Gore, Carthage dans le Tennessee, était située sur une mine de zinc, que son concessionnaire, Pasminco Zinc, versait à la famille Gore de conséquentes royalties et que l’Etat du Tennessee se préoccupait des quantités de baryum, de fer et de zinc déversées dans la Caney Fork River par la mine.

Ainsi, il n’y a pas que Bush qui ait eu un parcours catastrophique du point de vue de l’environnement. Et tout comme Bush, près de 30 compagnies gazières et pétrolières – de BP Amoco à Enron, en passant par Exxon et Chevron – ont contribué à la campagne électorale de Gore, ce qui ne l’empêchait pas de défendre un programme « écolo-gauchiste». Enfin, quand Bill Clinton et Al Gore étaient à la Maison-Blanche, ils ont réussi à conclure l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), traité qui définit les réglementations sur l’environnement comme des « distorsions de marché » illégales relevant des tribunaux. Des détails qui font désordre.

Alors, la question n’est pas seulement de l’hypocrisie de ces personnages mais aussi de leur crédibilité. Gore, Strong, sont-ils des repentis ? Ont-ils eu la révélation tardive de la nécessité de préserver l’écosystème de la planète après une longue carrière éloignée de ce genre de préoccupations ?

Que conclure sinon que le véritable enjeu qui se cache derrière le discours « environnementaliste » de certaines personnes est le juteux marché des droits d’émission du carbone ainsi que celui des technologies dites vertes ?

Ce laïus pseudo-scientifique semble bien être une intoxication promue par l’ancien vice-président américain et ses complices en vue de créer et de bénéficier d’une nouvelle bulle financière basée sur la spéculation du marché global sur le carbone et sur celui des énergies renouvelables. Ces éco-terroristes manipulent les opinions et font un battage médiatique intensif pour orienter les décisions politiques à l’échelle mondiale de façon à alimenter leur compte bancaire.

Al Carbone et son ami Obama

Les acteurs de ces marchés se mettent désormais en place à Washington pour étiqueter officiellement le CO2 comme un gaz polluant. Ainsi, l’agence américaine de protection de l’Environnement a déclaré récemment les gaz à effets de serre, principalement le gaz carbonique, dangereux pour la santé publique. La promulgation des lois qui taxeront les citoyens pour leurs émanations de carbone suivra à n’en pas douter.

Cette décision marque une évolution importante des États-Unis sur la question climatique, laquelle avait été initiée sous la présidence Clinton. Elle signale l’intention des autorités de prendre des mesures réglementaires pour limiter les émissions de carbone.

Obama a déclaré pendant sa campagne : « Notre avenir sur cette planète dépend de notre volonté de relever le défi posé par la pollution carbone. » Marquant ce changement de politique à Washington, dans son premier discours public après son entrée en fonctions, à un sommet avec les dirigeants de l’Union européenne, il dit : « Ensemble, nous devons faire face au changement climatique dans le monde en mettant fin à la dépendance sur les combustibles fossiles par l’exploration de sources d’énergie comme le vent et le soleil, et le lancement d’un appel à toutes les nations pour qu’elles jouent leur rôle. »

Et « Avec la nomination d’un émissaire spécial », a dit Mme Clinton, « nous transmettons au monde un message sans équivoque, à savoir que les États-Unis relèveront le défi du réchauffement planétaire et s’attaqueront au problème connexe des énergies propres de manière dynamique, ciblé, stratégique et sérieuse ». Obama s’est ainsi engagé à relancer l’économie américaine avec une croissance massive de l’infrastructure en énergies renouvelables. Sous la pression de son administration, le réchauffement climatique est maintenant une priorité absolue au Congrès américain et l’administration s’active en vue de parvenir à un texte de loi sur l’énergie propre avant la fin de l’année pour la conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague. Al Gore sera entendu au Congrès dans le cadre de ce dossier. Pour lui, les États-Unis doivent « restaurer leur crédibilité et arriver à Copenhague, en décembre 2009, avec une autorité renouvelée pour conduire le monde dans l’élaboration d’un traité juste et efficace. Ce traité doit être négocié cette année. Pas l’année prochaine. Cette année ».

Il s’est dit très encouragé par la politique environnementale de Barack Obama qui pourrait, selon lui, refaire des « Etats-Unis un des leaders dans le combat contre la crise climatique Nous avons tout ce dont nous avons besoin pour nous pencher sur cette question » a déclaré le prix Nobel de la Paix « sauf peut-être de volonté politique. Mais ça, c’est une ressource renouvelable ».

Le présomptueux projet de cette nouvelle administration prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020 par rapport à 2005, puis de 42% en 2030 et de 83% en 2050. la nouvelle administration plaide pour la création d’un marché fédéral de quotas d’émissions de gaz à effet de serre, dit « cap and trade ». Obama a créé un poste de ministre de l’énergie et l’a confié à Carol Browner, protégée d’Al Gore, qui a dirigé l’Agence de la protection de l’environnement sous la présidence Clinton. Nombre de mesures présentées ont une envergure mondiale : outre la relance du leadership technologique américain, elles prévoient le conditionnement des transferts technologiques Nord/Sud à la signature d’un accord international par les bénéficiaires et la création d’un fonds pour l’adaptation au changement climatique.

Conclusion

La diabolisation actuelle des énergies fossiles, tenues pour responsables d’un réchauffement climatique, lequel est matraqué comme irréversible et catastrophique, est de nature à favoriser les conflits. Des milliards d’humains ont un besoin vital d’énergie abondante et peu chère pour atteindre une qualité de vie minimale que les occidentaux connaissent depuis longtemps. L’environnementalisme tel qu’il est propagé aujourd’hui conduit au sacrifice de populations. Le Dr Patrick Moore, un co-fondateur de Greenpeace qui répudia totalement le mouvement par la suite dit : « Le mouvement environnemental est devenu la plus puissante force qui existe pour empêcher l’essor des pays en voie de développement. (…) Je pense qu’il est légitime que je les qualifie d’anti-humains ».

L’idéologie ainsi diffusée selon laquelle il faudrait réduire les niveaux d’activité économique et de population humaine afin de baisser le taux de dioxyde de carbone dans l’air, est une campagne néfaste pour le Nord aussi bien que pour le Sud car elle prône la démolition des économies modernes et le maintien dans le sous-développement d’une grande partie du monde. Comment des écologistes peuvent-ils cautionner une telle idée ?

Cette propagande, il n’y a pas d’autre mot car elle ne laisse pas la place à ses contradicteurs, ne vise manifestement qu’à manipuler les populations qui, rendues inquiètes et coupables, se laisseront imposer des taxes et réglementations coercitives. L’argent public sera gaspillé dans des politiques coûteuses qui feront prospérer artificiellement les industries et les marchés de certains pays tout en bridant ceux des autres, cette politique de contrôle de l’activité industrielle et économique, imposée par les pays riches aux nations émergentes, ne visant qu’à les empêcher de se poser jamais en concurrentes des multinationales occidentales.

Certes, on ne fera jamais assez de sensibilisation aux effets des activités de l’homme sur son environnement, à commencer par les rejets sauvages des activités industrielles, l’agriculture et l’élevage intensifs qui polluent les sols et l’eau, la déforestation, la diminution de la biodiversité, la surexploitation des mers… Mais cette carbo-phobie occulte les vrais problèmes (dioxines, OGM, PCB, métaux lourds, nitrates, insectides, fongicides…) généré par les multinationales de l’agrochimie, qui font d’énormes profits et auxquels les politiciens n’osent pas s’attaquer sauf par de vagues déclarations d’intentions démagogiques. Bref, les urgences ne manquent pas en environnement et le faux problème du gaz carbonique détourne les regards des vrais sujets écologiques.

Et sous le prétexte noble et séduisant de sauver la planète, des dépenses et des contraintes seront engagées au nom d’une croisade anti-réchauffiste aux résultats infinitésimaux. Les écologistes sincères qui collaborent naïvement à cette idéologie d’inspiration néo-malthusienne luttent contre des moulins à vent en se lançant dans la traque monomaniaque d’un gaz naturel émis à plus de 99% par l’environnement lui-même et qui lui est profitable.

Les populations du globe vivent déjà au sein de tout un éventail de climat et s’y acclimatent fort bien. Si un réchauffement ou refroidissement climatique vraiment conséquent se produit un jour, il sera le fait de phénomènes naturels puissants et l’homme devra s’y adapter.